Jacques Villeneuve
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Jacques Villeneuve est un pilote automobile québécois, né le 9 avril 1971 à Saint-Jean-sur-Richelieu (Canada).
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Biographie
Avant la F1
Après une enfance dans l'ombre du célèbre n°27 de Ferrari Gilles Villeneuve (mort au volant en 1982 à Zolder), Jacques est pris à son tour par la passion du pilotage. A l'âge de 15 ans, il s'inscrit à l'école de pilotage Jim Russel situé sur le tracé du Mont-Tremblant au Québec. Il effectue ses débuts en 1988 en Italie dans le championnat de tourisme Alfa, puis passe dans le championnat local de F3, de manière peu fructueuse. En 1992, il s'exile au Japon, toujours en Formule 3. Les premiers résultats arrivent et Jacques devient vice-champion avec 3 victoires à la clé.
Parallèlement, il effectue un retour remarqué au Canada dans le championnat de Formule Atlantic. Sur le tracé de "Trois-Rivières", théâtre des premiers exploits de son père, il grimpe sur le podium dès sa première course. En 1993, pour sa première saison complète dans la discipline, au sein de l'écurie Forsythe-Green, il décroche cinq victoires et le titre honorifique du meilleur débutant de l'année. Mais il laisse échapper le titre à son compatriote David Empringham.
L'année suivante est celle du grand saut vers le championnat IndyCar, toujours au sein de l'écurie Forsythe-Green. Il termine cette première saison à la 6ème place finale du championnat et remporte à nouveau le titre du meilleur débutant de l'année. Il s'offre aussi une splendide deuxième place à l'Indy 500 sur les talons d'Al Unser Jr. Mais le moment fort de sa saison restera sa première victoire dans la discipline, sur le magnifique circuit routier d'Elkhart Lake où ironie du sort, son oncle (prénommé Jacques lui aussi) s'était imposé lui aussi 9 ans auparavant.
L'année 1995 est celle de la consécration. Au sein de l'écurie Green, il s'impose dès le début de la saison sur le tortueux tracé urbain de Miami. Trois autres victoires suivront, dont un impressionnant succès aux 500 Miles d'Indianapolis, malgré une pénalité de deux tours. Un exploit!
Il décroche le titre lors de la finale de la saison, à Laguna Seca. Mais la F1 n'a pas attendu le dénouement du championnat pour lui faire les yeux doux. Dès l'été, il est convié à un test par l'écurie Williams-Renault avec laquelle Jacques signe peu de temps après.
La Formule 1
1996-1998 : les années Williams
Pour ses débuts en 1996, il fait donc équipe avec Damon Hill qui se bat pour le titre de champion du monde face à Michael Schumacher depuis 1994. Schumacher parti chez Ferrari, Hill apparait comme le grand favori de la saison. Pourtant, dès sa première course, Jacques se pose comme le principal rival de son équipier. Sur le tout nouveau tracé de Melbourne, Jacques réalise la pole position et semble s'envoler vers la victoire avant qu'un problème mécanique le contraigne à ralentir et à assurer la 2ème place derrière Hill. Mais ce n'est que partie remise. Jacques signe sa première victoire quelques semaines plus tard sur le tracé du Nürburgring pour le GP d'Europe (il en gagnera 3 autres : Angleterre, Hongrie, Portugal au terme d'un superbe dépassement par l'extérieur sur Michael Schumacher dans le dernier virage du circuit). Dominé en vitesse pure par Hill au début de la saison, Jacques s'accroche néanmoins et se rapproche nettement: à l'attaque du dernier GP de la saison à Suzuka, il conserve un petit espoir de décrocher la couronne mondiale. Mais ce jour là, Hill est souverain et ne laisse aucune chance à son jeune rival québécois, obligé de se contenter du titre honorifique de vice-champion avec 78 points au compteur (un record pour un "rookie").
Hill parti chez Arrows, Jacques fait équipe en 1997 avec le prometteur allemand Heinz-Harald Frentzen, ancien pensionnaire de la filière Mercedes d'où est issu Michael Schumacher. Les Williams FW19 sont dominatrices et Villeneuve fait du petit bois de son nouvel équipier, mal à l'aise dans l'environnement si particulier de l'écurie de Grove. Le titre semble acquis à Jacques mais une série d'erreurs de la part du pilote canadien permet à Schumacher et à sa Ferrari F310 B de rester jusqu'au bout en lutte pour le championnat. Le titre se joue lors de l'ultime rendez vous du championnat sur le tortueux tracé de Jerez en Espagne dans le cadre du GP d'Europe, avec les deux hommes séparés par un seul point à l'avantage de l'allemand. Parti irrésistiblement en tête, Schumacher est impuissant en fin de course face au retour de Villeneuve. A une autoritaire tentative de dépassement par l'intérieur de Villeneuve, Schumacher répond par un coup de volant sur son adversaire qui n'a d'autre effet que d'envoyer sa Ferrari piteusement s'échouer dans le bac à sable. La Williams est elle aussi touchée mais n'empêche pas Villeneuve de continuer sa route vers le titre à défaut de la victoire, puisque le Canadien laisse la victoire aux McLaren de Mika Häkkinen et David Coulthard, la troisième place lui suffisant pour coiffer sa première couronne mondiale. Jacques est au sommet de sa carrière. Mais il est aussi une "grande gueule", ses déclarations sur le nouveau règlement 1998 lui voudront un blâme officiel de la part de la FIA.
Pour la saison 1998, Williams perd le soutien officiel de Renault (qui se retire) et doit se contenter de blocs Mécachrome, les moteurs Renault de la saison précédente. Les résultats s'en ressentent fortement, Jacques fait encore notablement mieux que son équipier, mais ne signe que deux 3ème places (Allemagne et Hongrie) et une première ligne en Italie, ne marquant qu'un total de 21 points pour une 5ème place finale au championnat.
Le défi BAR
Malgré quelques opportunités dans d'autres équipes, Jacques se lance dans un pari osé, celui de monter une écurie de F1 (sur les ruines du Team Tyrrell) avec son manager écossais Craig Pollock, elle s'appellera BAR pour British American Racing du nom de son sponsor principal British American Tobacco. En 1999, ils utilisent le moteur Supertec, c'est à dire, une évolution de l'ancien V10 Renault qui équipe aussi Benetton et Williams. De conception assez classique, la BAR PR01 démontre un certain potentiel, permettant à Jacques de signer quelques jolis coups en qualification. Mais la fiabilité est catastrophique, Villeneuve et son équipier Ricardo Zonta ne marquant pas le moindre point de toute la saison. Les années vont se succéder et les résultats ne s'amélioreront guère, BAR n'arrivant pas à produire une voiture à la hauteur des ambitions de Villeneuve, et cela malgré un budget conséquent et l'appui du motoriste Honda à partir de 2000. 4 années de résultats plus que moyens ne vont évidemment pas sans créer d'importantes secousses internes au sein de l'écurie. Lors de l'hiver 2001-2002, BAT retire la direction de l'écurie à Craig Pollock et le remplace par l'Anglais David Richards, éphémère directeur sportif de Benetton en 1998 mais surtout connu pour ses nombreux succès en Rallye avec sa struture Prodrive. Homme de caractère, Richards ne tarde pas à s'opposer à Villeneuve à qui il reproche son manque d'implication au sein de l'écurie ainsi que son salaire trop élevé. De son côté, Jacques digère mal la brutale mise à l'écart de son ami Craig Pollock. Le climat ne cesse de s'envenimer entre les deux hommes, et la position de Jacques apparait d'autant plus fragile qu'en 2003, il éprouve de plus en plus de difficultés à faire jeu égal avec son nouvel équipier, le jeune Britannique Jenson Button. Le conflit larvé entre Richards et Villeneuve aboutit finalement à la mise à pied du Canadien quelques jours avant le dernier GP de la saison au Japon et à son remplacement par le Japonais Takuma Sato.
Le plateau étant verrouillé pour 2004 où presque toutes les grandes équipes ont conservé leurs pilotes 2003, Jacques ne trouve pas de volant et se voit contraint à une année sabbatique. Il continue pourtant à s'entrainer physiquement au cas où un volant se libérerait. La suite des évènements lui donne raison puisque Renault (revenu en F1 avec sa propre écurie) l'appelle en renfort pour les 3 dernières courses de la saison en remplacement de Jarno Trulli, en position délicate avec son employeur. Les 3 courses ne donneront rien malgré le matériel de qualité mis à sa disposition.
Il signe dans la foulée avec l'écurie Sauber pour 2005.
Sauber-BMW
En ce début de saison 2005, tout le monde a souvenir de ses piètres prestations au volant de la Renault. Cela ne va pas s'arranger. Jacques a du mal avec le système de freinage de la Sauber C24. De plus, ses ingénieurs ne lui laissent que peu de liberté quant à ses choix de réglages et de stratégie. Il signera néanmoins une belle quatrième place à Imola suite au déclassement des ... BAR. Il entrera en tout et pour tout 3 fois dans les points sur 18 GP (il sera victime de l'affaire Michelin à Indianapolis), mais n'abandonnera que 4 fois. Pire, il terminera la saison au quatorzième rang deux points... derrière Felipe Massa. En fin de saison, BMW rachète Sauber. Jacques ne paraît pas inquiet, il a signé pour 2 ans avec Sauber, il est clair qu'il sera titulaire en 2006. Nick Heidfeld est annoncé comme titulaire dans la nouvelle équipe BMW Sauber mais toujours rien sur Jacques. Tout rentrera dans l'ordre lorsque Mario Theissen annoncera la composition de l'équipe. La saison sera surement décisive pour Jacques pour la continuation de sa carrière au sommet du sport-automobile. Sans résultat, il pourrait se retrouver à pied... définitivement.
La saison 2006 s'annonce meilleure que la précédente, tout le monde le souligne et les médias font même état de sa meilleure saison depuis 1997. Mais les problèmes politiques internes avec Mario Theissen perdurent en coulisses et la collaboration entre le pilote québécois et l'écurie germanique ne durera pas plus de 12 courses.
Victime d'une violente sortie de piste en Allemagne, Jacques semble souffrir de légères contusions l'empêchant de reprendre le volant de sa F1 pour quelques jours, Mario Theissen en profite pour le remplacer en Hongrie par Robert Kubica, le pilote essayeur de l'équipe. Le lendemain de la course, l'écurie annonce que le pilote québécois et l'équipe se séparent par consentement mutuel.
L'après F1
2007 : une année de transition
Il semble que la carrière de Jacques Villeneuve s'oriente vers la Nascar, le pilote ayant depuis 2004 avoué de son intérêt pour cette discipline, la seule à ses yeux pouvant rivaliser avec la F1. Son manager Craig Pollock est en pourparlers avec plusieurs écuries de la série Nextel Cup.
Il pourrait ainsi y rejoindre Juan-Pablo Montoya un de ses meilleurs ennemis en F1, lui-même ayant quitter la Formule 1 en cours de saison 2006 pour la Nascar.
En attendant un programme complet pour 2007, Jacques a été officialisé sur une des 2 Peugeot 908 qui courront les prochaines 24 heures du Mans. Jacques fera alors ses débuts dans la Sarthe.
Il est à noter que Jacques a sorti son premier album de musique dont une des chansons chantée avec sa soeur Mélanie est un hommage à leur père Gilles.
2008 : Le Mans et la Nascar Sprint Cup
Après une première participation prometteuse aux 24 Heures du Mans où sa Peugeot 908 a dû rendre l'âme vers la 20ème heures de course (l'équipage Minassian/Gené/Villeneuve était alors deuxième de la course) Peugeot a annoncé la reconduction du contrat de Villeneuve pour l'épreuve Mancelle pour 2008.
En Nascar, après une fin de saison 2007, engagé en Craftman Trucks Series (la troisième division de la Nascar) et quelques courses avec le Bill Davis Racing en Cup (l'élite) Jacques a dû ajourner son programme qui devait être complet en 2008 dès les premiers essais de la saison à Daytona faute de sponsors !
Séparé de son manager de toujours suite à ces déboires "administratifs", Craig Pollock, Jacques Villeneuve tente désormais, avec l'aide de Barry Green, son ancien patron d'écurie Cart, de monter un plan de financement pour pouvoir réinvestir le baquet de sa Toyota Camry #27 au plus vite dans la saison qui à débuté en février 2008. En attendant, il rejoint des ex-pilotes de F1 dans les Speedcar Series en levé de rideau du Grand Prix de Bahreïn 2008 de ....Formule 1.
Fiche Signalétique
- Canadien
- né le 9 Avril 1971 à Saint-Jean-sur-Richelieu (Canada)
- Début en GP : 1996
- Dernier GP : Grand Prix d'Allemagne 2006
- Nombre de GP disputés : 163
- Meilleur résultat en course : victoire (11 fois)
- Meilleur résultat en qualifications : pole position (13 fois)
- Nombre de points marqués : 235
- Nombre de podiums : 23
- Nombre de meilleurs tours : 9
- Site Web : http://www.jv-world.com
- fils du pilote Gilles Villeneuve, neveu du pilote Jacques Villeneuve Sr
- marié avec Johanna Martinez, un fils (Jules)
Carrière
Formule 1
- 1995 tests pour Williams/Renault
- 1996 Williams/Renault
- 1997 Williams/Renault
- 1998 Williams/Mécachrome
- 1999 BAR/Supertec
- 2000 BAR/Honda
- 2001 BAR/Honda
- 2002 BAR/Honda
- 2003 BAR/Honda (remplacé par Takuma Sato au GP du Japon)
- 2004 tests pour Renault, remplace Jarno Trulli pour les 3 derniers GP
- 2005 Sauber/Petronas
- 2006 BMW Sauber (remplacé par Robert Kubica à partir du GP d'Hongrie)
Sport Automobile
- 1989 Formule 3 Italie (13ème)
- 1990 Formule 3 Italie (10ème)
- 1991 Formule 3 Italie (6ème)
- 1992 Formule 3 Japon (2ème, 3 victoires), Formule Atlantic
- 1993 Formule Atlantic (3ème, 5 victoires)
- 1994 IndyCar (6ème, 1 victoires)
- 1995 IndyCar (Champion, 4 victoires), Formule 1 (tests)
- 1996 Formule 1 (2ème, 4 victoires)
- 1997 Formule 1 (Champion, 7 victoires)
- 1998 Formule 1 (5ème)
- 1999 Formule 1 (non classé)
- 2000 Formule 1 (7ème)
- 2001 Formule 1 (7ème)
- 2002 Formule 1 (12ème)
- 2003 Formule 1 (14ème)
- 2004 Formule 1 (non classé)
- 2005 Formule 1 (14ème)
- 2006 Formule 1 (14ème)
- 2007 Le Mans, NASCAR
- 2008 Le Mans
Palmarès
Titres
- 1992 vice-champion du Japon de F3 avec 3 victoires
- 1993 "Rookie of the Year" Formule Atlantic avec 5 victoires
- 1994 "Rookie of the Year" IndyCar et Indy 500
- 1995 Champion IndyCar, vainqueur des 500 Miles d'Indianapolis
- 1996 vice-champion du Monde de F1 des pilotes avec 4 victoires, Champion du Monde de F1 des constructeurs avec Williams
- 1997 Champion du Monde de F1 des pilotes avec 7 victoires, Champion du Monde de F1 des constructeurs avec Williams
Ses 2 participations aux 500 Miles d'Indianapolis
| Année | Numéro | Voiture | Essais qualificatifs | Résultat en course | |
| 1 | 1994 | 12 | Reynard-Ford | 4ème | 2ème |
| 2 | 1995 | 27 | Reynard-Ford | 5ème | Victoire |
Ses 2 participations aux 24 heures du Mans
| Année | Numéro | Voiture | Catégorie | Copilotes | Essais qualificatifs | Résultat en course | |
| 1 | 2007 | 7 | Peugeot 908 | LMP1 | Marc Gené / Nicolas Minassian | 3ème | Abandon |
| 2 | 2008 | 7 | Peugeot 908 | LMP1 | Marc Gené / Nicolas Minassian | 3ème | 2ème |
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