Grand Prix d'Italie 2005
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Grand Prix de Formule 1 s'étant déroulé les 2, 3 et 4 septembre 2005 sur l'Autodromo nazionale di Monza. 15e manche du Championnat du Monde de Formule 1 2005. 746e épreuve du Championnat du Monde de Formule 1
La séance qualificative
(à compléter)
Le déroulement de la course
A l'issue du tour de formation les monoplaces se placent une à une sur la place conquise à l'issue de la séance de qualification. Conformément à la procédure de départ, les feux s'allument un à un puis s'éteignent simultanément, lâchant les monoplaces rugissante. Le départ des deux hommes en première ligne, L'envol de Juan Pablo Montoya et Fernando Alonso semble identique.
La première courbe est passée pratiquement sans encombre à l'exception d'une touchette de Monteiro qui perd quelques éléments aérodynamiques. A l'issue du premier tour, Montoya mène devant Alonso, Button, Sato, Trulli, Barrichello, Schumacher, Fisichella, Ralf Schumacher, Jacques Villeneuve, Raikkonen, Massa, Klien, Pizzonia, Monteiro, Doornbos. Coulthard, Webber, Albers, et Karthikeyan rejoignent les stands, le dernier d'entre eux ayant déchappé. Webber profite de l'incident l'ayant contraint à cet arrêt pour ravitailler.
Trulli est dépassé dès le début du second tour à la première chicane par Barrichello. Michael Schumacher fait bientôt de même dans la seconde chicane, mais sa manoeuvre le contraint de court-circuiter celle-ci. Le pilote Ferrari ne cède cependant pas cette position acquise, de façon légèrement contestable.
Montoya en tête aligne lors des premiers tours le record en course, s'adjugeant un avantage de 2,4 secondes sur Alonso et de 5,4 secondes sur Button, talonné par Sato, Alonso reprenant le record du tour. Les deux hommes dans un rythme similaire voient leur avance grandir au rythme d'une seconde à une seconde et demi au tour sur leur plus proche poursuivant. Trulli derrière a repris l'avantage sur Michael Schumacher et sépare de nouveau les deux Ferrari. Barrichello est lui même en une chaude bataille avec Sato, pour la 4e place.
Alors qu'au 7e tour, Alonso signe de nouveau le meilleur tour, Raikkonnen reste toujours devancé par un Villeneuve excellemment élancé. Les deux tours suivant, Montoya et Alonso s'échangent tour à tour la meilleur boucle en course. L'écart est resté constant, entre les deux leaders, Button naviguant désormais à 12,5 secondes, devant un groupe serré se prolongeant jusqu'au 11e, à 21,9 secondes, Raikkonen.
Tandis que Monteiro emprunte la voie des stands au 11e passage au volant de la Jordan EJ15B, pour ravitailler, l'avance de Montoya fond un peu plus au passage suivant, sur un nouveau record du tour d'Alonso.
Michael Schumacher est le premier des pilotes Ferrari à procéder au ravitaillement, l'immobilisation assez longue (9,8 secondes) se déroule sans incident. Le septuple champion du monde reprend la piste en 14e position. Barrichello se précipite identiquement dans les stands à la boucle suivant bientôt imité par Villeneuve. L'arrêt est long là aussi pour les deux hommes. Dans l'intervalle, Montoya descend sous la minute vingt-deux secondes, accroissant son avantage à 2,7 secondes sur Alonso, et 20,7s sur Button. Raikkonen libéré de Villeneuve hausse le rythme tournant régulièrement dans la minute vingt-deux.
Sato rejoint à son tour son stand au 17e passage, imité dans la même boucle par Doornbos. Au tour suivant Button fait de même. Etonnamement Sato retrouve quelques secondes plus tard à nouveau les stands, ayant été victime certainement d'un incident lors de son premier arrêt. A cet instant de la course, Montoya emmène la course devant Alonso (+2,7), Trulli (+24,3s), Fisichella (+25,0s), Ralf Schumacher (+31,3s), Raikkonen (+31,9s), Massa (+39,0s) et Pizzonia (+41,9s). Klien 9e ravitaille bientôt.
Alonso est le premier des pilotes Renault à ravitailler. L'homme reprend la piste entre Ralf Schumacher et Kimi Raikkonen. Dès le retour en piste de son rival, Raikkonen met un forte de pression sur le pilote espagnol. Montoya ravitaille à la boucle suivante, ressortant au coude à coude avec Fisichella. L'Italien prend finalement l'avantage. Derrière, après un tour de bataille, les deux rivaux pour le championnat du monde se départagent, Raikkonen prend l'avantage sur Alonso, après se l'être arrogé un instant quelques courbes plus tôt. Fisichella ne franchira pas un tour en tête ravitaillant à l'issue de sa prise de pouvoir.
Seul Raikkonen, Ralf Schumacher, Pizzonia n'ont pas ravitaillé après 22 boucles. Mais le pilote Toyota rejoint à son tour son stand laissant la voie libre à Alonso 3e, distancé désormais de 9,1 secondes par Montoya.
Pizzonia laisse finalement au 23e passag Raikkonen, seul homme à n'avoir rejoint son stand. Le pilote finlandais aligne les meilleurs tours en course, le pilote espérant reprendre une position avantageuse à l'issue de son ravitaillement ; derrière les Ferrari s'affrontent dans une bataille serrée pour la 8e place.
Raikkonen ravitaille finalement au 25e passage, probablement pour son seul arrêt, l'immobilisation étant assez longue. L'homme de McLaren reprend la piste derrière Fisichella et Trulli au 5e rang. A l'issue du premier ravitaillement de l'ensemble du plateau, Montoya devance en ce Grand Prix d'Italie 2005, Alonso de 9,3 secondes et Fisichella de 25,5 secondes. Trulli s'insère au 4e rang à 28,6 secondes de la tête devant Raikkonen (+32,7s). Suivent Button (+38,6s), Ralf Schumacher (+40,5s), Barrichello (+42,3s), Michael Schumacher (+42,7s), Pizzonia (+50,4s).
Rebondissement au 28e tour, le pneu arrière gauche, de nature tendre semble déchapper. Le pilote lève le pied au fur et à mesure de son tour, partant même dans l'une des courbes rapides dans l'une des chicane. Le pilote McLaren s'arrête pour un changement de pneus, ayant perdu déjà plus de huit secondes dans son tour de retour au stand, et retrouve la piste derrière Villeneuve, au 12e rang, sa course étant évidemment ruinée, et ce en dépit du fait qu'il ne lui faille plus s'arrêter. Coulthard a ravitaillé dans l'intervalle une seconde fois.
Les commissaires annoncent bientôt une enquête sur Christijan Albers. Et la sanction ne se fait pas attendre, bientôt, Albers est sanctionné d'un passage par les stands pour n'avoir pas respecté les drapeaux bleus, le Néerlandais s'exécutant immédiatement.
A l'issue du 32e passage, les positions s'établissent ainsi: Montoya devance Alonso (+8,8s), Fisichella (+27,3s), Trulli (+32,7s), Button (+44,2s), Barrichello (+48,1s), Michael Schumacher (+48,7s), Pizzonia (+52,7s), Massa +(62,2s), Raikkonen (+63,6s) et Villeneuve (+67,7s). Klien et Sato, distancés, sont les derniers hommes dans le même tour.
Monteiro, premier à ouvrir le ballet des ravitaillements, est de nouveau le plus prompt à réaliser son second arrêt. Klien connait quant à lui une chaleur dans la première chicane au freinage, mais sans conséquence bien heureusement pour lui. Doornbos imite binetôt Monteiro.
Tandis que Button, en bataille à distance avec Barrichello, ravitaille, énormément de poussière de frein s'échappe de la monoplace du Brésilien, à chaque ralentissement de la monoplace. Ce dernier a en effet fort affaire, menant aussi sur le front arrière une bataille serrée avec son coéquipier. Justement Michael Schumacher est le premier des deux hommes à ravitailler, retrouvant la piste derrière Button. Il est imité par Barrichello à la boucle suivante, ce dernier s'extrayant cette fois devant le Britannique.
Les arrêts se multiplient, et Alonso est l'un d'eux, ravitaillant à son tour lors de sa 39e boucle, l'arrêt semblant relativement long. Montoya, Fisichella et Trulli font de même au tour suivant, dans un ballet parfait. L'ensemble des pilotes de tête ont procédé à deux arrêts ravitaillement à l'exception de Pizzonia (5e) et Raikkonen (7e).
Les problèmes pneumatiques semblent toucher désormais tour une des Ferrari, les mécaniciens de la Scuderia attendant l'arrivée d'une des monoplace rouge. Il s'agit en fait de Barrichello, dont finalement on semble ne vérifier que la fixation du pneu arrière gauche. Alors que Klien, Sato et Webber procèdent à leurs arrêts ravitaillement respectifs, les deux hommes se trouvent au coude à coude dans la voie des stands, aucun d'entre eux ne veut céder poursuivant leur duel dans la sortie des stands jusqu'à la chicane.
Raikkonen remonté 4e, au bénéfice des arrêts ravitaillement, à 3 secondes de Fisichella, part soudainement en tête à queue dans la seconde chicane. Chanceux, malgré son train arrière dans la zone de gravier, il réussit à reprendre sa course. Cet incident intervient au bénéfice de Trulli qui reprend à nouveau l'avantage sur le pilote McLaren.
Le pilote Toyota reste sous la pression de Raikkonen est dans la 47e boucle, Raikkonen se place à ses côté à l'orée de la Parabolica, surprenant l'Italien. Après 48 tours, les positions s'établissent ainsi. Montoya devance Alonso de 9,3s et Fisichella de 25 secondes. Suivent Raikkonen, déchainé, à 33,5s, Trulli (+36,4s), Ralf Schumacher (+50,2s), Pizzonia (+50,9s), Button (+62,4s), Michael Schumacher (+63,4s), Massa (+73,2s). Les autres hommes sont à plus d'un tour.
Le Colombien, qui perd 2 secondes aux 48e et 49e tours semble confronté à son tour à un pneu arrière gauche défaillant. Le Colombien déterminé à l'emporter choisit de ne pas rejoindre son stand. Alonso s'est rapproché au 51e passage à 4,9 secondes, tandis que Raikkonen signe de nouveau le meilleur tour en course, le Finlandais se rapprochant à 4,3 secondes de Fisichella.
Le leader colombien entre dans son dernier tour. Alonso pointe son museau à plus de 3,5 secondes. Le pilote en termine en assurant son rythme et croise la ligne le point levé, 2,4 secondes devant Alonso. Fisichella rejoint les deux hommes 17,9 secondes après le vainqueur, assurant là 14 points à Renault, lui permettant de ne céder qu'un point au Championnat du Monde. Raikkonen, malheureux de la journée, croise la ligne à 22,7 secondes, cédant 3 nouveaux points à Alonso, l'Espagnol étant désormais avec 27 points d'avantage, en position d'être possiblement sacré dès le Grand Prix de Belgique. Jarno Trulli et Ralf Schumacher, dans un beau duo s'adjugent les 5e et 6e positions, devant un remarquable Pizzonia, et un Button à la BAR décevante. Michael Schumacher et Rubens Barrichello ne sont respectivement que 10e et 12e, devancés respectivement sur leur terre par les Sauber de Massa et Villeneuve. Remarquablement aucun abandon n'est intervenu lors de cette course réputée difficile.

