Circuit de Montréal
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Historique
En quittant le Circuit de Mosport après le Grand Prix du Canada 1977, les dirigeants de la Formule 1 ne voulaient pas revenir sur ce circuit, sauf si des travaux majeurs étaient effectués. Après avoir envisagé plusieurs possibilités, c’est le site de l’île artificielle Notre-Dame à Montréal qui fut retenu.
Située à l’embouchure du fleuve Saint-Laurent, cette île avait été édifiée pour l’exposition universelle de 1967. Baptisé inévitablement « Circuit de l’île Notre-Dame », il fut renommé « circuit Gilles Villeneuve » en 1983, après le décès de ce dernier, qui, rappelons-le, fut le premier vainqueur en Formule 1 sur ce circuit en 1978.
Constitué de chicanes et de lignes droites, c’est un circuit de freinage-accélération, où les freins et les boîtes de vitesses sont mises à rude épreuve. Jugé trop étriqué et trop étroit par endroits, il sera non-inscrit au championnat 1987 et transformé pendant ce temps. Lorsque la Formule 1 revient en 1988, les participants découvrent de nouveaux stands à l’autre bout de la piste, dont la longueur a été modifiée. En 1994, une chicane artificielle est installée dans la courbe qui suit les anciens stands, modifiant le développement du circuit, et l’année suivante, la courbe est effacée pour laisser place à une longue ligne droite qui ramène tout le monde à grande vitesse vers la chicane précédant les stands.
La sortie des stands est très périlleuse, et cet endroit provoque généralement de gros carambolages au départ. Bien que cela pourrait coûter un jour sa place dans le calendrier de la Formule 1 au circuit québécois, le spectateur peut être sûr d’assister à un Grand Prix plein de rebondissements.
Depuis 2002, le circuit accueille également une manche du championnat CART.
Longueur :
1978 : 4,670 km
1979 - 1988 : 4,410 km
1989 - 1990 : 4,390 km
1991 - 1995 : 4,430 km
1996 - 2001 : 4,421 km
Depuis 2002 : 4,361 km
Vainqueurs
Formule 1
1978 :
Gilles Villeneuve (Ferrari)
1979 :
Alan Jones (Williams-Ford)
1980 :
Alan Jones (Williams-Ford)
1981 :
Jacques Laffite (Ligier-Matra)
1982 :
Nelson Piquet (Brabham–BMW)
1983 :
René Arnoux (Ferrari)
1984 :
Nelson Piquet (Brabham–BMW)
1985 :
Michele Alboreto (Ferrari)
1986 :
Nigel Mansell (Williams-Honda)
1987 : non couru
1988 :
Ayrton Senna (McLaren-Honda)
1989 :
Thierry Boutsen (Williams-Renault)
1990 :
Ayrton Senna (McLaren-Honda)
1991 :
Nelson Piquet (Benetton-Ford)
1992 :
Gerhard Berger (McLaren-Honda)
1993 :
Alain Prost (Williams-Renault)
1994 :
Michael Schumacher (Benetton-Ford)
1995 :
Jean Alesi (Ferrari)
1996 :
Damon Hill (Williams-Renault)
1997 :
Michael Schumacher (Ferrari)
1998 :
Michael Schumacher (Ferrari)
1999 :
Mika Häkkinen (McLaren-Mercedes)
2000 :
Michael Schumacher (Ferrari)
2001 :
Ralf Schumacher (Williams-BMW)
2002 :
Michael Schumacher (Ferrari)
2003 :
Michael Schumacher (Ferrari)
2004 :
Michael Schumacher (Ferrari)
2005 :
Kimi Räikkönen (McLaren-Mercedes)
2006 :
Fernando Alonso (Renault)
2007 :
Lewis Hamilton (McLaren-Mercedes)
Champ Car
1984 :
Danny Sullivan (Lola-Cosworth)
1985 :
Johnny Rutherford (March-Cosworth)
1986 :
Bobby Rahal (March-Cosworth)
non couru entre 1987 et 2001
2002 :
Dario Franchitti (Lola-Honda)
2003 :
Michel Jourdain Jr. (Lola-Cosworth)
2004 :
Bruno Junqueira (Lola-Cosworth)
2005 :
Oriol Servia (Lola-Cosworth)
2006 :
Sébastien Bourdais (Lola-Cosworth)
Records en F1
Essais : 1'12"275 (Ralf Schumacher, ALL, Williams - BMW, 2004)
Course : 1'13"622 (Rubens Barrichello, BRA, Ferrari, 2004)
Commentaires de pilotes
- Jean Alesi : Une piste très spéciale, notamment pour les freinages, très longs car ils interviennent sur des vitesses élevées, pour des endroits serrés. On regrette une chicane qui dénature l’ensemble. Elle devrait être réaménagée.
Il y a une super ambiance. Les gens sont plus cool qu’ailleurs et ça doit déteindre sur l’ambiance du paddock. La piste est très dure pour les freins et la consommation. Il faut être bien en moteur car il y a beaucoup de relance de seconde en septième. Historiquement, il y a toujours beaucoup de casses mécaniques.
- Olivier Panis : Il n’y a plus la chicane, et ce n’est pas un mal. Comme ce n’est pas un circuit très utilisé, il n’y a pas beaucoup de grip au début. C’est un tracé sympa où les dépassements sont possibles. Il est en revanche assez exigeant pour les moteurs car il y a une longue ligne droite. Mais attention aux freins : les ralentissements violents sont légion.
- Michael Schumacher : J’ai trouvé l’ambiance de Montréal sympathique. J’espère avoir un jour le temps de visiter le Canada. Je sais que c’est une contrée magnifique, dont les paysages sont inoubliables. En ce qui concerne le circuit, il ressemble un peu à un circuit en ville. Il est très dur pour les freins, partout très sollicités, et le moteur a vraiment son importance. Au total, les réglages ne sont pas faciles à déterminer.
- Ralf Schumacher : (...) La sécurité et le revêtement de la piste sont très bons pour un circuit non permanent. Cela dit, le réglage de la voiture est tout sauf facile. On a besoin d'une auto finement équilibrée avec une efficacité aéro et une traction de très haut niveau. Il faut de bons freins et beaucoup de puissance. Montréal est une très belle ville, les gens sont accueillants (...).
- Jacques Villeneuve (le fils) : Un endroit très intéressant pour les réglages car il est unique en son genre. Une très forte proportion de chicanes et d’épingles, avec de longues lignes droites qui exigent de gros freinages. Un des meilleurs tracés pour les dépassements.
Sites Internet
http://grandprix.ca
http://www.radio-canada.ca/sports/formule_un/TourPisteVirtuelPanoramique2001.shtml
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