Damon Hill

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Damon Mark Hill est un pilote de Formule 1 anglais né le 17 Septembre 1960 à Hampsted en Grande-Bretagne.

Sommaire

Biographie

Un nom célèbre

Damon Hill est le fils de Graham Hill, double champion du monde de Formule 1 en 1962 et 1968. Pour autant, s’il a fréquenté tout jeune les paddocks de F1, Damon n’a pas bénéficié de l’appui de son père pour faire ses premiers pas dans la compétition automobile. Tragiquement disparu dans un accident d’avion en 1975, Graham laisse sa femme et son fils Damon, alors adolescent, criblés de dettes. Adolescent difficile, Damon n’a aucune envie de se lancer dans le sport automobile. Ses passions sont ailleurs. Amateur de rock et guitariste émérite, il fonde même un groupe baptisé un temps "Sex, Hitler et les Hormones". Tout un programme !

La route vers la F1

Mais l’atavisme de la course est finalement plus fort que tout. Sur deux roues dans un premier temps, avant que sa mère Betty ne l’oblige à passer sur 4 roues. Arrivé assez tardivement à la compétition, Damon se révèle être un pilote rapide et appliqué. Mais on ne sent pas en lui la fougue et la détermination d’un jeune loup. Formule Ford, Formule 3, Formule 3000, Hill gravit les échelons sans faire preuve d’un brio hors du commun. Régulièrement aux avants poste des pelotons, sans plus. Mais son nom, évocateur de l’époque glorieuse du sport automobile britannique, suffit à lui ouvrir les portes. Il est ainsi recruté en 1992 par l’invincible écurie Williams-Renault en tant que pilote essayeur. Un rôle dans lequel Damon s’épanouit et qui lui vaut les louanges de Patrick Head, son exigeant directeur technique, ainsi que des pilotes titulaires, Nigel Mansell et Riccardo Patrese. Parallèlement, il débute en GP au cours de la saison, au volant d’une Brabham/Judd. L’écurie est au bord du gouffre, et Hill doit se sortir les tripes pour arracher sa première qualification au GP de Grande Bretagne. Il franchit le drapeau à damier en 12ème et dernière position, dans l’anonymat le plus complet. Le circuit est alors envahit par une foule en délire. Ce n’est pas pour lui, mais pour Nigel Mansell, qui triomphe à nouveau au volant de la voiture que lui, Damon, met au point tout le reste de la semaine. Hill se prend à rêver. Et si c’était lui...

Les années Williams

Le rêve prend forme subitement. Coup sur coup, Mansell et Patrese quittent Williams. Alain Prost arrive. Le deuxième volant est très convoité. Ayrton Senna, Mika Häkkinen ou encore Martin Brundle sont sur les rangs. Mais Head tranche finalement en faveur de Damon, qui se voit ainsi récompensé de son opiniâtre travail de l’ombre. Au volant de la meilleure voiture du monde, Hill remporte 3 victoires coup sur coup au coeur de l'été 1993 et s’avère être un redoutable finisseur, sans faire preuve pour autant d’un brio extraordinaire. Qu’importe, Williams remporte le titre des constructeurs ainsi que celui des pilotes avec Prost. Hill a parfaitement rempli sa mission de second pilote. L’année suivante, toujours chez Williams, il s’apprête à endosser à nouveau le costume de lieutenant, aux cotés d'Ayrton Senna cette fois.

Le 1er mai 1994, Senna se tue et laisse l’écurie Williams désemparée par le chagrin, mais aussi par l’absence de leader, Hill n’ayant assurément pas la carrure pour endosser un tel rôle. Damon voit d’ailleurs l’engagement de Mansell (qui court en CART aux États-Unis) à ses cotés comme un véritable désaveu, la preuve que Williams ne compte pas réellement sur lui. Mais paradoxalement, l’arrivée de Mansell semble agir comme un véritable électrochoc pour Damon. S’affirmant avec courage comme un authentique leader, un très fin metteur au point, il remet l’écurie Williams sur les rails du succès et se relance du même coup dans la lutte pour le championnat du monde, exploitant au passage les démelés de Michael Schumacher avec le pouvoir sportif. Il acquiert définitivement une nouvelle dimension lors du GP du Japon à Suzuka, où sous le déluge, il tient en respect son rival Michael Schumacher. Le titre lui échappe finalement lors de la dernière manche du championnat à Adelaide lorsqu'il s'accroche avec Schumacher qui venait de partir à la faute.

Qu’à cela ne tienne, Hill entame la saison 1995 sur les mêmes bases que sa fin de saison 1994. Il s’empare de la tète du championnat du monde grace à d'autoritaires succès en Argentine et à Imola, mais rapidement, il subit à nouveau la loi de Michael Schumacher, équipé comme lui du V10 Renault. Une fin de saison calamiteurse marquée par d’innombrables fautes lui vaut finalement une cuisante défaite au championnat. Ses espoirs de titre s’envolent définitivement au Nürburgring, après une nouvelle sortie. Damon applaudit du bord de la piste son brillant rival allemand. Un geste chevaleresque pour les uns, un geste de soumission pour les autres. Cette saison 1995 a cruellement montré les limites de Damon. Pire, au sein de sa propre équipe, les capacités de Hill commencent à être contestées.

L’année suivante, débarrassé de Schumacher parti chez Ferrari alors en phase de reconstruction, Hill a enfin les coudées franches, toujours au volant de la meilleure voiture du monde. Il ne laisse pas échapper l’aubaine, et grâce à un début de saison souverain, décroche enfin le titre mondial. Mais les doutes sur le réel potentiel de Damon ne sont pas levés pour autant. Au fil de la saison, son équipier, le jeune Canadien Jacques Villeneuve, débutant en Formule 1, lui a donné de plus en plus de mal. Et avant même le dénouement du championnat, Hill se voit signifier par Williams la fin de leur collaboration.

Les dernières saisons

Damon trouve alors refuge chez Arrows-Yamaha en 1997, une écurie de fond de grille. Triste sort pour un champion du monde en titre. Peu de résultats à se mettre sous la dent, mais Hill démontre pourtant toute sa classe en frôlant la victoire lors d’un mémorable GP de Hongrie. Ce retour inattendu au premier plan lui permet de se relancer chez Jordan l'année suivante, et de renouer avec la victoire, sous le déluge de Spa. Ce ne sera qu’un feu de paille. Toujours chez Jordan en 1999, Hill perd rapidement pied et réalise des prestations indignes de son statut. La passion s’émousse, le doute s'immice. C’est l’année de trop pour Damon qui annonce rapidement sa retraite. On ne le reverra qu'épisodiquement dans les paddocks de Grand Prix.


Biographie

  • Britannique
  • né le 17 Septembre 1960 à Hampstead (Angleterre)
  • Début en GP : Grande-Bretagne 1992
  • Dernier GP : Japon 1999
  • Nombre de GP disputés : 115 (6 non-qualifications)
  • Meilleur résultat en course : victoire (22 fois)
  • Meilleur résultat en qualifications : pole position (20 fois)
  • Nombre de points marqués : 360
  • Nombre de podiums : 42
  • Nombre de meilleurs tours : 19
  • fils du pilote Graham Hill
  • marié avec Georgie, 2 fils (Oliver et Joshua), 2 filles (Tabatha et Rosie)


Carrière

Formule 1


Sport Automobile

  • 1983 Vitesse Moto 500cm3 GB
  • 1984 Formule Ford GB (10ème)
  • 1985 Formule Ford GB Esso (3ème, 6 victoires), Formule Ford GB Thoresen (6ème), Formule Ford Europe (5ème)
  • 1986 Formule 3 GB (9ème)
  • 1987 Formule 3 GB (5ème)
  • 1988 Formule 3 GB (3ème), F3000 (non classé)
  • 1989 F3000 (non classé)
  • 1990 F3000 (13ème)
  • 1991 F3000 (7ème)
  • 1992 Formule 1 (pilote d'essai), Formule 1 (non classé)
  • 1993 Formule 1 (3ème, 3 victoires)
  • 1994 Formule 1 (2ème, 6 victoires)
  • 1995 Formule 1 (2ème, 4 victoires)
  • 1996 Formule 1 (Champion, 8 victoires)
  • 1997 Formule 1 (12ème)
  • 1998 Formule 1 (6ème, 1 victoire)
  • 1999 Formule 1 (11ème)


Palmarès

  • 1993 Champion du Monde de F1 des Constructeurs avec Williams
  • 1994 vice-champion du Monde de F1 des Pilotes, Champion du Monde des Constructeurs avec Williams
  • 1995 vice-champion du Monde de F1 des Pilotes
  • 1996 Champion du Monde de F1 des Pilotes, Champion du Monde des Constructeurs avec Williams


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