Grand Prix du Brésil 2005

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Grand Prix de Formule 1 s'étant déroulé les 23, 24 et 25 septembre 2005 sur 71 tours de 4,309 km de l'Autodromo Carlos Pace d'Interlagos dans la banlieue de São Paulo (Brésil).

La séance qualificative

(à compléter)

Le déroulement de la course

C'est sur une piste humide qu'est donné le départ du GP du Brésil 2005. L'équipe Sauber ayant procédé à un changement de pièce sur la monoplace de Jacques Villeneuve, sans en référer à la FIA, Jacques Villeneuve perd le bénéfice de sa qualification et s'élance depuis les stands. Quant à Monteiro, à l'issue du tour de formation, il rejoint à son tour la voie des stands pour permettre à ses mécaniciens de procéder à quelques changements sur la monoplace.

Lorsque s'éteignent les feux, le départ d'Alonso comme celui des deux pilotes McLaren est parfait. Fisichella en revanche manque de se faire surprendre par Raikkonen, sans succès. Mais le pilote Finlandais ne s'en laisse pas compter tentant de nouveau la manœuvre dans les courbes suivantes. Il parvient finalement à le dépasser dans une courbe à haute vitesse bientôt imité par Schumacher. Pour le peloton à l'arrière les choses se sont moins bien déroulées. A l'approche du premier virage, Coulthard revenu sur Webber et Pizzonia a été pris en sandwich entre les deux monoplaces. L'arrière de la Williams et la monoplace de l'Ecossais se sont heurtés, provoquant un travers de la Red Bull qui entre alors en collision avec les radiateurs de la monoplace de Webber. Si Coulthard et Pizzonia ont été immédiatement éliminés, Webber en revanche parvient à rentrer au ralenti jusqu'à son stand, où au vu des dégâts, on fait entrer le pilote au fond du garage. La voiture de sécurité entre évidemment immédiatement en piste avant même la fin du premier tour.

Les positions s'établissent alors selon cette ordre : Alonso mène devant Montoya, Raikkonen, Michael Schumacher et Fisichella. Suivent Button, Klien, Barrichello, Ralf Schumacher, Massa, Sato, Karthikeyan, Albers, Trulli, Doornbos, Villeneuve et Monteiro.

Après deux tours la voiture de sécurité se retire. Fort bien placé dans les mètres précédant la ligne, Fisichella reprend l'avantage lors de ce départ lancé. Quelques courbes plus tard, Montoya, profitant d'une erreur d'Alonso, menace soudainement ce dernier, sur lequel très vite il prend l'avantage, à l'intérieur de la 4e courbe, une des courbes à haute vitesse du circuit. Alors que Montoya s'envole peu à peu un groupe se forme entre Kimi Raikkonen et Fernando Alonso. Derrière, Klien met une forte pression sur Button, derrière lequel se forme un petit train.

Alonso, un temps menacé par Raikkonen, retrouve dans les tours suivants un rythme capable de rivaliser avec celui de Montoya. Après 8 tours, Montoya devance ainsi de 3,6 secondes, Fernando Alonso et de 5,1 secondes Raikkonen. Suivent Fisichella (+ 7,4 s), Michael Schumacher (+ 9,3 s), Button (+ 11,5 s), Klien (+ 12,6 s), Barrichello (+ 13,1 s), Ralf Schumacher (+ 15,3 s) et Felipe Massa (+ 16,1 s).

La course se maintient dans un train-train sans évènement dans les tours suivants, sinon que l'écart entre Montoya et Alonso s'élargit quelque peu à 4,2 secondes. Trulli, bloqué depuis le début de course derrière Narain Karthikeyan parvient enfin à trouver le passage au premier virage à l'entrée du 15e tour, conquérant là le 12e rang. Après 16 boucles, l'écart reste constant entre les deux hommes de tête. Raikkonen cède quant à lui tour après tour du terrain, se plaçant désormais à 7,1 secondes de l'homme de tête. Alonso signe d'ailleurs le meilleur tour en course en 1'12"827 au 17e passage, tandis que Raikkonen réagit en se rapprochant des temps de son coéquipier en 1'13"044.

Felipe Massa est le premier à observer un ravitaillement dans ce même tour, le Brésilien s'étant élancé probablement sur une stratégie à 3 arrêts. Il reprend la piste derrière son coéquipier Villleneuve, bouchonné depuis le départ par la Minardi de Doornbos, qui a cédé déjà près d'une minute, à ce stade de la course. Il est imité au tour suivant par Karthikeyan dont l'arrêt se déroule sans incident.

Boucle après boucle, Alonso et Raikkonen comblent l'écart sur le leader, se rapprochant ainsi respectivement à 3,6 et 6,8 secondes de Juan Pablo Montoya. Villeneuve, quant à lui, réussit enfin à prendre l'avantage sur Doornbos à l'entrée du 22e tour. Au même moment, Alonso pénètre dans les stands pour procéder à son premier ravitaillement. Ce dernier se déroule parfaitement, l'Espagnol reprenant la piste au 7e rang derrière Jenson Button et devant le duo Klien-Barrichello.

Fisichella, brièvement troisième, l'imite bientôt au tour suivant. Et alors que l'Italien s'élance pour reprendre la piste, Barrichello, 8e jusque là, s'arrête à son tour. Tandis que Doorbos puis Monteiro rejoignent à leur tour leur mécaniciens, Montoya en termine avec un tour bien lent, ayant visiblement rencontré du trafic, son avantage s'étant réduit à 4,8 secondes sur Raikkonen.

Michael Schumacher, 3e et très en verve cet après-midi, se montre très rapide dans le premier secteur. Ce dernier rejoint finalement bientôt les stands, pour un arrêt assez court pour lui faire reprendre la piste aux côtés de Fisichella, qu'il parvient à devancer au virage suivant. Entre temps, Alonso revenu sur Button, ne bénéficie pas du fait que le Britannique stoppe à son tour: il est en effet gêné peu avant le ravitaillement du pilote BAR par une Minardi. Cette mésaventure lui coute un nombre important de secondes, alors qu'il s'était jusque là maintenu à distance constante de la tête. Lors de cette première demi-heure, les mécaniciens Williams ont réparé la monoplace de l'Australien. Ce dernier reprend ainsi la course avec 26 tours de retard sur la tête, ce qui ne lui permettra pas d'être classé.

Montoya choisit de ravitailler au 28e passsage. Le Colombien retrouve la piste quelques 20 secondes derrière son coéquipier et près de 12 secondes en avant d'Alonso, 3e. Raikkonen cravache durant deux tours, et emprunte à son tour la voie des stands au 31e passage. Comme attendu, le Finlandais retrouve le cours de la course au 2e rang, mais à 1,4 seconde de son coéquipier Montoya. Alonso, est à 11,8 secondes du meilleur de ces deux hommes. Trulli, 9e, procède à son ravitaillement enfin au 32e passage. Il laisse, Sato et Villeneuve, seuls pilotes en course à n'avoir pas rejoints encore leurs équipes. Le Québécois, remonté à la 11e place au 34e tours, emboîte le pas à l'Italien, ne cédant que 2 rangs dans la manœuvre.

Ainsi après 35 passages, Montoya mène par 2,0 secondes sur Raikkonen, et devance Alonso de 11,8 secondes. Suivent: Michael Schumacher (+ 27,3 s), Fisichella (+ 28,4 s), Sato (+ 40,4 s), Button (+ 45,0 s), Barrichello (+ 45,3 s), Klien (+ 53,2 s), Ralf Schumacher (+ 54,5 s), Trulli (+ 68,5 s), Massa (+ 71,0 s). Les autres pilotes sont à un tour.

Alors que les leaders entament leur 37e tour, Doornbos pénètre moteur fumant dans le stand où il renonce, ses mécaniciens ayant eu un temps l'espoir qu'il reparte après avoir éteint l'incendie. Karthikeyan procède peu après à son second ravitaillement. Au 38e tour, le dernier homme à n'avoir pas ravitaillé, Takuma Sato, jusque là 6e, rejoint enfin ses hommes.

A l'avant, Alonso est avec Fisichella, depuis une poignée de tours l'homme le plus rapide en course, ayant réduit son retard sur Montoya à 10,1 secondes. L'écart entre les deux pilotes McLaren a lui même diminué, le Finlandais s'étant rapproché à 1,3 secondes. Montoya réagit à la 41e boucle, s'arrogeant sur ce seul tour, un avantage supplémentaire de 8 dixièmes sur son coéquipier, et de 3 dixièmes sur Alonso.

Barrichello semble-t-il plus rapide que Button, le met sous une forte pression, le menaçant plusieurs tours de suite au premier virage sans succès. La bataille est tout aussi serrée pour la 10e place entre Sato, Trulli et Massa.

43e passage. Alonso rejoint le groupe de retardataires composé de Sato, Trulli et Massa, perdant dans la manœuvre 1,8 seconde. Barrichello, qui n'avait pas renoncé, est quant à lui enfin récompensé de ses efforts, en réussissant à surprendre Button à l'intérieur du premier virage. Fernando Alonso a entre temps retrouvé son statut d'homme le plus rapide en course à ce stade du Grand Prix, obligeant bientôt Montoya à élever le rythme, les deux hommes roulant tous deux sous la minute treize secondes.

Le rythme d'Alonso prépare en fait son ravitaillement. Il y procède au 48e passage, laissant à Michael Schumacher, à 32,3 secondes de la tête et sous la menace de Fisichella, la 3e place. L'Italien sans doute plus rapide que le septuple champion du monde imite son coéquipier, retrouvant la course avec une piste libre, et Barrichello à quelques secondes dans ses rétroviseurs. Le Brésilien s'apprête en fait lui-même à ravitailler, ce à quoi il procède à son 50e passage.

Chez les hommes de tête, Alonso, à 6 secondes de Schumacher, perd une demi-seconde à une seconde au tour du fait de sa charge en carburant sur ses rivaux de McLaren. Montoya prend l'avantage dans la 52e boucle sur Ralf Schumacher, démontrant le gouffre de performance entre McLaren et Toyota sur ce circuit.

54e tour. Le leader, Juan Pablo Montoya, après avoir bouclé des tours sous la minute treize respecte son plan de marche en choisissant de ravitailler. Il reprend la piste à 16,5 secondes de Raikkonen. Alonso, à 23,5 secondes du Colombien, récupère dans ce tour la 3e place Michael Schumacher choisissant lui aussi de ravitailler. Le pilote Ferrari retrouve la piste 5 secondes devant Fisichella. Pour les deux pilotes Renault, le décalage des arrêts ravitaillement a été néfaste à leurs positions et leurs écarts dans leurs affrontements directs.

Montoya, depuis son retour en piste, a retrouvé rapidement un rythme important, en 1'13"3 à 1'13"4, à quelques dixièmes de celui de Raikkonen. A l'opposé Alonso ne parvient pas à descendre sous les 1'14", dans un rythme semblable à Michael Schumacher. Il y parvient cependant à partir du 58e tour.

Le leader, Kimi Raikkonen ravitaille au 59e passage. Malgré son rythme effréné, la McLaren de Montoya pointe déjà son museau, et Raikkonen, alors qu'il reprend la piste, trouve à une centaine de mètres devant lui la monoplace de son coéquipier. Les deux hommes sont séparés de moins d'une seconde. Dans l'intervalle, Monteiro a été contraint à un retour vers ses stands, le pilote portugais renonçant vraisemblablement sur moteur cassé, le premier abandon du pilote Jordan de la saison.

L'écart entre les deux pilotes des Flèches d'Argent se maintient dans cet étroit mouchoir jusqu'au 62e tour, où Raikkonen visiblement un temps à la faute perd 6 dixièmes. Soudainement, cependant, à partir du 63e tour, le rythme des deux McLaren, jusque là près de 24 secondes devant leur plus proche rival, faiblit. Les deux hommes tournent en effet en des boucles entre 1'14"5 et 1'15"0, bien loin de celui mené par Alonso, Michael Schumacher et Fisichella. Les tours suivants se déroulent sans évènement majeur. Les McLaren reprennent peu à peu un rythme plus digne de leurs qualités mécaniques, mais Alonso se rapproche irrémédiablement du titre.

Montoya entre dans son dernier tour, 1,8 secondes en avant de son coéquipier. Les deux hommes s'apprêtent à offrir le premier doublé de la saison à McLaren si l'on excepte le doublé Ferrari du Grand Prix des Etats-Unis. Tant les hommes de McLaren que de Renault se rapprochent du muret. Montoya croise la ligne la main levée sous les saluts de l'équipe McLaren suivi comme son ombre par Raikkonen.

Près de 25 secondes plus tard, Fernando Alonso franchit la ligne en tout nouveau champion du monde de Formule 1, devenant en même temps le plus jeune pilote titré de l'histoire de ce sport. Onze secondes derrière lui, le champion sortant, Michael Schumacher croise la ligne, une poignée de secondes en avant de la Renault de Fisichella. Les positions des pilotes Renault ne leur permettent pas de conserver la tête au championnat du Monde constructeurs, la cédant pour la première fois de la saison à McLaren. Barrichello, Button et Ralf Schumacher sont les trois autres pilotes rétribués de points.

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