Grand Prix d'Espagne 2005

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Grand Prix de Formule 1, se déroulant le week-end des 6, 7, et 8 mai 2005 sur 66 tours de 4,637 km du circuit de Catalunya de Montmelo à proximité de Barcelone. 5ème manche du Championnat du Monde de Formule 1 2005. 736ème épreuve du Championnat du Monde de Formule 1.

La première séance qualificative

Jarno Trulli décevait lors de cette première séance, les espoirs de la foule espagnole qui espérait une nouvelle démonstration de la supériorité espérée de son favori, Fernando Alonso en qualification pour ce Grand Prix d'Espagne, l'Italien s'assurant un très léger avantage sur le pilote Renault pour prendre la pole provisoire.

La foule de Barcelone, qui comptait, parmi les cent vingt mille spectateurs, un bon nombre d'Asturiens espérant voir l'enfant du pays sur sa lancée d'Imola aligner la boucle parfaite, avait sous-estimé le retour en forme de Toyota, à un niveau semblable à celui qui avait vu Jarno Trulli conquérir deux podiums plus tôt dans la saison. L'Italien en bouclant son tour chronométré volait la politesse à Kimi Räikkönen de 24 millièmes et mettait fin à une longue domination du Finlandais depuis pratiquement le début de la séance.

Après que Jacques Villeneuve, et sans doute plus sérieusement, Michael Schumacher se soient attaqués en vain à ce chronomètre, Fernando Alonso entrait en piste provoquant une assourdissante manifestation d'avertisseurs de la part des supporters espagnols. En retard après le premier secteur - l'Espagnol raconterait après en avoir été conscient ayant entreaperçu son temps sur l'un des écrans géants du circuit- Alonso fit tous les efforts possibles pour compenser l'écart, et au second secteur passait en avance d'un peu plus de deux dixièmes. Mais la totalité du plateau avait perdu du temps en comparaison au pilote Toyota dans le secteur-retour vers la ligne d'arrivée. Alonso ne fit pas excption, perdant son avantage pour céder la pole provisoire pour 16 maigres petits millièmes.

Un bon nombre de pilotes blamèrent les vents latéraux dans la partie haute du circuit, qui avaient surgi avec la hausse des températures depuis les séances d'essais libres du matin. Certains d'entre eux, en effet avait vu en effet des tours prometteurs être ruiné par le phénomène, et plus particulièrement les pilotes Williams, pratiquement sans rivaux jusqu'à la fin du second secteur, qui ne devraient se contenter, à 4 millièmes l'un de l'autre que des 5e et 6e rang à environ 2 dixièmes et demi de Trulli.

Cela permit aux pilotes entrés les plus tôt en piste, les quatre pointures du premier quintette qu'étaient les deux pilotes McLaren Kimi Räikkönen et Juan Pablo Montoya, Giancarlo Fisichella et Rubens Barrichello, de défendre mieux encore leur chance d'accéder à l'avant de la grille. Seul Raikkönen en tira cependant suffisamment son épingle du jeu, s'assurant de la 3e place. Le Finlandais aurait certainement pu s'adjuger la pole provisoire s'il n'avait commis une erreur à la sortie de la seconde courbe, perdant là bien plus que les 24 millièmes qui allaient le séparer de Trulli.

Ralf Schumacher avait été le premier à sérieusement menacer le temps du Finlandais, s'approchant à 51 millièmes. Finalement 4e à l'issue de la séance, il complétait ce quatuor-mouchoir extrêmement serré se tenant en 75 millièmes. L'Allemand restait toutefois plus d'une demi-seconde en retrait de son temps du matin.

La tentative de son frère Michael, visiblement handicapé par le manque de performance des Bridgestone sur une tour, serait sans succès, le septuple champion du monde échouant à une sixième place qui en serait finalement une septième après le passage d'Alonso.

Sur la 4e ligne provisoire, Fisichella accrochait la place qu'il avait envisagé à l'issue de son très tôt passage en piste, étant entré immédiatement après le pilote ouvreur. À deux dixièmes du pilote Allemand et avec un avantage raisonnable de 145 millièmes sur l'autre Ferrari, celle de Rubens Barrichello, il semblait que ce rang lui était acquis pour la grille de départ du lendemain. Le Brésilien n'avait lui défendu quoi qu'il en soit que peu de chose étant certain d'être rétrogradé de dix places sur la grille après avoir été contraint de changer de moteur entre les essais du matin et le début de la séance qualificative. David Coulthard fermait le top 10 immédiatement suivi par Felipe Massa et Juan Pablo Montoya, ce dernier étant pour son retour après deux courses d'absence, visiblement handicapé par un manque d'adhérence de sa monoplace sur pneus neufs, accentué par sa position d'ouvreur. La seconde Red Bull se plaçait à 3 dixièmes de la McLaren, Vitantonio Liuzzi n'ayant pas réalisé un tour exempt de défaut, bloquant notamment ses rous dans la dixième courbe. C'était toutefois mieux que Jacques Villeneuve qui devait simplement se contenter d'avoir devancer les Jordan et les Minardi. Le pilote québécois savait après quelques récents essais qu'il serait en difficulté sur le circuit espagnol, mais aurait certainement espéré que l'écart de neuf dixièmes qui le sépare de son coéquipier Massa soit plus modeste.

La seconde séance qualificative

Kimi Raikkönen s'arrogeait lors de cette seconde heure de qualifications le meilleur temps de la séance et au temps cumulé la pole position. Le Finlandais surmontait facilement son retard de 0,024 secondes sur le poleman provisoire, Jarno Trulli, afin de s'assurer sa première position de pointe de la saison. Cependant à ses côtés sur la grille se hissait Mark Webber, Jarno Trulli et Fernando Alonso ayant tout deux perdu un temps significatif. Alonso devait ainsi se contenter devant une foule acquise à sa cause de s'élancer du 3e rang. La chute était un peu plus rude pour Trulli puisqu'il était aussi devancé par Ralf Schumacher, et échouait à la 5e place.

La séance débutait sur une épaisse fumée lorsque le moteur Toyota de Tiago Monteiro rendit l'âme pratiquement à l'instant même où le pilote portugais franchissait la ligne pour en terminer avec son tour chrnométré, et allait finir ainsi qu'elle avait commencé par une autre déconvenue pour Toyta lorsque Trulli allait se montrer incapable de défendre sa pole provisoire. L'Italien, confiant en son rythme de course, pouvait avoir opté de courir avec un peu plus de carburant que ses rivaux mais ne pu faire mieux que 1'17"2, qui lui valait à la fois le cinquième rang dans cette seconde séance et sur la grille au temps cumulé.

En dépit de l'absorbant déposé sur la piste après la casse de Monteiro, et de nouveau appliquée entre les tentatives de Jacques Villeneuve et Vitantonio Liuzzi, les temps continuèrent à s'améliorer régulièrement jusqu'à ce que survienne le passage des pilotes de milieu de plateau. Felipe Massa et David Coulthard furent certes incapables de prendre à leur tour la pole provisoire mais ce fut surtout le fait d'un tour de Juan Pablo Montoya plus en rapport avec sa monture, le Colombien sautant de la 12e à la 7e place sur la grille définitive.

Le pilote McLaren resta en tête de la hiérarchie jusqu'à ce qu'entre en piste Giancarlo Fisichella, l'Italien alignant virage après virage un tour d'une belle concision et précision qui soulignait la bataille Renault et McLaren à venir. Michael Schumacher, emportant probablement une charge importante de carburant au vu du malaise des Bridgestone en qualifications sur ce circuit, fut ainsi incapable de battre la marque détenue par Fisichella, et chuta même derrière Montoya, laissant apparemment la bataille pour la pole se régler uniquement entre le quatuor de tête de la séance de la veille.

Si Rubens Barrichello et Nick Heidfeld, de façon compréhensible, avaient choisi de ne pas faire souffrir leur matériel un peu plus, étant déjà pénalisé de dix places pour des changements de moteur au cours du week-end, le coéquipier d'Heidfeld, en revanche, fut le premier à déclencher la bataille pour la pole positoin.

L'Australien, sans doute avantagé tout autant par une charge allégée de carburant que de nouveaux éléments aérodynamiques montés sur sa FW27, fit claquer un temps de 1'16"626 qui lui permit de devancer Fisichella, mais peu des observateurs s'attendait alors à ce qu'il reste en tête de la hiérarchie aussi longtemps qu'il allait le faire.

Du dernier quatuor, en effet, séparé de 75 millièmes la veille, seul Räikkönen se montra capable de battre le temps de Webber, le Finlandais évitant en 1'16"602 de reproduire le même type d'erreurs qui avait ruiné son effort lors de la première séance. Ralf Schumacher étant d'ores et déjà descendu derrière Webber, il restait seul Alonso, le favori de la foule espagnole (moins nombreuses qu'elle n'aurait dû l'être en raison de problèmes de circulation routière à proximité du circuit), et le poleman provisoire Trulli à pouvoir bouleverser cette hiérarchie.

Alonso ne parvint en fait qu'à distance de quelques dixième de Raikkönen, laissant dans le même temps à son tour Webber le devancer. Trulli fit encore moins bien, ne franchissant pas la minute dix-sept, ce qui lui valut étant donné le faible avantage acquis sur son coéquipier lors de la première séance, d'être finalement devancé par ce dernier sur la grille de départ.

Le déroulement de la course

Alors que s'élancent les monoplaces, les deux Minardi restent bloquées sur la grille de départ, provoquant l'entrée de la voiture de sécurité. Dans l'intervalle, Fernando Alonso et Ralf Schumacheront ont débordé Webber dès les premiers mètres. Les monoplaces sont lachées au passage du second tour, Montoya prend l'avantage sur Michael Schumacher au restart. Tour après tour, Kimi Raikkonen prend de la distance sur son second, Alonso. Les deux hommes sont les deux plus rapides en course. Après 7 boucles, Raikkonen devance Alonso de 4 secondes et Ralf Schumacher de 7,4 secondes. Suivent Mark Webber (+8,4s), Trulli (+10,1s), Fisichella (+11,2).

Montoya, 7e, perd le contrôle de sa monoplace dans le 8e tour, part en tête à queue mais ce dernier posssédait déjà un avantage de plusieurs secondes sur son premier poursuivant Schumacher, et reprend ainsi la piste sans conséquence sur son classement. Schumacher justement est sous la menace de David Coulthard, Felipe Massa, Jacques Villenveuve, et Nick Heidfeld. Liuzzi à quelques encablures de ce groupe, part à la faute dans le 9e tour et doit renoncer s'étant immobilisé dans ls dégagement en gravier.

Tour après tour, le fossé se creuse derrière Kimi Raikkönen, ce dernier alignant record du tour sur record du tour. Le Finlandais est en moyenne une seconde plus rapide que son second, Alonso, désormais à 9,7s après 14 tours. L'espagnol maintient un avantage de 3 à 4 secondes sur Ralf Schumacher menacé par Webber. Ce groupe a pris de l'air sur Trulli, qui lui même roule quelques secondes en avant de Fisichella.

Patrick Friesacher qui avait réussi à s'élancer abandonne dans sa 11e boucle. Le pilote Minardi avait plus de 4 tours de retard sur la tête de course.

Ralf Schumacher a fait la jonction sur Fernando Alonso. Le pilote Renault tourne dans un rythme en moyenne d'une demi seconde à 1 seconde inférieur à ceux de ses poursuivant, et 1,5 secondes plus lent que l'homme de tête. L'Asturien connait visiblement quelques problèmes de pression pneumatique.

Au 18e passage Webber est le premier des pilotes à ravitailler.

Après 20 tours, Alonso, littéralement talonné par Ralf Schumacher possède un retard de 19,9 secondes sur Kimi Raikkonen. Tour après tour, Jarno Trulli comble peu à peu l'écart qui le séparait des deux hommes qui le devançait, le groupe de deux se muant en groupe de trois.

Au 24e passage, Ralf Schumacher emprunte la voie des stands. Son ravitaillement se déroule sans incident. Dans la boucle suivante, c'est Kimi Raikkonen et Jarno Trulli qui ravitaillent à leur tour. Si l'arrêt-ravitaillement se déroule normalement pour le Finlandais qui ressort in extremis sur Fernando Alonso, il y a frayeur chez Toyota lorsque la monoplace s'enflamme. L'Italien, déjà libéré par les mécaniciens, est cependant hors de portée des extincteurs, et ne doit son salut qu'à une forte accélération agissant comme un effet de souffle sur la flamme.

Alonso demeure peu de temps sur les talons de Kimi Raikkonen, puisqu'il choisit de ravitailler dès le 26e tour. Les mécaniciens Renault procèdent à quelques réglages de pression. Si Jarno Trulli a pris l'avantage sur Ralf Schumacher, l'Espagnol maintient son avantage sur les deux pilotes Toyota.

Fisichella, aligne quelques tours rapides avant de ravitailler, et à l'issue de son ravitaillement reprend la piste une centaine de mètres en avance de son coéquipier. Montoya parmi les derniers à ravitailler, connait un incident lors de son premier ravitaillement l'obligeant à un nouveau passage à la boucle suivante.

Michael Schumacher , Jacques Villeneuve, et Rubens Barrichello sont les seuls pilotes après 30 tours à ne s'être pas arrêtés. Le champion du monde Ferrari, second, s'est replacé dans la course, alignant record du tour sur record du tour, à 12,8 secondes de Raikkonen. Il possède environ le même avantage sur Giancarlo Fisichella, en avance de 3 secondes sur Fernando Alonso.

Le pilote Ferrari ravitaille finalement au 31e tour. L'arrêt est court, alors que l'on pouvait attendre du pilote Ferrari qu'il procède là à son seul et dernier arrêt. Il reprend la piste au 4e rang, à environ 7 secondes d'Alonso, et en avance de 5,5 secondes sur Jarno Trulli. Son coéquipier Barrichello, dernier homme à être resté en piste choisit la voie des stands finalement au 35e tour, visiblement sur une stratégie à un arrêt.

Après 37 tours, Kimi Raikkonen mène la course avec un avantage de 24,9 secondes sur Giancarlo Fisichella, et de 28,2 secondes sur Fernando Alonso. Suivent Michael Schumacher (+37,4 s), Jarno Trulli (+44,5s), Ralf Schumacher (+45,9s), Webber (+46,5s). Ces derniers possèdes un avantage d'une vingtaine de seconde sur un groupe composé de Coulthard, Massa et Montoya.

Les pilotes Renault sont les plus rapides en course obligeant Kimi Raikkonen à distance à hausser le rythme. Mais dans le 39e passage, Fisichella est soudainement lent et son avantage sur son coéquipier fond. On l'oblige au 40e passage à emprunter la voie des stand où l'on procède à un changement d'aileron, ainsi qu'au ravitaillement et à quelques opérations de nettoyage. Le pilote reparti, on s'interroge chez Renault sur la défaillance qu'a pu rencontrer l'élement aérodynamique.

Mais la course de l'Italien est quelque peu ruinée, le pilote Renault ayant repris la piste au 11e rang à 1 tour de Kimi Raikkonen. L'Italien peut au moins compter sur le ravitaillement auquel il a procédé pour retrouver quelques positions et entrer peut-être dans les points.

Mark Webber est de nouveau le premier à ravitailler au 43e passage. Le pilote était à peu à l'agonie, et on en comprend la raison lorsqu'on observe combien ses pneus Michelin sont lisses.

Surprise au 44e tour lorsque Michael Schumacher emprunte la voie des stands. Le pilote a crevé à l'arrière gauche, et les mécaniciens, qui n'attendaient pas le pilote allemand procèdent tant bien que mal au changement de pneus.

Mais décidément les pneus Bridgestone sont à l'agonie : à l'entrée du tour suivant, dans la première courbe, Michael Schumacher ne peut prendre la courbe. Le pneus avant gauche, celui qui subit l'appui dans cette courbe a crevé à son tour. C'est un tour d'agonie qui s'engage pour le pilote Ferrari qui rentre au ralenti vers son garage où finalement il renonce.

Kimi Raikkonen et Fernando Alonso ravitaillent dans le 49e passage. Fernando Alonso reprend la piste juste devant les deux Toyota. Trulli tente dans les courbe suivantes de prendre l'avantage, mais après quelques tentatives, le pilote Renault s'envole, étant sur le rythme de l'homme de tête.

Ralf Schumacher procède à son arrêt-ravitaillement lors du 51e passage. Son pneu avant gauche est aux deux tiers lisses. Cette même boucle voit l'abandon au fond de son garage de Jacques Villeneuve.

Jarno Trulli n'attend que le tour suivant pour ravitailler, et l'on observe sur ses pneumatiques le même défaut que sur ceux de son coéquipier. Il reprend la piste avec un avantage un peu plus important sur son coéquipier qu'avant l'arrêt, ayant visiblement fait l'effort dans le tour qui ont séparé leur passage par les stands.

Depuis quelques tours, les deux pilotes Williams, 6e et 7e sont à la bataille. Heidfeld n'a en fait effectué qu'un ravitaillement contre deux à Webber mais l'équipe Williams n'a pas pour autant demandé à Webber de laisser à l'Allemand, plus rapide la voie libre. Ce dernier ne profite pas longtemps de la liberté de son rythme ravitaillant dans les mètres suivant. Montoya emprunte la ligne des stands au 56e passage, pour son second arrêt ravitaillement.

Giancarlo Fisichella est comme attendu le bénéficiaire de ces arrêts, se positionnant au 6e rang sur les talons de la Williams de Webber. Le Romain possède en outre indéniablement un avantge chronométrique potentiel d'une seconde au tour sur le pilote australien.

Nous sommes au 60e passage. Raikkonen devance Alonso de 22,3 secondes. Jarno Trulli et Ralf Schumacher roulent de concert à 47,3 et 47,6 secondes de l'homme de tête, tandis que 14 secondes derrière eux, la bataille fait rage entre Fisichella et Webber. Montoya mène sa course seul à une douzaine de seconde de ces deux hommes. Un autre homme devance sa place avec ardeur. Il s'agit de David Coulthard, 8e, directement menacé par Rubens Barrichello et Nick Heidfeld.

A l'entrée de la ligne droite du 64e tour, la patience de Giancarlo Fisichella est sur le point d'être récompensée, le pilote italien s'étant placé idéalement dans l'aspiration de la Williams. Mark Webber lui résiste par un léger écart, mais c'est en vain et l'Italien prend l'avantage au bout de la ligne droite. Il s'envole littéralement, étant sans conteste l'homme le plus rapide de cette fin du course, s'approchant boucle après boucle du record du tour.

Au 65e passage, Raikkönen entre dans son ultime révolution. Plus lent que les pilotes que les Toyota et désormais de Fisichella depuis quelques boucles, le Finlandais assure. Et après un peu moins d'une heure et demi de course, le pilote McLaren franchit la ligne d'arrivée en vainqueur, premier à rompre la domination des Renault en cette 5e épreuve de la saison. Second, Alonso renforce sa position au Championnat du Monde 2005. Les deux pilotes Toyota franchissent à leur tour la ligne d'arrivée roue dans roue, assurant là 11 points à Toyota. Trulli s'assure là son troisième podium de la saison. Quant à Giancarlo Fisichella, le Romain extrêmement véloce a pris en l'espace de quelques boucle un avantage de plus de 10 secondes sur Mark Webber, et s'approprie le record du tour alors qu'il passe sous le drapeau à damiers agité, rappelant là qu'il méritait mieux.

De ce Grand-Prix d'Espagne, deux enseignements d'importance pour la suite du championnat peuvent être tirés : - le retour en forme de McLaren avec son pilote de pointe Kimi Raikkonen, aperçu à Imola, se confirme. McLaren a définitivement réglé ses problèmes de mise en température de ses gommes en qualifications, et domine dorénavant incontestablement les débats. Raikkonen pourra-t-il revenir et lutter pour le titre? Cela semble en tout cas envisageable. - A l'inverse, le retour en forme des Ferrari vu à Imola, ne se confirme pas. Les Bridgestone semblent toujours connaitre les mêmes problèmes de mise en température dans les premiers tours, et a fortiori en qualifications, et étaient au juste au niveau en course, loin de leur grande domination du Grand-Prix de Saint-Marin. Ce Grand-Prix marquait peut-être la fin des chances de Michael Schumacher de conserver son titre.

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