Jacques Laffite

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Jacques Laffite devant Niki Lauda, une image rare en cette saison 1977 !
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Jacques Laffite devant Niki Lauda, une image rare en cette saison 1977 !
Sommaire

Biographie

Les débuts

Né le 21 novembre 1943, Jacques Laffite se fait remarquer en Formule Renault en 1972, et en F3, où il remporte le titre en 1973 sur la Martini MK12. Il signe également une victoire au prestigieux GP de Monaco F3, grand prix qui, à l'époque, donnait aux gens du milieu de la F1 une bonne idée de la relève... Et notamment à un certain Frank Williams...

L'arrivée en F1

En 1974, c'est avec un faciès de jeune premier que Jacques Laffite glisse son nez aquilin dans une monoplace de Formule 1 pour la première fois, au volant d'une ISO-Marlboro peu compétitive. Malgré son titre de champion de france de F3, Laffite n'allait pas parvenir à marquer le moindre point, à cause du comportement de cette monoplace digne d'un camion roulant sur deux roues. L'année suivante, ISO-Marlboro allait devenir Williams, et malgré les moyens limités de l'écurie, Laffite allait se révéler en réalisant l'exploit de finir deuxième du GP d'Allemagne de 1975, sur le monstrueux tracé du Nürburgring. Il commence alors à intéresser le petit monde de la Formule 1 avec son pilotage précis et fougueux...

L'aventure Ligier

Laffite quitte donc Williams fin 1975. Guy Ligier lui téléphone un matin pour venir essayer sa nouvelle monoplace, une F1, au Paul Ricard. Guy Ligier concrétise ainsi un rêve en créant son écurie ; la monoplace est à la base destinée à Jean-Pierre Beltoise. Mais ce jour-là, Jacques se sortira les tripes et fera un meilleur chrono que son compatriote ; Guy Ligier décide donc de faire confiance à Jacques Laffite pour sa première saison. La Ligier, avec son énorme prise d'air, est impressionnante. Cependant, si elle démontre un beau potentiel lors de ses premiers tours de roues, les deux premiers GP se solderont par des abandons. Mais dès le GP de Long Beach, Jacques termine 4e ! Et mieux, à Zolder, il finit troisième après une course dantesque ! La fiabilité quelque peu aléatoire de la Ligier lui permettra cependant de monter deux autres fois sur le podium, en Autriche (2e) et en Italie (3e après avoir signé la pole position). Cette première saison de la monoplace française a dépassé toutes les espérances de Guy Ligier !

En 1977, c'est le temps de la confirmation pour Laffite comme pour Ligier. Mais les sept premiers GP se solderont tous par des abandons ou des septièmes places... Arrive alors le GP d'Anderstorp, en Suède. Jacques, huitième sur la grille, attaque comme un fou. Il va terminer deuxième, lorsque Mario Andretti, alors en tête, passe par les stands, au bord de la panne d'essence. Jacques décroche le cocotier (si tant est qu'il en pousse en Suède) et remporte son premier GP, une victoire inattendue au point que la Marseillaise ne retentira pas sur le podium, pour la bonne et simple raison que les organisateurs n'avaient même pas pensé à une possible victoire de Laffite ! Jacques termine ensuite 2e à Zandvoort ; c'est un bilan exceptionnel pour l'écurie Ligier, au bout de deux ans d'existence.

1978 sera beaucoup plus difficile pour Ligier. En effet, Lotus domine la F1 cette année-là avec ses voitures à effet de sol, à tel point que Laffite ne peut obtenir mieux que des troisièmes places en Espagne et en Allemagne.

Guy Ligier ordonne donc à ses hommes de bosser deux fois plus pour rattraper le retard, se dote du moteur Ford, et décide même d'engager une deuxième voiture aux côtés de Jacques pour 1979. C'est Patrick Depailler, un fabuleux pilote, qui allait accompagner notre Jacquot national. Le travail porte ses fruits lors de la "temporada" sudaméricaine, puisque Laffite remporte facilement le premier GP, à Buenos Aires, alors que Depailler finit 4e. L'équipe Ligier signera ensuite un doublé 15 jours plus tard à Interlagos, le premier doublé français de l'histoire ! C'est une nouvelle fois Jacques qui gagne. Dès lors, Ligier s'affirme comme le favori pour cette saison. Depailler remporte le GP d'Espagne à Jarama. Mais ni Jacques ni Patrick ne pourront se défendre pour le titre, car la monoplace perd son avance technique à cause de pontons défaillants et de soucis de fiabilité. Une fois ces problèmes résolus, Laffite signera trois podiums consécutifs, mais il sera trop tard, car les Ferrari auront pris trop d'avance grâce à une fiabilité sans faille. .

Et Patrick Depailler se brisera les jambes dans un accident de deltaplane... Laffite termine 4e du championnat. En 1980, aux côtés de l'excellent Didier Pironi, Laffite ne peut se battre pour le titre, malgré une victoire en Allemagne. Cette victoire a un goût amer pour Jacques, car son pote Patrick Depailler s'est tué quelques jours plus tard en essais privés à Hockenheim, après une sortie de route de son Alfa Romeo dans la terrible Ostkurve. 1981 sera un meilleur cru pour Jacques. Après cinq podiums grâce au retour du moteur Matra chez Ligier, il remporte avec brio (avec qui ?) le GP d'Autriche. Puis il signe sa plus belle victoire au Canada, sous une pluie torrentielle, où il domine John Watson et Gilles Villeneuve avec une maîtrise impressionnante de sa monoplace chaussée d'excellents pneus Michelin pour s'adjuger ce qui sera malheureusement sa dernière victoire en Grand Prix. Il jouera le titre à Las Vegas, mais ne pourra se défendre, notamment face à Nelson Piquet qui gagne sa première couronne mondiale.

De nouveau chez Williams

La saison 1982 est catastrophique et Jacques ne marque que cinq malheureux points. Seul un podium en Autriche le consolera. Mais c'est décidé, Jacques retourne chez Williams pour la saison 1983, avec pour coéquipier le bouillant finlandais Keijo "Keke" Rosberg. Jacques ne pourra pas se défendre face au champion du monde en titre, parfaitement intégré à l'écurie Williams.Il ne signera pas le moindre podium. En 1984, Williams signe un contrat avec Honda, mais Jacques n'a jamais eu un moteur turbo dans le dos. Il marque quelques points lors de la campagne américaine, mais le moteur le trahira cinq fois à la fin de la saison... Frank Williams décide de remplacer Jacques par Nigel Mansell. Mais Ligier accueillera une nouvelle fois Laffite à la maison pour la saison 1985...

Retour au bercail

Jacques sait qu'il ne pourra plus jouer le titre. Mais il s'amuse quand même dans sa nouvelle Ligier, et signe trois podiums en 1985, dont un quelque peu controversé en Australie après un accrochage avec son jeune coéquipier Philippe Streiff à quelques kilomètres de l'arrivée... 1986 commence bien pour Jacques, avec un podium à Jacarepagua pour le début de saison. Après quelques problèmes de fiabilité (la transmission de la Ligier lui jouait des tours), Jacques livrera de belles courses, mènera même le GP de Detroit avant de finir deuxième.

L'accident

Arrive alors le GP de Brands Hatch. Notre bon vieux Laffite égale lors de ce grand prix le record de participations de Graham Hill, avec 176 GP... Malheureusement, le premier virage sera fatal à la carrière de Laffite. Thierry Boutsen part en glisse, probablement à cause d'un souci mécanique ; Stefan Johansson donne un coup de volant pour l'éviter et percute le pauvre Jacques, qui traverse la piste et percute les protections très violemment. Il faudra du temps pour sortir Jacques des restes de sa monoplace... Il a les deux jambes brisées, et c'est la fin de sa très belle carrière en F1.

Après la F1

Après sa longue carrière en F1, et une longue récupération, Jacques s'essaiera à diverses formules. On le verra notamment en DTM, où il remporte par exemple une manche sur la Nordschleife en 1990. Un véritable exploit. Mais depuis un beau matin de 1997, Jacques a trouvé sa nouvelle passion : il est devenu consultant pour TF1, et nous régale à chaque Grand Prix de ses commentaires avisés, de ses souvenirs, et de quelques immanquables Laffiteries !

Sur un plan plus personnel, Jacques a longtemps été marié à Bernadette, qui lui a donné deux filles, Camille et Marguerite alias Margot. Après leur séparation, Jacques a eu trois autres enfants, Pierre, Joséphine et Paul.

Margot Laffite connaît aujourd'hui un certain succès en sport automobile, notamment dans le Trophée Andros.

Carrière en Sport Automobile

  • 1990 DTM (7ème, 1 victoire)
  • 1991 DTM (11ème)
  • 1992 DTM (13ème)


Palmarès


Liens

Site non-officiel : http://jaclaffite.free.fr (http://jaclaffite.free.fr)

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