Grand Prix de France 2005
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Grand Prix de Formule 1 s'étant déroulé les 1er, 2 et 3 juillet 2005 sur le circuit de Magny-Cours (France). 10e manche du Championnat du Monde de Formule 1 2005. 741e épreuve du Championnat du Monde de Formule 1.
La séance qualificative
(à compléter)
Le déroulement de la course
Les monoplaces se disposent sur la grille une à une. Fidèlement à la procédure de départ, les feux s'allument un à un puis s'éteignent simultanément. Dès les premiers mètres, l'envol d'Alonso est parfait. Rubens Barrichello a quant à lui surpris Takuma Sato. Le passage au freinage d'Adelaide se déroule sans incident. Juan Pablo Montoya est déjà sur les basques de Fisichella. A l'issue du premier passage, Alonso devance Trulli de 1,4 secondes. Les deux hommes devancent dans l'ordre, Michael Schumacher, Rubens Barrichello, Takuma Sato, Giancarlo Fisichella, Juan Pablo Montoya, Jenson Button, Felipe Massa, Jacques Villeneuve, Kimi Raikkonen, Ralf Schumacher, Mark Webber...
Le début du deuxième tour est déjà celui de la déception pour Christian Klien dont la Red Bull s'immobilise sur le côté de la piste. En tête Fernando Alonso se forge lors des trois premiers tours un écart, alignant record du tour sur record du tour. Trulli, déjà à 4,1 secondes, possède une petite marge sur les deux Ferrari, respectivement à 1 seconde et 2,3 secondes. Derrière Raikkonen compense sa position de grille s'arrogeant le 10e rang.
L'écart en tête grandit encore. Après 5 tours, l'Espagnol possède 7,0 secondes d'avance sur Jarno Trulli, l'écart grandissant au rythme quasi constant de 1,4 secondes au tour. Michael Schumacher talonne toujours l'Italien à 0,8 secondes. Rubens Barrichello en revanche lache un peu de terrain en restant à 1,7s de son coéquipier.
Le leader de Ferrari se fait de plus en plus menaçant sur le pilote Toyota. Schumacher tente d'ailleurs de se signaler une première fois au 180°, sans succès dans le 8e tour.
Tandis que Monteiro et Albers sont à la bataille pour la 17e place, en tête, l'avance d'Alonoso est après 10 tours de 14,1 secondes, augmentant tel un métronome. Jarno Trulli quant à lui bénéficie de la nécessité de Schumacher de refroidir un peu sa température, le pilote allemand prenant volontairement un peu de distance. Les conditions de pistes sont en effet brulantes, la piste est chauffée à 51°C, sous des conditions atmosphériques à 31°C.
A mesure que les Ferrari échoue à se défaire de Jarno Trulli, Takuma Sato, Giancarlo Fisichella et Juan Pablo Montoya font peu à peu la jonction avec les trois premiers poursuivants d'Alonso. Patrick Frieascher à l'issue de sa 13e boucle dans les stands. Le pilote est le premier à ravitailler, sa monoplace semblant d'ailleurs légèrement endommagée sur un de ses flancs.
Deux passages plus tard, le ballet des ravitaillement est enclenché, puisque successivement, Takuma Sato, Felipe Massa, Ralf Schumacher et Tiago Monteiro rejoignent leur stands, sans incident particulier.
Alonso dont l'avance s'élève déjà à 22,9 secondes semble retarder au plus son premier arrêt. Narain Karthikeyan et Christijan Albers ravitaillent au 16e passage. Ils sont bientôt imité par une autre des monoplaces de tête, en la personne de Rubens Barrichello, dans le 17e tour.
Les deux poursuivants d'Alonso, Trulli et Michael Schumacher ravitaillent simultanément au 18e tour. Chez Ferrari on tente un "coup" par un arrêt extrêment court. Le pilote Ferrari réussit sa manoeuvre ressort 30 à 50 mètres devant le pilote Toyota.
Fisichella, Villeneuve et Webber ravitaillent au 19e passage. L'arrêt est particulièrement long pour Fisichella, pour lequel l'embout de ravitaillement a mis du temps à être enclenché dans la monoplace. Cette mésaventure ne se reproduit pas lorsqu'au 20e tour Alonso ravitaille à son tour. Il reprend la piste une dizaine de secondes devant Montoya, le Colombien devaçant son coéquipier de 4 à 5 secondes. Chaleur pour David Coulthard lorsqu'il reprend la piste au 21e passage : se trouvant côte à côte avec Nick Heidfeld, les deux hommes se frôlent dans la longue courbe à droite qui suit la sortie des stands.Restées en piste et visiblement sur une stratégie à deux arrêts, les deux McLaren alignent les meilleurs tours en course.
Sato dépassé quelques secondes plus tôt par Barrichello pour la 6e place, le surprend lorsque le Brésilien se trouve à Adelaide aux prises avec des retardataires, trois monoplaces se retrouvant de front dans ce freinage accaparant l'attention du pilote Ferrari , et prend ainsi l'avantage.
Montoya emprunte la voie des stands au 26e passage. Le pilote McLaren parvient à reprendre la piste devant Michael Schumacher, à 31 secondes de la tête.
Dans les boucles suivantes, l'ambitieux japonais de BAR tente une nouvelle manoeuvre sur Jarno Trulli de nouveau à Adelaide. Mais le Japonais est trop optimiste sur son freinage et sort bien large, rétrogradant finalement à la 9e place.
Raikkonen, à 9 secondes d'Alonso ravitaille à la fin du 28e tour. L'arrêt se déroule parfaitement, le pilote finlandais retrouvant la piste quelques poignées de secondes devant Montoya. Dans ce même tour, Felipe Massa rejoint son stand mais malheureusement pour un arrêt définitif.
Webber est le premier à ravitailler une seconde fois à l'issue de son 31e tour. Après 33 boucles, Alonso mène devant Raikkonen à 30,9 secondes. Les deux hommes devancent dans l'ordre: Montoya (+35,3s), Michael Schumacher (+36,1s), Jarno Trulli (+54,8s), Rubens Barrichello (+57,3s), Jenson Button (+59,1s), Giancarlo Fisichella (+59,9s), Sato (+60,8s), Jacques Villeneuve et Ralf Schumacher. Les autres pilotes sont à plus d'un tour, entre autres les deux monoplaces Williams-BMW.
Michael Schumacher que l'on savait définitivement sur une stratégie à 3 arrêts du fait de son initial bien court ravitaillement confirme la donne au 34e passage rejoignant les stands. Le pilote Ferrari reprend la piste sans perdre un rang, à 56 secondes de la tête de course. Chez Sauber, on intime l'ordre au même moment à Massa de reprendre la piste, le pilote ayant désormais six tours de retard sur le coeur de la course. Ce retour en piste est cependant de courte durée pour le Brésilien de retour à son garage 2 boucles plus tard. Dans l'intervalle, Patrick Friesacher a abandonné, stationnant sa monoplace parfaitement à l'abri d'un muret.
Barrichello emprunte à son tour la voie des stands à l'issue du 39e passage, le pilote Brésilien reprend la piste en 10e place, à un tour de la tête, et 8,2 secondes de Ralf Schumacher, 9e. Quelques tours après la mésaventure de Friesacher, Albers est soudainement visiblement trahi par ses pneumatiques sortant soudainement dans la longue courbe à droite. Les inquiétudes - tout au moins en apparence - se font d'ailleurs de plus en plus présentes chez toutes les équipes équipées de Michelin, la plus sérieuse touchant Juan Pablo Montoya assez lent.
Fernando Alonso rejoint ses stands aux 41e passage, le pilote ayant une avance si confortable qu'il reprend la piste 14 secondes devant Kimi Raikkonen.
Pour Montoya les problèmes sont de plus en plus patents, ce dernier perdant 3 à 4 secondes au tour sur son coéquipier. Le Colombien se fait même dédoubler par les pilotes à un tour. Il s'agit visiblement plutôt que d'un problème pneumatique, d'un problème de boite de vitesse.
A l'issue de son 45e passage, Jarno Trulli est rappelé à son stand, pour un arrêt sans incident particulier.
Dans la 47e boucle, Michael Schumacher, revenu à hauteur d'un très lent Montoya lui subtilise la place sur le podium. Et dès le 48e tour, le Colombien range sa monoplace sur le bord de la piste au niveau de la courbe Imola, abandonnant, cela sera confirmé plus tard sur un problème hydraulique Dans l'intervalle Button et Fisichella ravitaillent à leur tour pour leur second arrêt.
Alors que s'achève le 49e tour, Barrichello respecte avec zèle les drapeaux bleus agités pour lui signaler l'arrivée d'Alonso, prêt à lui prendre un tour. Villeneuve, temporaire 4e rejoint quant à lui ses mécaniciens pour son second ravitaillement. Le principal bénéficiaire des récents arrêts est Giancarlo Fisichella, le pilote Renault ayant conquis la 4e place. Son retard sur Michael Schumacher fond lorsque ce dernier respecte son troisième arrêt. Le pilote Renault se retrouve ainsi lorsque le pilote Ferrari reprend la piste à un peu plus d'une seconde du pilote Ferrari. L'Italien comble dixième après dixième son retard sur le septuple champion du monde. Visiblement plus rapide dans Estoril, Fisichella se signale tour après tour en tentant de se porter à ses côtés au pilote allemand.
Kimi Raikkonen et Rubens Barrichello ont dans l'intervalle ravitaillé dans leurs 56e passages. Ils sont bientôt imités par Alonso au 58e tour, pour son 3e arrêt, tandis que Nick Heidfeld, qui vit un difficile après midi en est à son 6e arrêt. Giancarlo Fisichella, au tour suivant, imite son coéquipier. Malheureusement pour l'Italien, tout ne se passe pas au mieux: son moteur cale et l'Italien perd toute chance de conserver sa 4e place. Il reprend la piste en effet au 6e rang à un tour du rythme d'enfer des deux pilotes de tête, derrière Button, et Trulli.
Après 63 boucles, Alonso devance Raikkonen de 17,1" secondes, et Michael Schumacher de 1'07"0. Les deux premiers restent dans un rythme très véloce, variant entre 1'17" et 1,17"8, sans concurrence en piste. Button, à une douzaine de secondes de Schumacher, a comblé l'écart pendant quelques tours, mais ce derrnier ne se réduit plus que d'une demi seconde par tour, un rythme insuffisant pour menacer l'Allemand.
Les derniers tours sont relativement tranquilles. Si l'avance d'Alonso s'est quelque peu réduite au 68e passage, à 15"6, le retard de Schumacher sur l'homme de tête a grandit dans les dernières boucles à 1'04"9. L'Espagnol entre dans son dernier tour, tandis que chez Renault on se prépare à fêter cette victoire au Grand Prix national. L'Espagnol casse son rythme dans la dernière chicane et reçoit le drapeau à damiers au ralenti lui permettant de saluer tant son équipe que la tribune Renault. Raikkonen croise la ligne 11,8 secondes plus tard. Michael Schumacher dernier pilote dans le même tour rejoint la ligne d'arrivée à un rythme de sénateur, à 1'21"9 de l'homme de tête, cédant plus de 10 secondes dans le dernier tour. Les trois hommes du podium devancent dans l'ordre Jenson Button, Jarno Trulli, Giancarlo Fisichella, Ralf Schumacher et Jacques Villeneuve, tous à un tour.

