Keke Rosberg

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Keijo Erik Rosberg est un pilote finlandais de Formule 1 né le 6 Décembre 1948. Il a été champion du monde en 1982. Il est le père du pilote Nico Rosberg.


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Sommaire

Biographie


Le pilote

L'avant-F1

La carrière automobile de Keke Rosberg débute avec le titre de Finlande de Formule Vee 1973.

En 1976, on le retrouve dans le championnat d'Europe de F2. Avec le Team Warsteiner Eurorace, il termine 4ème à Rouen et 5ème à Hockenheim au volant d'une Toj-BMW. Il est 11ème du championnat. En 1977, il pilote une Chevron-Hart du Fred Opert Racing. Il l'emporte à Enna et termine 2ème à Hockenheim et Donington. Il est 6ème de ce championnat remporté par René Arnoux (Martini). Dans le même temps, il dispute les championnats de Formule Atlantic (4ème avec une victoire) et Pacific (champion avec trois victoires en cinq manches) pour la même écurie.


L'arrivée en F1

Cette belle tournée néo-zélandaise le fait remarquer par Teddy Yip qui vient de se lancer dans la F1.

En 1978, il débute au Grand Prix d'Afrique du Sud en remplaçant Eddie Cheever qui a échoué aux qualifications des deux premiers GP. Qualifié 24ème, il est 16ème dès le 1er tour. Il rétrograde peu à peu et abandonne au 15ème tour. 15 jours, plus tard, il remporte l'International Trophy à Silverstone (hors-championnat) sous la pluie avec la Theodore TR1. En championnat du monde, les quatre manches suivantes se soldent par autant de non-qualifications. En attendant que Yip bricole une Wolf, Rosberg dispute trois GP avec ATS, sans grande réussite. Il revient pour quatre manches chez Theodore pour y piloter des Wolf WR3 et WR4. Teddy Yip ayant interrompu son aventure en F1, le Finlandais revient chez ATS pour la tournée nord-américaine. Pendant cette même saison, il court encore en F2 (remportant la course de Donington) et en Formule Pacific (où il remporte le titre avec six victoires en dix courses).


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Vainqueur de l'International Trophy en 1978



En 1979, il ne trouve pas de volant en F1. Il pilote alors en F2 et débute en Can-Am. En F2, il remporte la 2ème manche du championnat à Hockenheim avec une March-BMW du Project Four de Ron Dennis. En Amérique, il remporte la manche d'ouverture à Road Atlanta avant de récidiver à Watkins Glen au volant de sa Spyder du Newman-Freeman Racing. A partir du Grand Prix de France, il est rappelé chez Wolf pour remplacer James Hunt qui vient de raccrocher son casque. En huit participations, il ne voit qu'une seule fois la ligne d'arrivée (9ème en France).


En 1980, il signe chez Fittipaldi. Il monte sur le podium dès la première course (Argentine). Il signe encore quelques coups d'éclat comme une belle 5ème place en Italie.

En 1981, il repart pour une campagne chez Fittipaldi, mais là, aucune performance notable n'est à noter. Il échoue même cinq fois à se qualifier.


Un improbable champion du monde


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Champion du monde 1982 avec la FW08 (ici, en Italie)


En 1982, il passe chez Williams pour disputer l'une des plus improbables saisons de l'histoire de la F1. Dès le début de saison, il marque les 2 points de la 5ème place (Kyalami) avant de se voir disqualifié à Rio alors qu'il était 2ème. Il enchaîne ensuite deux nouvelles 2èmes places à Long Beach et Zoler (où Gilles Villeneuve trouve la mort). 4ème à Detroit, puis 3ème à Zandvoort, il décroche sa première pole à Brands-Hatch. Il rate totalement son départ (15ème au 1er tour) et abandonne au 50ème tour. Il termine 5ème au Castellet puis 3ème en Allemagne (où Didier Pironi se brise les jambes). Il termine ensuite 2ème à Zeltweg (à 5 centièmes de la Lotus d'Elio de Angelis !) avant de prendre la tête du classement général en remportant le Grand Prix de Suisse disputé à Dijon. Il ne marque aucun points en Italie et une 5ème place à Las Vegas lui suffit pour remporter le titre avec 44 points devant Pironi et John Watson (39 pts).


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L'incroyable finish à Zeltweg en 1982 (Rosberg à gauche, de Angelis à droite)



En 1983, la saison débute par une pole et une 2ème place au Brésil. Mais, il y est de nouveau disqualifié pour avoir reçu une aide extérieure. En avril, il remporte la Race of Champions à Brands-Hatch (hors-championnat) et en mai le Grand Prix de Monaco, sous la pluie. Il signe encore une belle 2ème place à Detroit mais ne termine que 5ème d'un championnat écrasé par les moteurs turbo (lui-même dispose du V6 Honda pour le dernier GP).

Il ouvre 1984 par une nouvelle 2ème place au Brésil, mais devra attendre Dallas pour signer sa seule victoire de la saison. Au volant des Wiliams FW09 et 09B peu fiables (9 abandons), il n'est que 8ème du championnat. Il annonce alors sa retraite pour fin 1986.


Fin de carrière en F1


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Avec la FW10 lors du GP de Grande-Bretagne 1985


En 1985, avec la Williams FW10, il remporte deux victoires urbaines (Detroit et Adelaïde) et signe deux poles (France et Grande-Bretagne). Il termine 3ème du championnat.

En 1986, il part disputer sa dernière saison chez McLaren, aux côtés du champion du monde en titre, Alain Prost. Tandis que le Français remporte un second titre, il termine 2ème à Monaco et signe la pole en Allemagne. Il se retire après un joli baroud d'honneur en Australie.


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Il signe une dernière pole à Hockenheim avec la McLaren MP4/2C



Les voitures de sport et de tourisme

Il dispute les 24 heures de Spa 1989 sur une Ferrari alignée par Moneytron.

En 1990, il dispute les deux dernières manches du championnat du monde des voitures de sport. En compagnie de Jean-Pierre Jabouille, il pilote la nouvelle Peugeot 905. En 1991, il remporte deux victoires consécutives (Magny-Cours et Mexico). Lui et son coéquipier Yannick Dalmas sont 13ème du championnat.

En 1992, il part pour le championnat DTM, avec Mercedes, il remporte une manche et se classe 5ème du championnat. En 1993, il n'est que 18ème, avant de remonter à la 14ème en 1994 puis d'achever sa dernière saison (1995) à la 19ème place.

En 1994, il remporte les 24 Heures du Nürburgring sur une BMW M3 copilotée par Karl-Heinz Wlazik et Frank Katthöfer.


Le Team Rosberg

Le DTM

En 1994, il fonde le Team Rosberg. En 1995, le team est présent en DTM (Klaus Ludwig, 3ème avec deux victoires) et en ITC. En 1996, Rosberg raccroche les gants et JJ Lehto rejoint Hans-Joachim Stuck en ITC. Le Finlandais est 4ème du championnat pendant que l'Allemand est 9ème avec deux victoires et une pole. L'équipe est 4ème.

Après la disparition de l'ITC, Rosberg se tourne vers le Championnat d'Allemagne de Supertourisme où il est chargé par Nissan d'aligner des Primera pour Roland Asch et Sascha Maassen. Asch est 8ème du championnat 1997. En 1998, Asch est encore 8ème et Michael Krumm est 9ème.

En 2000, le team rejoint le nouveau DTM avec des Mercedes CLK pour Pedro Lamy (13ème) et Darren Turner (14ème). Le team est 7ème au classement des équipes. En 2001, une troisième CLK est engagée pour David Saelens. Turner est 15ème du championnat ; l'équipe est 8ème.

A partir de 2002, Rosberg aligne des Mercedes de l'année précédente. Ses pilotes sont Chritijan Albers et Stefan Mücke. Ce dernier reste en 2003 et il est rejoint par Patrick Huisman et Gary Paffett (11ème). En 2004, Jarek Janis et Bernd Mayländer ne marquent aucun point.

Après avoir privilégié l'ascension de son fils Nico en F1 via la F3 et le GP2, Rosberg revient au DTM en 2007 avec des Audi A4 (millésime 2006). Elles sont confiées à Mike Rockenfeller (12ème) et Lucas Luhr (17ème). En 2008, Markus Winkelhock remplace Luhr.


La F3

En 1999, après le retrait de Nissan, Rosberg s'engage pour la première fois en F3 avec Pierre Käffer (8ème du championnat d'Allemagne), Kari Mäenpää (21ème) et Wouter van Eeuwijk. Le team est 7ème du classement par équipes.

En 2000, Hannu Wiinikainen (28ème) rejoint Kari Mäenpää (21ème) en F3. L'écurie chute à la 15ème place.

En 2001, Gary Paffett remporte une course à Oschersleben et termine 6ème du championnat. Le Français Laurent Delahaye est 26ème et l'équipe 6ème.

En 2002, Paffett remporte le titre pilote et le Team Rosberg le titre équipes. Le second pilote Kimmo Liimatainen est 10ème. Pendant ce temps, le fils de Keke (qui reprend alors sa casquette de manager), Nico remporte le championnat de Formule BMW.

En 2003, le team rejoint l'Euroseries et aligne deux Dallara-Opel pour Nico Rosberg et Andreas Zuber. Le jeune Nico remporte une course au Mans et termine 8ème du championnat (2ème "Rookie"). L'Autrichien ne marque que 2 points et est 24ème.

En 2004, Rosberg est 4ème (3 victoires, 6ème des Masters et 2ème du Bahreïn Superprix) tandis que Zuber ne marque pas.

En 2005, dernière année du team en monoplace, les pilotes sont Kohei Hirate (12ème) et Giedo van der Garde (9ème). Ils sont respectivement 5ème et 6ème des Masters.


Une saison d'A1GP

En 2005, le team décroche la franchise d'exploitation pour l'engagement autrichien en A1GP. Mais devant le manque de résultats (tant de Mathias Lauda que de Patrick Friesacher) l'Autriche et un terme à l'expérience après cette première saison (19ème place).


Le manager

Keke Rosberg fut le manager de ses compatriotes JJ Lehto et Mika Häkkinen avant de le redevenir pour son fils Nico.


Fiche Signalétique

  • Finlandais
  • né le 6 Décembre 1948 à Stockholm (Suède)
  • Début en GP : Afrique du Sud 1978
  • Dernier GP : Australie 1986
  • Nombre de GP disputé : 114 (15 non-participations et 5 engagements hors-championnat)
  • Victoires : 5 (1ère : Suisse 1982)
  • Poles-positions : 5 (1ère : Grande-Bretagne 1982)
  • Meilleurs tours : 3 (1er : France 1985)
  • Points marqués : 159,5 (1ers : Argentine 1980)
  • Podiums : 17 (1er : Argentine 1980)
  • Champion du monde de Formule 1 1982


Carrière en F1


Carrière en Sport Automobile

  • 1990 : WSC
  • 1991 : WSC (11ème)
  • 1992 : DTM (5ème, 1 victoire)
  • 1993 : DTM (18ème)
  • 1994 : DTM (14ème)
  • 1995 : DTM (19ème), ITC (20ème)


Palmarès


Distinctions


Lien externe

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