Flavio Briatore

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Flavio Briatore est un directeur d'écurie de Formule 1 né le 12 Avril 1950 à Verzuelo (Italie).

Sommaire

Biographie

Le Business-Man

Flavio est une des personnalités les plus célèbres du monde de la Formule 1. Ca n’en reste pas moins un homme assez mystérieux, au parcours rempli de zones d’ombres qu’il s’amuse lui-même à entretenir.

On a dit de lui que c’était un ancien professeur de ski, un ancien rallyman amateur, on a aussi parlé d’un engagement dans la Légion étrangère. Qu’y a t-il de vrai dans tout ça? Certainement pas grand chose. Une seule chose est certaine, c’est sa rencontre à la bourse de Milan avec Luciano Benetton, le sémillant patron du prêt à porter, au milieu des années 70. Les deux hommes sympathisent, et en même temps que croit la petite entreprise familiale, Flavio Briatore est amené à y occuper des responsabilités de plus en plus élevées. Redoutable homme d'affaires, peu enclin aux états d'âme, c’est notamment lui qui est chargé de mener l’offensive commerciale de Benetton en Asie puis sur le continent nord-américain. Une offensive couronnée de succès.

La Formule 1

Parallèlement, Luciano Benetton a fait de la F1 l’un des principaux vecteurs de sa communication. Benetton sponsorise les Tyrrell, les Alfa Romeo...puis rachète la moribonde écurie Toleman à l’issue de la saison 1985. L’écurie Benetton connaît d’emblée des résultats flatteurs, mais stagne rapidement et s’avère incapable de rejoindre les meilleurs écuries. C’est à ce moment là que Luciano Benetton décide de sortir son arme secrète, Flavio Briatore, de sa poche. Nommé directeur commercial de l’écurie Benetton au début de la saison 1989, Briatore ne tarde pas à empiéter sur les prérogatives de Peter Collins, le directeur sportif de l’équipe. Prétextant une faute professionnelle de Collins qui a engagé le jeune pilote britannique Johnny Herbert, insuffisamment remis de graves blessures aux jambes, Benetton décide de le renvoyer purement et simplement et de mettre Briatore à sa place.

Avec les pleins pouvoirs, Flavio Briatore peut enfin diriger l’équipe comme il l’entend. Une politique commerciale agressive lui permet de convaincre de puissants sponsors et d’engager quelques grands noms de la F1, comme le Directeur Technique John Barnard, en provenance de Ferrari, ou comme le triple champion du monde brésilien Nelson Piquet.
Ne dissimulant pas son manque de connaissance du sport automobile, Flavio Briatore a aussi l’intelligence de savoir déléguer et de s’entourer d’hommes compétents, notamment l’Ecossais Tom Walkinshaw, qui sera pour beaucoup dans les arrivées chez Benetton de personnalités aussi décisives que Ross Brawn ou encore Michael Schumacher. Ayant constitué une véritable dream-team autour de lui, Briatore remplit l’objectif assigné par Luciano Benetton et mène l’écurie au titre mondial des pilotes en 1994, puis au doublé pilote-constructeur en 1995. Le succès est total.

Mais l’image de Briatore se brouille progressivement. Ne se contentant pas de la direction sportive de l’écurie Benetton, il rachète l’écurie Ligier avec ses propres deniers au cours du printemps 1994, et prend aussi des parts dans l’écurie Minardi. Il multiplie aussi les contrats de management de longue durée avec de nombreux jeunes pilotes. Possédant plusieurs casquettes, omnipotent sur le marché des transferts et dans les diverses embrouilles politiques qui animent le petit monde de la F1, Briatore mélange les genres et agace. Au point d’en arriver au clash avec la famille Benetton qui lui reproche son éparpillement et les résultats en chute libre de l’écurie Benetton depuis le départ de Michael Schumacher. A l'issue de la saison 1995, Briatore avait multiplié les forfanteries, disant qu'on verrait qui de lui ou de Schumacher avait "fait" l'autre. On a vu. Viré à l’automne 1997, Briatore ne reste pas longtemps inactif. Mettant à profit ses relations privilégiées avec les hommes de chez Renault, qu’il a côtoyé lorsque la firme au losange équipait les Ligier (en 1994) et les Benetton (de 1995 à 1997), Flavio Briatore fonde la société Supertec qui de 1999 à 2001 commercialise les anciens moteurs Renault (Mécachrome avait fait l'intermède en 1998). Et lorsque début 2001, Renault effectue son retour en F1 en rachetant l’écurie Benetton, c’est tout naturellement Flavio Briatore qui est chargé de prendre la direction de l’équipe 100% Renault. En 2003, il titularise Fernando Alonso qui deviendra le plus jeune vainqueur de l'histoire en gagnant le Grand Prix de Hongrie. Jarno Trulli gagne le Grand Prix de Monaco 2004 mais il change de manager. Flavio n'accepte pas cette rupture et prend pour excuse le podium perdu au Grand Prix de France 2004 au dernier virage pour le débarquer avant la fin de la saison. On pense alors que Flavio va titulariser le pilote d'essai français Franck Montagny mais contre toute attente, il permet à Jacques Villeneuve de faire son retour en F1. Alors que de l'autre côté de l'Atlantique, Sébastien Bourdais gagne le championnat Champ Car, Flavio directeur de la seule écurie de Formule 1 française refuse de lui accorder ne serait-ce qu'un test. Ce refus est motivé non pas parce qu'il juge que les performances du français sont insuffisantes mais parce que du temps de la F3000, il avait proposé un contrat de management au jeune prodige français mais ce dernier avait refusé. Pour piloter pour Flavio, il faut lui "appartenir". Les résultats sportifs sont néanmoins excellents puisqu'en 2005, Renault gagne les deux championnats grâce à Fernando Alonso et Giancarlo Fisichella. Le doublé sera de nouveau réalisé en 2006.


Fiche Signalétique


Palmarès (fin 2006)


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