Fernando Alonso

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Fernando Alonso Díaz est un pilote espagnol.

Lors du Grand Prix de Bahreïn 2010
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Lors du Grand Prix de Bahreïn 2010
Sommaire

Biographie

Le pilote né

A la manière d'un Ayrton Senna, Fernando Alonso est quasiment né avec un volant entre les mains. Mais si à l'âge de 2 ans, il s'asseyait déjà dans un kart confectionné par son père, ce n'est qu'à l'adolescence qu'il a pu sérieusement envisager la compétition. Champion national de karting en 1994, Fernando devient ensuite Champion du monde Junior de la spécialité en 1996 et vice-champion d'Europe Formule A en 1998.

En 1999, Fernando effectue ses débuts en sport automobile dans le championnat de Formule Nissan pour le compte de l'écurie de l'ancien pilote de Formule 1 Adrian Campos qui deviendra aussi son manager. Cette première saison est un franc succès pour Fernando qui décroche facilement le titre, et peut ainsi grimper l'année suivante en Formule 3000. Au sein de la modeste structure Astromega, Alonso est un peu tendre pour jouer les premiers rôles tout au long de la saison, mais il se met néanmoins en évidence sur le sélectif tracé de Spa-Francorchamps en remportant une large et probante victoire qui n'échappe pas à l’œil affuté du rusé Flavio Briatore, lequel prend l'Espagnol sous son aile.
Parallèlement, Fernando a commencé à goûter à la Formule 1. Un test chez Minardi lui a été offert en récompense de son titre en Formule Nissan, test qu'il a mis à profit pour enthousiasmer Cesare Fiorio et tous les membres de la petite écurie italienne.

L'arrivée en F1

Engagé comme titulaire par Minardi pour la saison 2001, Alonso va se montrer à la hauteur des espoirs placés en lui en multipliant les jolies performances en queue de peloton.

Retiré des grilles de départ par Briatore en 2002, Alonso intègre l'écurie Renault en tant que pilote essayeur, le meilleur moyen d'engranger de l'expérience à l'abri de toute pression. De retour sur les Grands Prix en 2003 en tant que titulaire chez Renault, Alonso va immédiatement faire parler la poudre en devenant à Sepang pour le Grand Prix de Malaisie le plus jeune poleman de l'histoire de la Formule 1, avant de décrocher son premier podium le lendemain. Prenant l'ascendant sur son réputé équipier Jarno Trulli, Alonso accumule les places d'honneur et décroche en Hongrie la première victoire de sa carrière au terme d'un irrésistible cavalier seul. Il devient du même coup le plus jeune vainqueur de l'histoire de la F1, battant le vieux record de Bruce McLaren.

Présenté comme la petite merveille des GP, comme le successeur de Michael Schumacher, convoité par les plus grandes écuries, Fernando va pourtant connaître une deuxième saison chez Renault plus délicate. Malmené par son équipier Jarno Trulli comme il l'avait déjà été à la fin de la saison précédente, Alonso marque le pas et ne semble que rarement en mesure de justifier sa réputation. En coulisses, certains n'hésitent pas à évoquer la "grosse tête" pour expliquer les prestations parfois décevantes du jeune Ibère. Toujours est-il qu'en fin de la saison, alors que Renault sombre progressivement dans la crise, Alonso va de nouveau se montrer sous son meilleur jour, sauvant par ses solides prestations en course la catastrophique fin d'année de l'écurie française.

Le sacre

Les essais hivernaux 2004-2005 annoncent la couleur, les Renault seront très rapides. Elles vont à Melbourne avec un seul objectif : la victoire. Peu aidé par une météo peu clémente (au contraire de son équipier Fisichella, poleman), Fernando finit 3ème après être parti 13ème.
A partir du GP suivant, le jeune espagnol va prendre en main le championnat et ne plus le lâcher. Sa saison sera entremaillée cependant de rebondissements. Il abandonne une seule fois durant toute la saison au Canada suite à une erreur de pilotage alors qu'il est en tête. Le coup le plus incroyable sera réalisé au Nürburgring lorsque suivant le "futur" vainqueur Kimi Räikkönen, il voit se dernier à l'amorce du dernier tour du GP sortir de piste à la suite de la rupture de sa suspension. La chance est du côté de l'Espagnol.
Son seul adversaire sera le Finlandais Kimi Räikkönen mais ce dernier subira la mauvaise fiabilité de sa McLaren et ne sera pas en mesure de lui contester le titre acquis au Brésil. La pression ne sera relâchée que lors du dernier GP avec le sacre constructeur de Renault. Avec ce titre, Fernando Alonso battait un nouveau record en devenant le plus jeune champion du monde de l'histoire, éliminant des tablettes Emerson Fittipaldi. Il aura aussi prouvé lors du GP de Saint-Marin de son incroyable sang froid en résistant durant 13 longs tours à une pression incroyable du septuple champion du monde, Michael Schumacher.

Pour 2006, le but de Renault et d'Alonso est simple, garder les 2 titres. Les essais hivernaux rassurent les fans de l'écurie française et du pilote espagnol.
La saison commence donc comme celle de 2005 a terminé... par une victoire à Bahreïn. Il offrira, dès Sepang, grâce à sa 2ème place derrière Fisichella le premier doublé de l'écurie Renault depuis le Grand Prix de France 1982 (Arnoux/Prost). Après sa victoire en Australie, il laissera deux victoires à son principal rival Schumacher. Suivra une belle période où durant 4 GP (de Barcelone à Montréal) il remportera la victoire après avoir conquis la pole position. A partir de là, il doit gérer son avance face au retour des Ferrari. Il signe quatre 2èmes place et signe une dernière victoire au Japon. Il est titré (ainsi que son écurie) lors du dernier Grand Prix.


La parenthèse McLaren

McLaren qu'il rejoint en 2007 n'est pas l'équipe pour qui il a signé fin 2005. La saison 2006 de l'écurie de Woking a été très moyenne et c'est sa première sans victoire depuis dix ans. Elles s'affirment tout de même, avec les Ferrari, comme les plus performantes. Dès la deuxième manche, il l'emporte devant son coéquipier, le jeune débutant britannique Lewis Hamilton. C'est le premier doublé de l'écurie depuis 2005. Un second doublé (dans le même ordre) intervient à Monaco et semble confirmer l'ascendant que Alonso et McLaren prennent sur Ferrari. Mais le scénario est mis à mal par Hamilton, qui déclare être traité inégalement avec lui. C'est la rupture entre les coéquipiers. Hamilton l'emporte au Canada et aux États-Unis et prend la tête du championnat et c'est au tour d'Alonso de se plaindre du traitement qu'on lui réserve. L'Espagnol gagne, à nouveau, au Nürburgring où l'ambiance est fortement troublée par l'affaire d'espionnage dans laquelle est impliqué Mike Coughlan, concepteur en chef de l'équipe. Lors des qualifications du Grand Prix de Hongrie, alors qu'il s’élance pour un dernier tour, Alonso retarde son départ de quelques secondes, bloque ainsi Hamilton qui ne peut effectuer son dernier tour, tandis que lui-même signe la pole. La FIA juge ce comportement antisportif et le rétrograde en 6ème position sur la grille. L'affaire d'espionnage prenant un tour encore plus tragique avec l'implication de toute la structure McLaren quand Alonso et de La Rosa apporte des preuves supplémentaires, moyennant l'immunité. Alonso remporte néanmoins le Grand Prix d'Italie quelques jours plus tard mais voit son coéquipier l'emporter sous le déluge japonais tandis que lui sort de la piste. En Chine, la situation s'inverse puisqu'il termine 2ème après l'énorme bourde d'Hamilton qui finit dans le bac à sable, à l'entrée des stands. Toujours en lice pour le titre, il doit cependant laisser sa couronne à Kimi Räikkönen lors du dernier Grand Prix de la saison. Il termine 3ème du championnat, à égalité de points avec Hamilton (vice-champion au nombre de victoires). Les relations étant devenues insupportables pour toutes les parties, McLaren et Alonso se séparent après une seule des trois saisons prévues.

Retour chez Renault

Alonso signe début décembre pour un retour chez Renault. Les essais de l'intersaison lui démontrent qu'il ne faut pas trop espérer regagner de suite avec Enstone. A la mi-saison, il n'a encore signé aucun podium et n'est que 13ème au championnat. Sa seconde demi-saison lui sera plus profitable avec deux victoires à Singapour et au Japon. Avec une 2ème place au Brésil, il termine 5ème du classement final.

En 2009, la R29 n'est pas au niveau des Red Bull, ni des Brawn (qui innovent avec le double diffuseur). Encore une fois, il fait une demi-saison vierge de tout podium et perd une belle occasion de victoire en Hongrie quand il abandonne après avoir perdu une roue lors d'un arrêt au stand. Il monte sur son unique podium à Singapour (alors que vient d'éclater le fameux "Crashgate") et termine 9ème du championnat.

En rouge

Lié depuis septembre, et pour trois ans, à Ferrari, il s'impose sa première course avec sa nouvelle équipe. Lors de la seconde, il s'accroche avec Jenson Button dès le départ mais remonte à la 4ème. En Malaisie, il abandonne sur casse moteur avant de réaliser une nouvelle remontée (de la 17ème à la 4ème place) en Chine. 2ème en Espagne, il écrase sa monoplace contre un rail lors des essais libres à Monaco. Parti dernier, il parvient, grâce une stratégie opportune, à remonter à la 6ème place. A la mi-saison, il est 5ème du championnat à 47 points d'Hamilton. En Allemagne, il est 2ème derrière son coéquipier quand, au 48ème tour, ce dernier le laisse passer dans une ligne droite. Il remporte la victoire mais Ferrari est jugée coupable d’avoir donné un ordre d’équipe et est condamnée à 100 000 $ d'amende. Il est ensuite 2ème en Hongrie, avant de sortir à Spa. Il signe sa première pole de la saison à Monza et l'emporte avant d'en faire de même à Singapour (son premier chelem) et se positionne 2ème du championnat, derrière Mark Webber. Il prend la tête du classement après une nouvelle victoire sous la pluie coréenne où les Red Bull abandonnent. Sa Ferrari manque de réussite au Brésil (3ème) et à Abou Dabi (7ème, bloqué des tours durant derrière la Renault de Vitaly Petrov). Il ne peut empêcher Sebastian Vettel d’empocher un premier titre.

Au Grand Prix d'ouverture de 2011, il finit 4ème. En Malaisie, il se bat pour le podium mais s'accroche avec Hamilton et termine 6ème. 7ème en Chine, il signe un premier podium en Turquie. En Espagne, il passe de la 4ème à la 1ère place au départ. Après avoir mené 21 tours, il finit 5ème à un tour. Il est 2ème à Monaco après avoir menacé Vettel jusqu'à l'arrivée. Au Canada, il signe sa meilleure qualification de la saison (2ème) mais abandonne après une touchette avec le futur vainqueur. 2ème à Valence, il signe le seul succès d'une Ferrari en 2011 au Grand Prix de Grande-Bretagne, où la Scuderia fête les 60 ans de sa première victoire en championnat du monde. Il signe six nouveaux podiums (Allemagne, Hongrie, Italie, Japon, Inde, Abou Dabi) mais perd sa 3ème place du championnat lors de la dernière manche, au profit de Webber.

2012 s'annonce difficile. Néanmoins,il remporte le Grand Prix de Malaisie sous la pluie, après avoir su résister au surprenant Sergio Pérez (Sauber). Il doit attendre l'Espagne pour remonter sur le podium. Sa 3ème place monégasque et l'impressionnant partage des victoires lui permettent de reprendre la tête du championnat. À Valence, parti 11ème, il remporte la course suite à l'abandon de Sebastian Vettel. Il reprend la tête du championnat qu'il avait perdu au Canada (où il termine 5ème). En Grande-Bretagne, Alonso il réalise sa première pole depuis deux ans. Malheureusement, une mauvaise stratégie le place 2ème en course derrière Mark Webber. En Allemagne, il réalise une seconde pole sous la pluie et remporte sa 30ème victoire, accroissant ainsi son avance au championnat. 5ème en Hongrie, harponné par Romain Grosjean au départ à Spa, il perd la moitié de son avance au championnat. 3ème en Italie, il profite, cette fois-ci, des abandons des Red Bull. Encore 3ème à Singapour, il abandonne dès les premiers hectomètres du Grand Prix du Japon que remporte Vettel. L'Espagnol ne possède plus que quatre points d'avance sur l'Allemand au championnat. En Corée, une nouvelle fois 3ème, il ne peut empêcher Vettel (vainqueur) de prendre la tête du championnat avec six points d'avance. Il termine encore derrière son rival en Inde (Vettel 1er). Il reprend trois points à Vettel à Abou Dabi, mais les reperd immédiatement aux États-Unis. Croyant profiter des démêlés de Vettel au départ du Grand Prix du Brésil, il échoue néanmoins, de cinq points dans la conquête du titre mondial.

2013 débute pour le mieux avec une 2ème place inaugurale, suivie de deux victoires, en Chine (son 200ème Grand Prix) et à domicile. Encore présent sur les podiums canadien et britannique, il reste au contact au général. Las, le retour des Pirelli 2012 rebooste la Red Bull et Vettel cumule les succès en remportant neuf victoires de rang et terminant avec 155 points d'avance sur l'Espagnol, encore vice-champion.

Fiche signalétique

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Modèles de F1

Coéquipiers en F1

Carrière en sport automobile

  • 1999 : Formule Nissan (1er, 6 victoires, 9 pole, 4 MT), Formule 1 (tests pour Minardi)
  • 2000 : Formule 3000 (4ème, 1 victoire, 1 pole, 2 MT), Formule 1 (pilote-essayeur Minardi)
  • 2001 : Formule 1
  • 2002 : Formule 1 (pilote-essayeur Renault)
  • 2003 : Renault (6ème, 1 victoire, 2 pole, 1 MT)
  • 2004 : Renault (4ème, 1 pole)
  • 2005 : Renault (1er, 7 victoires, 6 pole, 2 MT)
  • 2006 : Renault (1er, 7 victoires, 6 pole, 5 MT)
  • 2007 : McLaren-Mercedes (3ème, 4 victoires, 2 pole, 3 MT)
  • 2008 : Renault (5ème, 2 victoires)
  • 2009 : Renault (9ème, 1 pole)
  • 2010 : Ferrari (2ème, 5 victoires, 2 pole, 5 MT)
  • 2011 : Ferrari (4ème, 1 victoire, 1 MT)
  • 2012 : Ferrari (2ème, 3 victoires, 2 PP)
  • 2013 : Ferrari (2ème, 2 victoires, 2 MT)
  • 2014 : Ferrari (6ème)
  • 2015 : McLaren

Palmarès


Lien externe

Site officiel (http://www.fernandoalonso.com/)


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