Grand Prix de Monaco 2005
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Grand Prix de Formule 1, s'étant déroulé lors du week-end du 19, 21 et 22 mai sur le circuit de Monaco (Monaco). 6e manche du Championnat du Monde de Formule 1 2005. 737e épreuve du Championnat du Monde de Formule 1.
La première séance qualificative
(à compléter)
La seconde séance qualificative
(à compléter)
Le déroulement de la course
Au départ les monoplaces s'élancent parfaitement à l'exception de Mark Webber, devancé au départ par Giancarlo Fisichella et Jarno Trulli. Ainsi, au premier passage, Kimi Räikkönen devance dans cet ordre Fernando Alonso, Giancarlo Fisichella, Jarno Trulli, Mark Webber, Nick Heidfeld, David Coulthard, Michael Schumacher, Felipe Massa, Jacques Villeneuve, Rubens Barrichello, Juan Pablo Montoya.. Ralf Schumacher est parvenu quant à lui à voler la politesse au départ à Narain Karthikeyan.
Peu à peu Raikkonen prend légèrement le large, s'arrogeant un avantage de 2,3 secondes sur Alonso après 5 tours. Les deux Renault roulent elles mêmes groupées, près de 5 secondes devant Trulli. Le meilleur tour est alternativement la propriété de Raikkonen et Alonso, Fisichella tournant lui même sensiblement au dixième près dans les mêmes temps que ses deux concurrents.
Entre les 8e et 10e passage, le rythme n'est plus imposé que par Raikkonen, qui accentue boucle après boucle son avance. Après 11 tours, l'avantage du pilote McLaren sur Alonso est de 3,2 secondes, Fisichella ayant cédé 3,2 secondes à son coéquipier. Trulli qui a une légère avance d'une seconde et demi sur Webber est lui-même à 5 secondes de ces deux hommes. Karthikeyan profite justement de cette 11e boucle pour ravitailler mais aussi et -- c'est plus ennuyeux pour l'Indien -- pour changer son train de pneus Bridgestone.
A l'avant Raikkonen continue de dominer le rythme, son avantage après 14 tours se situant à 4,2 secondes. Au 18e passage cependant, Raikkonen dépasse Tiago Monteiro et l'avantage se réduit à 3,1 secondes (Fisichella se maintenant à 2 secondes de son coéquipier). Le dépassement se déroule de façon plus aisée pour Alonso, lui permettant ainsi de conserver pratiquement inchangé son réduit retard. Un peu plus loin dans la hiéarchie, l'écart entre Trulli et Webber se resserre par deux fois à l'occassion d'un dépassement sur les deux pilotes Jordan, dans les 17e et 19e tours.
Après 20 tours, Raikkonen possède une avance de 5,4 secondes sur Fernando Alonso, et de 8,9 secondes sur Giancarlo Fisichella. Suivent Trulli (+22,3 secondes), Webber (+23,2), Heidfeld (+25,0), Coulthard (+31.2). Le pilote Red Bull est talonné par Michael Schumacher.
Karthikeyan dans son 19e passage emprunte de nouveau la voie des stands visiblement confonté à des soucis techniques. Dépassé sous le tunnel au ralenti alors qu'il a repris la piste, il choisit l'abandon au fond du garage Jordan au tour suivant.
Soudain, au 24e tour, une des Minardi part en tête à queue au Portier, la courbe précédant la descente et le virage du Loews, obstruant légèrement la piste. Schumacher s'accroche sur le train arrière de Coulthard immobilisé y perdant son aileron. Alors que Coulthard s'est dégagé de sa position, le champion du monde reste quelques dizaines de secondes immobilisé, achevant d'obstruer la piste. On attend alors le drapeau rouge, mais c'est finalement la voiture de sécurité qui est choisie par la direction de course au moment où Michael Schumacher s'extrait de sa position inconfortable.
Alonso, Fisichella, Webber, Heidfeld, Massa, Fisichella, Michael Schumacher, Friesacher et David Coulthard choisissent de ravitailler. Les deux Renault arrivant aux stands quasi simultanément, Fisichella est le plus pénalisé lors de cette manoeuvre, d'autant plus que sa trappe à essence est un temps récalcitrante à l'ouverture. Quant à Coulthard, les mécaniciens de Red Bull ne peuvent que confirmer à l'Ecossais la casse de sa suspension arrière l'obligeant à renoncer.
Le classement est donc bouleversé, Raikkonen devançant désormais dans cet ordre, Trulli, Alonso, Webber, Heidfeld, Massa, Villeneuve, Fisichella, Barrichello, Montoya, Liuzzi, Ralf Schumacher, Michael Schumacher, Friesacher, Monteiro et Albers.
Les monoplaces sont libérées par la voiture de sécurité au 28e passage. Immédiatement Raikkonen prend le large au premier tour sur Trulli, creusant un avantage sur le peloton emmené par l'Italien de 3,5 secondes. Les rythmes ont changé à la suite de la neutralisation, Raikkonen tourne ainsi régulièrement entre 1'17"5 et 1'19", plus lentement qu'en début de course, tandis que ses principaux rivaux sont dans un rythme de 1'20". Dans l'intervalle, Friesacher se sort assez violemment au 29e tour.
L'écart grandit en tête. Raikkonen se creuse tour après tour un avantage suffisant pour reprendre la piste après le ravitaillement devant Alonso. Ainsi au 36e tour, si Trulli possède un retard, de 17,7 secondes sur le pilote McLaren, le retard pour Alonso s'élève à 25,1 secondes.
Jacques Villeneuve ravitaille au 38e passage. Il est le premier à ouvrir la valse des ravitaillements, Trulli choisissant le passage par la voie des stands au tour suivant. Le pilote Toyota reprend la piste à la 11e place derrière son coéquipier, à 45 secondes de l'homme de tête. Depuis 2 tours la Ferrari est soudainement rapide et aligne les meilleurs tours en course sous la minute seize secondes. Raikkonen observe son arrêt ravitaillement au 41e tour alors qu'il possède un avantage d'environ 35 secondes sur son rival Espagnol. Il reprend la piste avec un avantage réduit à environ 13 secondes sur le pilote Renault.
A la 44e boucle, seul Barrichello, Montoya et Liuzzi, occupant respectivement les 8e, 9e et 10e rangs, n'ont pas ravitaillé. Barrichello et Liuzzi optent justement pour la boucle suivante pour emprunter la voie des stands. Montoya ne reste pas longtemps dernier pilote en piste à n'avoir ravitaillé puisqu'au 46e passage, après avoir fortement attaqué lors des deux tours précédents, il rejoint son stand. Il reprend la piste en 10e position, ayant tiré avantage de la manoeuvre, puisque Liuzzi et Barrichllo son respectivement 12e et 13e.
Barrichello, justement, écope dans l'intervalle d'une pénalité de passage par la voie des stands pour excès de vitesse dans la voie des stands. A l'avant de la course, l'avantage reste sensiblement constant pour Raikkonen, le pilote McLaren possédant une marge de 15,3s sur son premier poursuivant Alonso. Son avantage est réduit à 8 dixièmes sur Webber, sans que le pilote australien soit réellement en capacité de le mettre en danger. Heidfeld est sur leur talon quelques secondes devant Massa. Giancarlo Fisichella roule à un peu plus de 10 secondes de ce dernier emmenant Trulli.
Massa justement abandonne sa 5e place au 50e passage, respectant une stratégie de deux ravitaillements. Dans les boucles suivantes, Alonso et Webber grignotent bien légèrement leur retard sur Raikkonen étant les deux hommes les plus rapides en piste. Mais dès le 53e tour, Raikkonen réagit, imposant de nouveau le rythme. Nick Heidfeld, déjà proche du duo Alonso-Webber, fait lui-même la jonction sur les deux hommes au rythme de l'homme de tête.
Après quelques tours derrière son coéquipier, ce dernier ravitaille au 57e passage, reprenant la piste quelques secondes devant Fisichella. L'Italien au courant, avait en vain, haussé le rythme, un léger écart à Sainte Dévote en témoignant.
L'autre Williams ravitaille à son tour au passage suivant, mais mauvaise opération pour l'Australien, il retrouve la piste quelques dizaines de mètres derrière son coéquipier. Michael Schumacher choisit lui aussi la même boucle pour un second ravitaillement, reprenant la piste derrière Liuzzi. Mais l'Allemand a empiété sur la ligne jaune délimitant la sortie des stands.
Dans le 61e tour, Liuzzi sous la pression du septuple champion du monde touche les barrière avec son train arrière droit et rentrant au ralenti au stand doit se résoudre à abandonner, suspension probablement cassée. Alonso, assez lent durant quelques tours, et désormais à 30 secondes de Raikkonen, ne possède désormais plus qu'un maigre avantage de 5 secondes sur Heidfeld, l'Allemand restant en avant de 3 secondes sur son coéquipier.
Fisichella emmène un groupe très resserré impliquant Montoya, Ralf Schumacher, Felipe Massa, et Jacques Villeneuve. Le Québécois tente le dépassement à Sainte Dévote, mais est contraint à un tout droit qui force son coéquipier à se diriger vers le dégagement. Si Villeneuve casse son aileron sur la protection disposée à cet endroit, Massa peut reprendre la piste, ayant perdu quelques places au profit des Ferrari.
Alors que justement les Ferrari font la jonction, Fisichella en difficulté avec ses pneumatiques cède à Trulli au Loews, le pilote Toyota ayant choisi une manoeuvre osée à l'intérieure, qui fait probablement souffrir la suspension arrière sur le trottoir intérieur. C'est le début de la descente aux enfer pour Fisichella qui perd courbe après courbe des places au profit de son groupe de poursuivant. Plus en avant la joie est de courte durée pour Trulli qui a lui même fait souffrir sa monte pneumatique dans la manoeuvre et perd finalement sa place au profit de Montoya puis de Ralf Schumacher, des deux Ferrari. Il emprunte finalement la voie des stands dépité, montant un nouveau train de pneus. Montoya 5e devance ainsi Ralf Schumacher, Rubens Barrichello, Michael Schumacher, Giancarlo Fisichella, Felipe Massa, Jarno Trulli et Jacques Villeneuve.
Alonso, qui souffre lui aussi de problème penumatiques perd dans le 71e tour sa seconde place à la chicane du port. Heidfeld avait tenté le dépassement dans les tours précédent au même endroit sans succès.
Webber survolté se fait à son tour pressant sur le pilote Espagnol dans les boucles suivantes. Dans la 73e boucle, le pilote australien réussit pratiquement sa manoeuvre, mais manquant son freinage oblige les deux pilotes à un tout droit dans la chicane. Fisichella reprend l'avantage. Au tour suivant, la manoeuvre cette fois, réussit, même si les deux pilotes court-circuitent de nouveau quelque peu la chicane.
Heidfeld est l'homme le plus rapide en course, comblant au rythme de 3 secondes au tour son retard sur Raikkonen. Raikkonen mène ainsi au 75e passage de 23,4 secondes sur Heidfeld, et de 33,3 secondes sur Herbert. Derrière, à 38,6 secondes de l'homme de tête, Alonso est déjà sous la menace de Juan Pablo Montoya. Le pilote McLaren fait la jonction. Très vite, Ralf Schumacher, Barrichello et Michael Schumacher reprennent les deux hommes.
Kimi Raikkonen est dans l'intervalle rentré dans son dernier tour. Le pilote Finlandais se dirige sur un rythme calme vers sa seconde victoire de la saison et passe au ralenti sous le drapeauà damiers, levant le poing. Un autre pilote lève le poing de rage quelques secondes plus tard, en la personne d'Heidfeld, le pilote Williams conquérant son second podium, devant cette fois son coéquipier. Fernando Alonso, sous la pression absolue de Montoya et de la meute de poursuivant jusque dans la dernière courbe, sauve sa 4e place sous le drapeau à damiers, 2 dixièmes devant le pilote McLaren. Pour la première fois de la saison, le pilote Espagnol n'est pas au rendez-vous du podium. Le groupe de pilote franchit ainsi dans un ordre inchangé la ligne à l'exception de Michael Schumacher, impitoyable, qui subtilise sur la ligne la 7e place à son coéquipier.

