Grand Prix de Saint-Marin 2005

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Grand Prix de Formule 1, se déroulant le week-end des 22, 23 et 24 avril 2005 sur 62 tours de 4,933 km du circuit d'Imola. 4ème épreuve du Championnat du Monde de Formule 1 2005.

Sommaire

La première séance qualificative

C'est la Red Bull de l'italien Vitantonio Liuzzi qui s'élance la première. L'italien pour son baptême du feu réalise un tour propre et fixe le premier chrono de référence en 1'21"804. Ce chrono ne tient pas longtemps puisque c'est au tour de Alexander Wurz de sortir sur la seconde McLaren. L'autrichien réalise lui aussi un tour sérieux et fixe la barre à 1'20"632... à 3 dixièmes de sa performance du matin en libres. Puis c'est le très prometteur indien, Narain Karthikeyan qui malgré une Jordan au comportement encore instable réalise un beau chrono en 1'23"123... Bien meilleur que celui que de son équipier Tiago Monteiro, deux secondes plus lent, une fois de plus en retrait. Les choses très sérieuses commencent alors avec l'entrée en piste de Giancarlo Fisichella, bien malheureux à Bahrein. Muni de la nouvelle évolution moteur, l'italien a limé le bitume pendant les essais libres au profit de l'écurie. Dans les temps de Wurz après les deux premiers partiels, il a toutes les peines du monde à maîtriser un travers à Rivazza. Avec une seconde pleine de retard, il voit toutes ses chances s'écrouler pour cette qualif... au grand déplaisir de Flavio Briatore. C'est ensuite à [[Michael Schumacher[ Michaël Schumacher]] de faire son entrée en piste. Le couteau entre les dents, l'allemand réalise un très beau chrono en 1'20"260 qui tiendra jusque dans les dernières minutes de la qualif avec des conditions de piste différentes. Défilent ensuite Nick Heidfeld qui en 1'20"807 réalise une performance en demi-teinte à quatre dixièmes de son équipier Mark Webber (1'20"442). Retour en forme par contre des BAR... Pas forcément manifeste pour Takuma Sato qui passe la ligne en 1'20"851... c'est carrément prometteur, lorsque la BAR de Jenson Button échoue en 1'20"464 à deux petits dixièmes du pilote de la Scuderia. Autre duel très attendu, le combat entre Jacques Villeneuve et Felipe Massa. Le canadien que l'on attend au virage... du moins ici à la variante, s'en sort remarquablement et laisse entrevoir les progrès de la Sauber. En 1'20"999, il s'intercale entre Sato et Fisichella. Mais Felipe Massa va encore une fois faire mieux que son équipier. Il claque un chrono de 1'20"593 qui lui vaudra la septième place au final. Sauber va beaucoup mieux. Les gros clients se succèdent et c'est au tour de Rubens Barrichello de se casser les dents sur le chrono de son leader. Déjà distancé au premier intermédiaire, il échoue à plus de 6 dixième de l'allemand en 1'20"692... un temps qui ne lui vaudra que la 11ème place. David Coulthard pour sa part ne peut hélas pas rassurer sur les performances de la Red Bull sur le tracé d'Imola. La voiture a semblé depuis les libres très instable. Et c'est confirmé avec un chrono de 1'21"632 qui le place à la 14ème place néanmoins devant son équipier Vitantonio Liuzzi, 16ème. Pour David, les Red Bull sont à leur place. Autre petite déception de cette séance... Les Toyota manifestement mal à l'aise sur les "trottoirs" d'Imola. Ralf Schumacher en 1'20"994 finit juste devant Villeneuve... Il sera au final 12ème à une grosse seconde du premier. Jarno Trulli, toujours aussi saignant en qualifs réussit une fois de plus à mieux placer sa Toyota... sixième en 1'20"492. Il ne reste que deux voitures à passer... Et l'on pressent déjà que ce sont deux gros candidats à la pôle. En 1'19"886, Kimi Raikkonen réalise le sans faute et repousse Michael Schumacher au deuxième rang. Le leader du championnat, Fernando Alonso s'élance enfin... En retard après deux partiels, l'espagnol tente le tout pour le tout mais échoue à trois petits millièmes du finlandais.

Rien n'est donc joué pour la pôle entre les deux pilotes... De même derrière pour Schumacher à 3 dixièmes, talonné par Webber, Button et Trulli. De Kimi Raikkonen à Tahuma Sato, ils sont dix pilotes à se tenir en moins d'une seconde.

Les choix stratégiques de chacun en matière de gommes et de carburant pourront encore demain bouleverser cette hiérarchie fragile. D'autant que l'on annonce d'éventuelles averses pour la deuxième séance de qualifications. Pour une fois, la pré-grille du samedi ne semble absolument pas figée.

La seconde séance qualificative

Il a plu et c'est sur une piste s'asséchant progressivement que va se disputer cette deuxième séance de qualifications. Ce sont comme d'habitude les Minardi qui vont en découdre les premières. Il boucle un temps médiocre au delà de la minute trente pour un total de 2'57"08. Christijan Albers semble en mesure de faire une fois encore mieux que son équipier qu'il domine dans le premier secteur. Mais il se loupe et sort. Les commissaires devant alors dégager sa monoplace pour la poursuite de la séance. C'est au tour des deux Jordan de sortir. Tiago Monteiro réalise un temps convenable sur cette deuxième séance... mais pas assez pour oser espérer récupérer les deux secondes pleines qu'il a lâchées lors de la première qualif. En 2'54"252, il se place en 18ème position, largement devancé par Narain Karthikeyan qui effectue un tour propre et s'empare de la pôle provisoire en 2'52"099. Vitantonio Liuzzi prend à son tour la piste et signe un joli chrono qui lui permet de s'emparer à son tour de la pôle provisoire en 2'48"155, avec 4 secondes d'avance sur la Jordan de Karthikeyan. La 17ème place au final. Il se permet même de faire mieux sur cette séance que David Coulthard qui commet une faute dans le premier secteur. Néanmoins, l'écossais conserve l'avantage d'un souffle sur son jeune équipier italien. Il est 16ème en 2'48"070. Entre temps, le second pilote Renault, Giancarlo Fisichella est aussi passé. Il réalise un tour propre mais très loin dans les conditions de piste du chrono que fixera son équipier. Pôle provisoire, mais 13ème au final en 2'46"710... on sent l'italien désabusé lorsqu'il s'exprime sur sa performance.

C'est ensuite à un Jacques Villeneuve revigoré de faire son apparition. Il signe à nouveau un chrono prometteur et s'empare à son tour de la pôle en 2'46"259, temps qui le place en douzième position. Loin toutefois derrière Felipe Massa à nouveau impeccable qui le devance d'une seconde et demie sur les deux séances... 2'44"930, le brésilien est 8ème. Mais ayant dû changer son moteur, il devra être rétrogradé de 10 places sur la grille. Règle qui n'honore pas la performance du petit pilote Sauber sur ces séances qualificatives où il a été une fois de plus exemplaire. Ralf Schumacher et Rubens Barrichello se sont aussi élancés... et avec l'amélioration des conditions de piste ont à leur tour fixé les temps de référence à 2'45"416 puis 2'45"243 qui leur valent les 9ème et 10ème positions sur la grille du fait de la rétrogradation de Felipe Massa. Les BAR vont se montrer plus offensives sur ce tour chronométré. Takuma Sato fixe un remarquable chrono en 2'44"658 qui efface celui de Barrichello. Cette performance lui permet de "sauter" Nick Heidfeld (2'45"196) et Alexander Wurz (2'44"689) auteurs de performances plus modestes. Le japonais réalise donc un bond sur la grille... Avec un chrono en 2'44"658, il s'élancera de la sixième position. C'est après au tour de Jarno Trulli de prendre la piste. L'italien réalise un tour limpide en 2'44"140 n'échouant pour la quatrième position qu'à sept petits millièmes de Mark Webber (2'44"511).

Jenson Button, à l'image de Sato accomplit un tour offensif qui lui permet de s'emparer de la pôle provisoire en 2'44"105. Cela met sans doute aussi la pression sur Michael Schumacher qui s'élance à ce moment... L'allemand est devancé au terme des deux premiers intermédiaires et sans doute mis au courant se donne à fond... sans doute trop, puisqu'il part à la faute dans Rivazza. Il perd là de précieuses secondes qui lui coûteront bien plus cher que sa troisième place sur la grille. Auteur d'un temps cumulé bien médiocre (2'47"244), l'allemand perd dix positions sur la grille et réalise assurément la mauvaise performance de la séance... au grand bonheur de Flavio Briatore qui lève un point exultant. Fernando Alonso s'élance alors... En avance sur les deux premiers intermédiaires, il semble gérer dans le dernier et place la pôle un peu plus haut (2'43"441) avant que Kimi Raikkonen ne fasse exploser ce chrono de plus d'une demie-seconde en 2'42"880...

C'est donc le finlandais qui s'élancera en pôle cet après-midi, avec le leader du championnat, Fernando Alonso à ses côtés. Il se pourrait que le pilote McLaren soit un peu moins chargé en essence et s'arrête un ou deux tours avant son challenger du jour. Il faudra aussi suivre d'un oeil la météo que l'on annonce incertaine cet après-midi pour la course.

La course

C'est par une température clémente de 19° (28° sur la piste) que va se disputer cette course qui apparemment devrait être épargnée par la pluie. On attend avec impatience un duel au sommet entre Kimi Raikkonen et Fernando Alonso qui se sont montrés intraitables en qualifications. On aura un duel encore plus inattendu mais non moins savoureux...

A l'extinction des feux, c'est le finlandais qui s'empare autoritairement du commandement devant Alonso, Button, Trulli, Sato et Webber. Très vite, ce dernier passe d'ailleurs Sato pour la 5ème place. A la fin du premier tour, le classement est le suivant. Raikkonen a creusé un écart significatif sur Alonso (+2 secondes), Button est 3ème (+2.8), Trulli 4ème (+3.8)... Suivent Webber (+4.6), Sato (+5.4), Wurz (+6.1), Villeneuve qui a pris un très beau départ sautant de la 11ème à la 8ème position (+6.9), Barichello (+7.5), Heidfeld (+8.2), Fisico (+8.7), Ralf Schumacher (+9.2)... Michael Schumacher pointe déjà à dix secondes en 13ème position.

Kimi Raikkonen poursuit multiplie les meilleurs tours et accentue son avantage sur Alonso qui pointe au 5ème tour à 3 secondes du finlandais. Les deux hommes paraissent sur une autre planète, tournant une seconde plus vite que leurs poursuivants. Jenson Button, 3ème est déjà à plus de 8 secondes du leader. Trulli à 11 secondes. Au 5ème tour, c'est Fisichella qui est une nouvelle fois victime du sort. Un problème technique lui fait perdre le contrôle de sa voiture. Il est victime d'une sortie de route qui provoque pour lui l'abandon... le troisième en trois courses.... Après Sakhir, le pilote italien n'a encore pu couvrir que quelques boucles avant d'être trahi par sa mécanique. S'ensuit ensuite une bataille à coups de centièmes entre Raikkonen et Alonso... Mais stupeur au 9ème tour, le pilote McLaren rentre au ralenti vers son stand et abandonne, problème de transmission.

On se dirige alors sans doute vers une nouvelle balade de santé du pilote Renault. Au 14ème passage, Fernando Alosno mène en effet la course avec 9.4 secondes d'avance sur Jenson Button. Derrière, Trulli 3ème à 22 secondes, est complètement lâché. Il ralentit en outre un petit peloton composé de Webber, Sato, Wurz, Villeneuve et Barichello. Suit un "groupetto" germanique composé de Heidfeld, Ralf et Michaël Schumacher qui navigue déjà à plus de 30 secondes du leader. Au 16ème tour, Massa est victime d'un contact avec Coultard qui lui a brutalement fermé la porte à Rivazza. Le brésilien a perdu une dérive de son aileron avant et rentre au stand pour le remplacer. Au tour suivant, on se prépare à accueillir une voiture chez Ferrari. Et c'est Barichello qui rentre ravitailler. Hélas, il doit repasser par son stand au tour suivant et abandonne.

Au 20ème tour, c'est Monteiro qui donne le signal de la première salve de ravitaillements. Il est imité au 21ème par Ralf Schumacher, Heidfeld et Karthikeyan. Au 22ème tour, c'est Takuma Sato qui tente et réussit un superbe intérieur sur Webber pour le gain de la 4ème place. Ce même Webber qui s'engouffre d'ailleurs à l'issue de ce tour dans la ligne des stands sur les talons de Jarno Trulli. Puis c'est au tour de Sato et Villeneuve de passer par les puits au 23ème tour, Button au 24ème, Wurz et Coultard au 25ème. Mais Liuzzi et surtout Michael Schumacher n'ont pas encore réalisé leur arrêt.

Et c'est précisément à ce moment que Schumi entreprend sa remontée phénoménale. Débarrassé de Schumacher et Heidfeld, il aligne pendant 6 tours des tours hallucinants, tournant 2 secondes plus vite que tout le monde. Il place d'ailleurs un chrono étonnant en 1'22'287. Il s'arrête finalement à son tour pour ravitailler au 27ème tour. Et quand il ressort, on s'aperçoit que ce festival lui a permis de griller Ralf Schumacher, Heidfeld, Villeneuve, Webber, Trulli, Sato et Wurz. Sept voitures en un ravitaillement... sans oublier bien sûr la séquence chronométrique qui a précédé. On se croirait l'espace d'un instant revenu à Magny-Cours quelques mois auparavant. Au 28ème passage, Alonso précède désormais Button (+9.7 secondes) et Schumacher qui semble très loin (+31.6). Suivent Wurz (+35.3), Sato (+37.8), Trulli (+47.6), Webber (+48.1), Villeneuve (48.9) qui talonne l'australien. D'ailleurs au 30ème tour, Webber se rate sur la chicane haute et Villeneuve en profite pour le passer et s'emparer de la 7ème place.

Ce qui suit, c'est surtout le second acte de la symphonie "imolienne" du pilote Ferrari... qui grapille deux par deux les secondes qui le séparent des deux pilotes qui le précèdent. On voit d'ailleurs Flavio Briatore qui commence à s'inquiéter de la cadence du diable rouge. Fernando Alonso est vite informé de ce retour en force du septuple champion du monde. Mais il ne parvient qu'à endiguer très modestement ce retour en force... Il tourne aux alentours de 1'23"/1'24" alors que le pilote Ferrari aligne les tours en 1'22".

Petit intermède dans ce choc de titans... C'est Felipe Massa qui au 36ème tour rend la monnaie de sa pièce à David Coultard. Il s'appuie "généreusement" sur le flanc de l'écossais pour le dépassser et le sort de la trajectoire... Au passage, il gratifie son "ami" du jour d'un doigt, que l'écossais, fin connaisseur en la matière, apprécie certainement à sa juste valeur.

Retour aux choses sérieuses en tête de la course. Le baron rouge déchaîné a opéré la jonction avec Button. Pendant 5 tours, le pilote anglais résiste à l'allemand. A tel point que l'on s'agite dans le stand Ferrari, sans doute pour anticiper le ravitaillement du pilote de la Scuderia. D'autant que Monteiro (40ème tour), Massa (41ème), Alonso et Webber ont déclanché la deuxième vague de ravitaillements. Suivent Heidfeld et Ralf Schumacher (44ème), Trulli (45ème), Sato, Villeneuve et Coultard (46ème), Wurz et Liuzzi (47ème). Mais nouveau coup de théâtre, après cinq tours d'intimidation, l'ogre rouge fond sur sa proie au 47ème tour. Peut-être gêné par les deux Williams attardées, l'anglais s'engage un peu large dans la chicane haute. Schumi a vu la brèche et plonge dans l'ouverture. On range les pneus chez Ferrari et l'on va se rasseoir. Button rentre au passage suivant... Il sera enfin imité par Michael Schumacher au 49ème passage.

Dernier acte de ce grand prix spectaculaire, la Ferrari ressort des stands en vue de la Renault. En moins de deux tours, la jonction est réalisée. Mais le plus dur reste à faire sur ce circuit de chicanes et de "trottoirs" où il est presque impossible de dépasser sans risquer l'accrochage. Schumi tente l'impossible. Il multiplie les manoeuvres d'intimidation, se décale à droite, à gauche. Alonso claque autoritairement toutes les portes. Méfiant, il ralentit même son retour sur une Red Bull attardée dont le dépassement pourrait le mettre en danger dans son combat avec le fauve attaché à ses talons. Et après douze tours de résistance acharnée, il finit par s'imposer de deux petits dixièmes...

C'est la troisième victoire consécutive de l'espagnol qui lève trois doigts pour célébrer sa performance. Il s'impose sur les terres de la Scuderia. Mais la grosse performance est incontestablement à mettre au compte du septuple champion du monde qui célèbre le retour aux affaires de la Scuderia et de Bridgestone par une course somptueuse. Il doit se mordre les doigts de son erreur du matin en qualifications... La fête aurait été encore plus belle, mais qui eût prédit une tel scénario pour l'allemand en début de course ?

Fernando s'impose donc devant Schumacher et Button qui complète le podium. Suivent un Wurz irréprochable, Sato, Villeneuve nettement plus à l'aise que lors des trois précédents GP, puis les Toyota de Trulli et Schumacher. Les Williams de Heidfeld (9ème) et Webber (10ème) ont déçu. Liuzzi sur leurs talons, Massa, Coultard et Khartikeyan ( à 1 tour) ainsi que Monteiro (à 2 tours) sont les autres pilotes classés du jour.

Sanctions

Le soir même, Ralf Schumacher reçoit une pénalité de 25 secondes pour franchissement de la ligne continue en sortant des stands, les commissaires estimant qu'il avait volontairement gêné Heidfeld.

La semaine suivante, au terme d'une procédure déclenchée par la FIA, le classement est à nouveau modifié. A la fin du GP, la BAR de Button avait été contrôlée sous le poids minimum autorisé (594.5 kilos au lieu de 600). Les commissaires n'avaient pas jugé nécessaire de donner suite. La FIA en a décidé autrement, et en mettant en lumière un second réservoir d'essence servant de lest illégal, a décidé d'exclure BAR-Honda du GP d'Imola ainsi que des deux GP suivants : Barcelone et Monaco.

Le classement final du GP donnait donc Alonso vainqueur devant Michaël Schumacher, Alexander Wurz qui retrouvait ainsi sur tapis vert les joies du podium, après celui obtenu à Silverstone en 1997, Jacques Villeneuve, Jarno Trulli, Nick Heidfeld, Mark Webber et Vitantonio Liuzzi, qui rentre ainsi dans les points pour son premier GP.

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