Eddie Irvine

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Sommaire

Biographie

Avant la F1

Eddie Irvine passe par toutes les étapes d’un parcours habituel pour accéder à la Formule 1 : Formule Ford, F3, et F3000 en 1989 et 1990, année où il termine 3eme du championnat international. Si son parcours est méritoire et qu’il démontre de belles qualités et sa fougue, il ne parvient pas à l’issue de cette saison à obtenir un volant en Formule 1, et s’exile en F3000 japonaise où il côtoie notamment Heinz-Harald Frentzen ou Mika Salo.

Des débuts "fracassants"

La chance d’Irvine tourne et lui sourit lors du GP du Japon de Formule 1 1993, où Eddie Jordan, son compatriote, a besoin d’un pilote pour pallier au départ de Boutsen (d'abord remplacé par Marco Apicella puis Emanuele Naspetti, pour une course chacun). C'est à cette occasion qu'Irvine fait une entrée remarquée : en course, sur une piste détrempée, dans sa tentative de recoller à Damon Hill, il livre un combat acharné à Ayrton Senna... qui tente de lui prendre un tour! Le brésilien viendra régler ses comptes avec l’irlandais dans le stand Jordan à l’issue de la course. Nullement intimidé par le statut de triple champion du Brésilien, Eddie lui fait remarquer que s'il était tellement plus rapide, il n'avait aucunement besoin qu'on lui facilite la tâche. Devant l’impertinence du nouveau venu, Senna s’énerve et envoie un sévère coup de poing au nez d’Eddie. L’histoire se conclut par une suspension avec sursis pour les deux hommes. La réputation d’Irvine est faite, et elle fait presque oublier que pour son premier Grand-Prix, il récolte le point de la sixième place. Ils ne sont pourtant pas nombreux ceux qui ont marqué des points dès leur premier Grand-Prix. Cependant, il faut noter que le pilote connaissait parfaitement Suzuka pour y avoir beaucoup tourné en F3000 japonaise, et que la course suivante en Australie le voit nettement "rentrer dans le rang", en même temps qu'il sort de piste.

Les années Jordan

Néanmoins convaincu, Jordan embauche Irvine pour les saisons 1994 et 1995, où il fait équipe avec le jeune prodige Rubens Barrichello, à qui l'avenir en F1 semble tout promettre. Mais à la surprise générale, et profitant des flottements du Brésilien, Irvine fait largement jeu égal, si ce n’est plus. Son assurance et son aplomb en toute occasion, s'ils lui causent quelques déconvenues, tranchent nettement avec le caractère versatile et tourmenté de Rubens, et permettent à l'Irlandais de se mettre en valeur là où le Brésilien montre ses premières faiblesses. 14e au terme de l'année 1994, et 12e en 1995, il fait moins bien que son équipier sur le plan comptable, mais laisse une très bonne impression dans le paddock.

Chez Ferrari

Eddie est d'ailleurs suffisamment convaincant pour que Jean Todt, à la recherche d’un pilote solide pouvant fidèlement épauler Michael Schumacher chez Ferrari pour la saison 1996, lui donne sa "chance". Hélas, plein d'espoir à son arrivée, il déchante rapidement: il devra tenir son rang bien en retrait de celui de son chef de file. Dominé en qualifications, parfois auteur de manoeuvres douteuses pour protéger son leader, ajouté à un manque évident de réussite, il ne peut qu'aligner les places d'honneur pour le compte de la Scuderia. Au terme de sa 3e saison, Eddie Irvine n'a toujours signé ni pôle position, ni victoire.

Retournement de situation

Alors qu'il s'apprête à passer une 4e année dans l’ombre de l’allemand, survient Silverstone 1999 et l'accident de Schumacher qui propulse Eddie dans le rôle du pilote n°1 de la Scuderia. Un rôle un peu trop difficile à tenir pour l’irlandais : sans son leader, l’écurie stagne, et les "Flêches d'Argent" dominent en performance. Mais la fiabilité sans faille de la Ferrari et les errements de l’équipe McLaren permettent à Eddie de disputer le titre jusqu’au dernier Grand-Prix de la saison au Japon, où il ne pourra cependant rien faire pour empêcher Mika Hakkinen de remporter la course et coiffer la couronne mondiale. Irvine vient donc à boût de ce cru 1999 avec 4 victoires à son crédit, et pourtant la Scuderia considère qu'il est temps de mettre un terme à leur collaboration, à la surprise quasi-générale. Il faut dire qu'avant sa promotion comme pilote leader de Ferrari, Eddie Irvine se lassait d’être un éternel numéro 2 sans espoir de victoire, et commencait à manifester quelques signes d'agacement. Le hasard ayant des racourcis bien ironiques, il est remplacé chez les Rouges par son ancien coéquipier chez Jordan, Rubens Barrichello.

Le crépuscule de "Bad Irv"

"Bad Irv" doit rebondir. Il trouve refuge dans le team Jaguar, reconstruit sur les cendres de l'écurie Stewart (où évoluait... Rubens Barrichello!) en 2000, qui en fait son fer de lance. Las, Jaguar n’eut jamais les moyens de ses ambitions initiales, et Irvine connut trois saisons très difficiles à végéter en fond de grille, malgré quelques beaux résultats épars, comme un podium à Monaco en 2001 ou à Monza en 2002. Trois saisons au terme desquelles il décide de raccrocher son casque.


Fiche Signalétique

  • Né Edmund Irvine, dit "Eddie"
  • Irlandais
  • Né le 10 Novembre 1965
  • Débuts en GP : Grand Prix du Japon 1993
  • Dernier GP : Grand Prix du Japon 2002
  • Nombre de GP disputés : 147
  • Meilleur résultat en course : victoire (4)
  • Meilleur résultat en qualifications : 2nd
  • Meilleur classement : 2e en 1999
  • Nombre de points marqués : 191
  • Nombre de Meilleurs Tours : 1
  • Nombre de Podiums : 26


Carrière en F1


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