Alan Jenkins
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Alan Jenkins est un ingénieur britannique (né en 1947) spécialisé dans les châssis.
Biographie
Diplômé en ingénierie industrielle, il effectue plusieurs petits contrats avant de se tourner vers la F1 quand il rejoint, en 1978, la petite équipe d'Hector Rebaque qui aligne une Lotus 78 (il marque un point en Allemagne). Le pilote mexicain est un des derniers gentleman-driver de la discipline et l'un des tout derniers à aligner ses propres voitures (il construira même des Rebaque).
En 1979, il rejoint Ron Dennis et son Project 4 de F2. L'année suivante, Project 4 prend les rênes de McLaren et Jenkins y embauche un designer du nom de John Barnard.
Pendant plusieurs saisons, Jenkins est l'ingénieur de piste de John Watson avec lequel il remporte plusieurs GP (dont le mémorable Grand Prix des Etats-Unis Ouest 1983, où le pilote britannique partait de la 22ème position sur la grille - record en la matière toujours valable). En 1984, il travaille avec Alain Prost. Le Français perd le titre de 0,5 point face à son coéquipier Niki Lauda (qui travaille avec Tim Wright).
En 1985, il accepte l'offre de Roger Penske de participer à l'aventure Indy. Il remporte les 500 Miles d'Indianapolis dès sa première tentative. Sa March/Penske est alors pilotée par Danny Sullivan. Il passe le reste de l'année à travailler dans l'antenne anglaise de Penske.
Il dessine ensuite des Penske PC15 et PC16 très sophistiquées mais trop peu performantes. Il est remercié à la mi-saison 1987.
Il rejoint en 1989, le team Onyx F1. En juillet, au Castellet, Stefan Johansson rapporte son premier point à a petite équipe avant de finir 3ème au Portugal. Malheureusement, le Belge Jean-Pierre van Rossem, excentrique nouveau propriétaire d'Onyx, via Moneytron, vend l'écurie au financier suisse Peter Monteverdi qui ne fera qu'empirer les choses.
Jenkins trouve refuge chez Footwork en tant que directeur technique. Il est chargé de concevoir la future FA12 à moteur Porsche V12 pour 1991. Le résultat sera une catastrophe (due en grande partie à l'impréparation du projet Porsche). Jenkins reste à la tête du département technique de l'équipe jusqu'en février 1996 (son meilleur résultat sera la 3ème place obtenu par la FA16-Hart obtenue par Gianni Morbidelli au Grand Prix d'Australie 1995).
Il rejoint l'écurie Stewart. Il conçoit les SF01 de 1997 (Rubens Barrichello, 2ème à Monaco), SF02 de 1998 (deux 5ème places de Barrichello, une 6ème pour Jan Magnussen) et SF-3 de 1999 (Barrichello signe la pole en France avant que Johnny Herbert l'emporte au Grand Prix d'Europe sous la pluie). Il sera directeur technique jusqu'à la fin de la saison 1998 (Andy Le Flemming peaufine le projet SF-3) et le rachat de l'équipe par Ford qui la rebaptise Jaguar.
Il décide en juin 1999 de rejoindre Prost pour qui il conçoit l'AP03 de 2000. Jean Alesi et le débutant Nick Heidfeld accumulerons les problèmes. Le meilleur classement d'une AP03 restera la 8ème place de l'Allemand à Monaco. Il est renvoyé par Alain Prost à la mi-saison.
Il s'engage alors dans un projet pour la Coupe Amercia avec Paul Stewart (qui ne verra pas le jour).
Depuis 2002, il est consultant technique pour le constructeur italien Ducati en MotoGP.
