Jean-Pierre Jarier

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Sommaire

Biographie

Jean-Pierre Jarier est un pilote français de tempérament, réputé pour son audace au volant et son style agressif, qualités qui lui valurent le surnom affectueux de "Godasse De Plomb".

Les débuts

Il participe au championnat de France de Formule 3, où il signe deux 3e places en 1970. Il rejoint alors le Championnat d'Europe de Formule 2, pour le compte de Shell Arnold, en 1971. Ses premiers pas en F1 ont lieu lorsque son équipe aligne une March 701 pour lui lors du GP d'Italie. Il se qualifie 24e et bon dernier, et est non classé à l'arrivée. Le team March est tout de même convaincu de ses capacités puisque l'équipe lui accorde sa confiance, cette fois pour une saison entière, en 1973, toujoursen parallèle de Formule 2, dont il remporte brillamment le Championnat d'Europe.

Si la fiabilité n'est pas là, Jarier est tout de suite dans un bon rythme. Aucun point, mais une belle 7e place sur la grille du GP de France. Il ne court pas la saison entière mais fait plutôt bonne impression à chacune de ses prestations.

Chez Shadow

Pour la saison 1974, il signe chez Shadow. Il est adjoint à Peter Revson, fraîchement débarqué de chez McLaren où il vient de refuser le poste de 3e pilote. Les débuts sont difficiles. Jarier peine quelque peu à suivre son équipier, et le vieux chassis DN1 n'est plus capable de tenir le rythme des meilleurs. Lors des essais à Kyalami, Revson trouve la mort après une rupture de suspension, l'équipe déclare forfait. Désormais au centre des préoccupations de son écurie, Jarier peut faire la démonstration de son talent. Qualifié 6e au GP de Monaco, il s'adjuge les premiers points de sa carrière en montant sur le podium, grâce à des abandons, certes, mais de belle façon. Il confirme de toute manière dès l'étape suèdoise, avec une 5e place. La suite est plus compliquée. On lui adjoint Tom Pryce comme coéquipier, et le moins que l'on puisse dire est que le jeune pilote fait forte impression. Néanmoins, Jarier ne démérite pas.

Il tient sa revanche dès 1975, qu'il entame par deux pole positions. Mais sa transmission le lâche avant le départ en Argentine, et alors qu'il est intouchable au Brésil (meilleur tour en course au passage), c'est sa pompe à injection qui refuse tout service. Une 4e place au GP d'Espagne vient enfin (maigrement) récompenser ses efforts. Mais c'est tout pour cette saison: les abandons se succèdent, amlgré les promesses des qualifications, où Jarier est 3e à Anderstop, 4e au Paul-Ricard et aux GP des Etats-Unis. Moins officiellement, il est également en pole lors d'un GP en Suisse ne comptant pas pour le championnat, où il signe le meilleur tour avant d'abandonner sur rupture d'un arbre de transmission.

Toujours chez Shadow, 1976 se révèle catastrophique. Tout commence pourtant pour le mieux: 3e sur la grille au GP du Brésil, il revient dans les roues de Lauda et affole les chronomètres, lorsqu'à une poignée de tours de l'arrivée, Hunt part dans le décors en répendant de l'huile sur la piste. Lauda parvient à la franchir, mais pas Jarier, qui la découvre trop tard et sort de piste. Une nouvelle fois, ce qui a bien commencé termine mal pour le français. Le chassis DN5B montre très vite ses limites, et la suite n'est plus qu'un long chemin de croix, à distance de son fougueux équipier Pryce. Il est temps de changer d'air.

La galère ATS

Jarier signe dans la nouvelle écurie ATS Penske pour 1977. Le chassis ATS Penske PC4/02 n'est toutefois opérationnel qu'au GP des Etats-Unis Ouest. Et ça démarre plutôt bien: 9e temps aux essais, il inscrit le premier point de l'écurie le dimanche. Hélas, ce sera tout. Une non qualification, des abandons, des contre-performances sont au menu de cette saison. L'équipe jette l'éponge avant la 15e manche, mais Jarier n'est pas à pied: il prend imémdiatement place dans le baquet de la seconde Shadow, le temps d'une pige. Il participe aussi au GP du Japon pour le compte de Ligier, sans résultat notable.

Il est à nouveau dans une ATS (qui conçoit à présent ses propres chassis) au départ de la saison 1978, aux côtés de Jochen Mass. Le début de saison est calamiteux, Jarier et ATS se séparent peu après le GP de Monaco où Jean-Pierre échoue à se qualifier, d'un commun accord. Sa carrière en F1 semble terminée dans la discipline reine.

Une opportunité en or

Pourtant, lorsque le pilote suédois Ronnie Peterson se tue au GP d'Italie 1978, c'est à lui que Colin Chapman fait confiance pour prendre place dans la Lotus vacante. Celle avec laquelle Mario Andretti domine outrageusement la saison. Le temps de s'adapter à la monoplace et Jean-Pierre Jarier commence à épater son employeur autant que les spectateurs. Seulement 8e sur la grille de départ à Watkins Glen, et contraint à s'arrêter pour changer son pneu avant gauche au 11e tour, il repart des profondeurs et réalise un festival qui le ramène parmi le trio de tête, lorsqu'au 55e tour, il stoppe sur panne sèche... Sa première victoire ne sera pas pour cette fois-ci. Hélas, elle ne sera pas non plus pour le GP suivant, au Canada, ultime étape du championnat. Auteur d'une superbe pole position, et survolant la course, il s'arrête, de la fumée s'échappant de son moteur. Le comble: le soir-même, l'examen attentif de la voiture révèlera que cette fumée venait en fait de la rupture de la canalisation du circuit de frein! Le moteur n'avait rien, la voiture aurait peut être pu poursuivre. La poisse...

La relance chez l'Oncle Ken

Revenu en grâce, il rejoint Didier Pironi chez Tyrrell en 1979, et prouve si besoin était qu'il est encore capable de belles choses. 4e au départ en ouverture du championnat en Argentine (moteur cassé au 15e tour), il termine 3e en Afrique du Sud et en Angleterre. En tout, 14 points recompensent le travail de Jarier, ce qui fait de 1979 sa meilleure saison depuis ses débuts, avec une 10e place au championnat.

Il est également 10e à l'issue du championnat 1980, mais sa saison est plus difficile. La Tyrrell 010 n'est pas à la hauteur des espérances et ne permet pas à Jarier de tirer son épingle du jeu. Et le français est parfois impliqué dans trop d'accidents qui ruinent ses chances. Trois 5e places, tout de même, et donc 6 points au final, c'est à peu près tout ce qu'il faut retenir de cette édition.

Le déclin

Après deux courses pour Ligier en 1981, il revient en milieu de saison au sein de la très modeste écurie Osella, propulsée par un moteur Ford. La voiture n'est pas bonne, Jarier ne peut inscrire le moindre point. Et la sensation que la fin de l'aventure en F1 est proche se fait de plus en plus palpable.

Il persiste, néanmoins, et on le retrouve au départ en 1982. Sa monoplace est une catastrophe. Sa meilleure performance en qualification est une 9e place lors du controversé GP d'Imola... sur 14 engagés. Au gré des abandons, Jarier accède à une 4e place qui ne signifie pas grand chose mais qui réchauffe le coeur. Il ne le sait pas, mais ce seront là ses derniers points en F1. Pour le reste, c'est une succession d'abandons, et deux non qualifications. De la douleur, aussi, lorsque son tout jeune équipier Ricardo Paletti se tue au Canada. Et enfin de la colère lorsque sa monoplace perd une roue lors des essais du GP de Las Vegas.

Retour chez Ligier pour la saison suivante. Sans le moindre résultat. Au mieux, une 7e place au GP d'Autriche, et de nombreux abandons. La faute notamment à un Ford atmosphérique poussif qui ne peux rivaliser avec les turbos.

Il est temps de ranger sa combinaison, il n'y a plus de place pour ce pilote qui a tout de même donné de nombreux frissons aux amateurs de la discipline reine. Avec le désagréable sentiment qu'avec un tout petit coup de pouce du destin, il avait les moyens de faire beaucoup mieux.

Après sa carrière en F1,où il est passé souvent près de la victoire avant d'être trahi par sa mécanique, on a pu le voir en Supertourisme, championnat GT et Porsche Carrera Cup.


Fiche Signalétique

  • Français
  • né le 10 Juillet 1946
  • Début en GP : Italie 1971
  • Dernier GP : Afrique du Sud 1983
  • Nombre de GP disputés : 134 (5 non-qualifications)
  • Meilleur résultat en course : 3e
  • Meilleur résultat en qualification : pôle position (3 fois)
  • Nombre de points marqués : 31.5
  • Nombre de meilleurs tours : 3
  • Nombre de podiums : 3
  • Meilleur classement au championnat : 10e (1979 et 1980)


Carrière en F1


Carrière en Sport Automobile

  • 1994 Carrera Cup France (3ème)
  • 1995 Carrera Cup France (3ème)
  • 1996 Carrera Cup France (3ème)
  • 1997 Carrera Cup France (2ème)
  • 1998 Carrera Cup France (2ème)
  • 1999 Carrera Cup France (2ème)


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