Jenson Button

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Jenson Alexander Lyons Button est un pilote de Formule 1 anglais, né le 19 Janvier 1980 à Frome.

Sommaire

Biographie

Les débuts

Débutant le Karting à l’âge de neuf ans, l’Anglais s’est constitué un palmarès flatteur : vainqueur en 1991 du British Cadet Kart Championship, trois fois champion du British Open Kart, il décroche en 1995 le titre de champion d’Italie dans la catégorie ICA senior et termine vice-champion du Monde de Formule A . Deux ans plus tard il devient le plus jeune champion de l’European Supercup A. Enfin, il remporte le Ayrton Senna Memorial Cup à Suzuka. Son passage dans les formules de promotion en monoplace sera également couronné de succès. Champion d’Angleterre 1998 de Formule Ford pour le compte de l’équipe Haywood Racing, il obtient également le titre de vice-champion d’Europe de la catégorie. Il est également vainqueur du Formule Ford Festival ce qui lui vaut le titre de jeune pilote de l’année décerné par le "McLaren Autosport Young Driver of the Year Award". En 1999, il participe au championnat de Formule 3 anglaise et décroche la pole position pour sa première course. Avec trois victoires, il termine troisième du championnat et se classe meilleur débutant. La même année, il terminera second du Grand Prix F3 de Macau regroupant les meilleurs pilotes de part le monde

L'arrivée en F1

Ses succès ne passent pas inaperçus et en novembre il est convié à un essai par l’équipe de Formule 1 McLaren-Mercedes. Quelques semaines plus tard, c’est pour le compte de l’écurie Prost-Peugeot qu’il effectue un essai au cours duquel il se montre plus rapide que Jean Alesi.
Frank Williams recherche un pilote pour remplacer Alessandro Zanardi, il le fait participer à une confrontation avec l’essayeur maison Bruno Junqueira. Sorti vainqueur de ce duel, l’espoir anglais se retrouve propulsé à tout juste vingt ans en Formule 1.

Pour sa première course, il est dans les points quand son moteur casse mais se rattrape la course suivante au Brésil. Rarement distancé par son équipier Ralf Schumacher, il obtient une quatrième place comme meilleur résultat et se qualifie troisième à Spa-Francorchamps pour le GP de Belgique.

Contraint de laisser sa place chez Williams à Juan Pablo Montoya, il passe chez Benetton-Renault.

Déception

La saison 2001 n’est pas de tout repos pour l’Anglais qui subit une forte pression de la part de Flavio Briatore et qui se fait largement dominer par son équipier Giancarlo Fisichella. Au volant d'une voiture rétive, Button paye très cher son manque d'expérience en étant diminué en sus par une blessure tenace au dos.

Quand Jarno Trulli arrive en 2002 dans l'écurie Benetton désormais baptisée Renault, c'est pourtant Giancarlo Fisichella et non Button qui est prié de partir.

Jenson fait meilleure figure et dominera ce nouvel équipier qu'il devance même au classement final du championnat. Renault décide alors de monter une équipe autour de Fernando Alonso comme seul leader et garde Jarno Trulli pour le seconder.

L’Anglais débarque en 2003 dans l’équipe BAR-Honda aux côtés de Jacques Villeneuve. Fraîchement accueilli par l'ancien champion du monde, Jenson Button ne se démonte pas et prend progressivement l'ascendant sur son prestigieux équipier. 9ème du championnat, il s'offre même le luxe de mener plusieurs tours durant le GP des USA devant Michael Schumacher, avant de renoncer sur casse moteur alors que son premier podium lui semblait promis.

Retour sous les projecteurs

Essais Hivernaux Barcelone Novembre 2007
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Essais Hivernaux Barcelone Novembre 2007

Promu leader de l’équipe en 2004 suite au départ de son équipier et ayant acquis l'expérience nécessaire, il prend toute sa mesure en décrochant enfin son premier podium à Sepang et en signant sa première pole position à Imola. Abonné aux podiums, il termine le championnat à une brillante troisième place finale en ayant dominé son équipier Takuma Sato. Suscitant de nouveau la convoitise des directeurs d'écurie, il est durant l'été 2004 au coeur d'un bras de fer juridique entre BAR et son ancienne écurie Williams avec laquelle il signe un contrat au mois de juillet. Button restera finalement chez BAR-Honda pour la saison 2005.

Cette saison 2005 sera moins brillante sans que son talent ne soit mis en cause car il dominera encore largement Takuma Sato avec sa monoplace peinant à retrouver sa forme de 2004.
Il subira sans le vouloir les 3 GP de suspensions infligés à BAR par la FIA suite à l'affaire des doubles réservoirs d'essence.

Honda, nouveau propriétaire de l'écurie, obtiendra son maintien en 2006 après un forcing auprès de Williams qui voulait, une nouvelle fois, le récupérer.

Un nouveau pas

Les essais privés de l'intersaison 2005-2006 sont plutôt encourageant pour Honda. Malgré quelques qualifications plus difficiles, Jenson Button, secondé cette année par Rubens Barrichello, parvient à se placer sixième au championnat du monde, à moins de 10 points de Kimi Räikkönen, derrière les trois écuries de tête que sont Renault, Ferrari et McLaren. Sur le tourniquet hongrois, Button, au volant de la RA106, remporte sa première victoire en Formule 1. Les espoirs sont donc grands pour 2007. Au volant d'une RA107 aux couleurs de la terre, Jenson passera une saison décevante. Il finit le championnat à la 14ème place avec 6 petits points (la totalité de ceux de son équipe, Barrichello accrochant le premier 0 pointé de sa carrière). Il ne se qualifiera que 4 fois en "Q3", difficile dès lors d'espérer quoi que ce soit en course au vu de la fiabilité acquise par toutes les équipes.

En 2008, la saison est même pire, puisque Jenson ne marquera que trois petits points, terminant 18ème au classement; son coéquipier Rubens Barrichello n'en marquant même aucun.

2009, la consécration

Fin 2008, à la fin de deux saisons calamiteuses, et en raison de la crise économique mondiale, Honda décide de se retirer. Les deux pilotes (Button et Rubens Barrichello) se retrouvent sans volant mais Ross Brawn crée sa propre écurie, sur les bases de l'écurie Honda 2008, la marque japonaise aidant malgré tout financièrement la nouvelle écurie. Les pilotes sont confirmés, et, grâce aux interprétations permises par le nouveau règlement 2009, les Brawn GP sont compétitives dès le début de la saison. Avec leur double diffuseur, les Brawn GP sont à la fête.

Jenson Button en profite et remporte la bagatelle de 6 victoires en 7 Grand Prix. Le pilote anglais caracole en tête du classement du championnat. Sa constance pendant le reste de la saison, à défaut d'être brillant (excepté au Brésil où il remonte ses adversaires pour s'assurer du titre). Il est couronné à l'issue de ce Grand Prix à Interlagos.

En 2010, il signe chez McLaren-Mercedes et aura pour coéquiper et premier rival le champion du monde 2009, Lewis Hamilton. C'est la première fois depuis 1989 (Alain Prost et Ayrton Senna) que les deux champions du monde en date courent pour la même écurie.

Chez McLaren

Lors du premier Grand Prix 2010, il se classe 7ème alors que son coéquipier monte sur le podium. En Australie, il l'emporte. A Sepang, il termine 8ème après être parti 17ème. En Chine, il remporte sa seconde victoire et prend la tête du championnat qu'il conserve en Espagne (5ème). Il abandonne à Monaco, à cause d'une erreur de ses mécaniciens ayant entrainé une surchauffe moteur. En Turquie, profitant de l'accrochage entre les Red Bull, les McLaren signent le doublé. Il termine à nouveau 2ème au Canada, toujours derrière son coéquipier. Il termine ensuite 3ème à Valence et 4ème à Silverstone. La suite de la saison est plus difficile (8ème en Hongrie, accroché par Sebastian Vettel à Spa, 12ème en Corée...), mais 2ème à Monza après s'être qualifié en 1ère ligne. Il perd ses chances pour le titre en terminant Brésil mais signe un beau podium à Abou Dabi qui lui permet de terminer 5ème du championnat.

En 2011, après des essais hivernaux difficiles, il termine 6ème en Australie après avoir écopé d'un drive-trough pour avoir dépassé Felipe Massa en coupant un virage. En Malaisie, mettant à profit sa bonne gestion des pneumatiques, il termine 2ème derrière Sebastian Vettel. En GChine, il est en 1ère ligne aux côtés de l'Allemand. Longtemps 3ème, il rate un arrêt en stoppant dans le stand Red Bull et termine 4ème après s'être fait dépasser par Mark Webber dans les derniers tours. En Turquie, sa stratégie osée de gestion des pneumatiques ne marche pas comme prévu et il termine 6ème. Il a déjà 47 points de retard sur Vettel. En Espagne, après un mauvais départ (10ème au terme du 1er tour), il remonte à la 3ème place derrière Hamilton et Vettel, toujours grâce à sa gestion de ses pneumatiques. À Monaco, parti 2ème, il est, à moins de 10 tours de l'arrivée, revenu sur Fernando Alonso et Sebastian Vettel. Ils se tiennent en 1" et il a, encore, l'avantage d'avoir les pneus les plus neufs. Un carambolage à la chicane de la Piscine entraîne l'arrêt anticipé de la course et Vettel l'emporte devant Alonso et lui. Au Canada, il connaît une course mouvementée dans des conditions très changeantes : après cinq arrêts aux stands, une interruption de course, un accrochage avec son coéquipier au 7ème tour, un autre avec Alonso au 37ème tour et un drive-through pour excès de vitesse lors d'une neutralisation, il pousse Vettel à la faute dans le dernier tour et s'impose, lui qui était 21ème au 40ème des 70 tours. 6ème à Valence, il abandonne ensuite par deux fois avant de décrocher une belle victoire en Hongrie, théâtre de son 100ème Grand Prix et de sa première victoire. Il signe ensuite trois podiums et reste le seul en lice face à Vettel pour le titre. Il l'emporte au Japon mais Vettel, 3ème, coiffe son 2nd titre. Il finit la saison avec trois nouveaux podiums et termine vice-champion du monde.

Fiche signalétique

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Carrière

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