Ligier
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Ligier est une équipe française de sport automobile, crée par Guy Ligier en 1968-69. Ligier a couru en voitures de sport et en endurance avant de courir en F1 de 1976 à 1996.
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Voitures de sport
Formule 1
Les débuts
C'est en 1976 au Grand Prix du Brésil à Interlagos que Ligier débute en Formule 1.
La JS 5 (JS pour Jo Schlesser, en hommage à ce pilote décédé en 1968 à Rouen) provoque la curiosité avec une prise d'air monumentale, et son moteur est français : c'est le Matra V12.
La jeune équipe apprend vite, et avec une seule voiture engagée pour ses trois premieres saisons (sauf au Grand Prix du Japon 1977 où une seconde voiture fut engagée pour Jean-Pierre Jarier), les résultats sont très bons : le jeune Jacques Laffite (qui a été préféré au vétéran Jean-Pierre Beltoise) signe la première pole dès la première saison, à Monza, et marque 20 points au total qui placent l'écurie bleue à la cinquième place des constructeurs. En 1977, il remporte le Grand Prix de Suède, et marque 18 points. En 1978, il marque encore 19 points et Ligier se classe sixième.
Matra laisse la place à Ford pour la saison 1979.
Laffite se bat pour le titre !
Rejoint par Patrick Depailler, Laffite brille au début de la saison 1979 : il remporte les deux premiers Grand Prix, en Argentine et au Brésil et s'offre 4 nouvelles poles position tandis que Depailler remporte le Grand Prix d'Espagne. Longtemps, Laffite est dans la course pour le titre mondial, mais les Ferrari finissent la saison trop fort, et c'est Jody Scheckter qui est champion. Avec 61 points, Ligier se classe troisième constructeur derrière Ferrari et Williams, lourdement pénalisée par l'accident en deltaplane de Depailler durant la saison. Son remplaçant, Jacky Ickx, ne marquant que 3 points en 8 courses.
Avec son moteur Cosworth, l'équipe continue à engranger les bons résultats en 1980. Patrick Depailler est remplacé par Didier Pironi. Celui-ci remporte le Grand Prix de Belgique à Zolder, alors que Laffite remporte celui d'Allemagne. Les deux hiommes engrangent 66 points et Ligier est second au championnat du monde des constructeurs.
En 1981, alors que la Ligier est à nouveau propulsée par des moteurs Matra, Didier Pironi part chez Ferrari et c'est Jean-Pierre Jarier, puis Jean-Pierre Jabouille, puis Patrick Tambay, qui le remplacent. Laffite remporte les Grands Prix d'Autriche et du Canada et se bat pour le titre pilote jusqu'au dernier Grand Prix. Avec 44 points, Ligier se classe 4ème au championnat des constructeurs.
Ligier, solide
Ligier repart avec un moteur Ford en 1982 et un tandem Laffite-Cheever. L'équipe rentre définitivement dans le rang et ne marque que 20 points. En 1983, Laffite parti chez Williams, elle ne marque même aucun point avec son duo Raul Boesel/Jean-Pierre Jarier!
Associé à Renault pour la saison 1984, Ligier pense pouvoir rembondir, mais c'est un échec : 3 points seulement, marqués par le nouveau venu De Cesaris ! Le français François Hesnault n'en marquant aucun.
Avec le retour de l'enfant chéri Jacques Laffite en 1985, Ligier se refait une santé : trois podiums, en Angleterre, en Allemagne et en Australie, et 23 points au championnat constructeurs (6ème rang). De Cesaris laisse sa place à Phillipe Streiff pour les 4 derniers Grand Prix de la saison car Guy Ligier ne supportait plus les accident à répétition de l'italien.
La saison 1986 part sur de bonnes bases, et René Arnoux a rejoint Jacques Laffite. Mais ce dernier est victime d'un grave accident au départ à Brands Hatch. Blessé aux jambes, il ne reconduira jamais une Formule 1. Avec 29 points, l'équipe Ligier-Renault termine quand même le championnat à la cinquième place.
De la figuration...
Malgré ce beau résultat, Ligier ne fera que de la figuration les saisons suivantes, ayant perdu son moteur Renault. 1 seul petit point en 1987 (Arnoux-Ghinzani) après avoir du se rabattre au dernier moment sur un moteur Mégatron suite au déistement d'Alfa Romeo, pas un seul en 1988 (Arnoux-Johansson), 3 en 1989 (Arnoux-Grouillard), aucun en 1990 (Larini-Alliot) et 1991 (Boutsen-Comas).
Malgré le retour de Renault pour la saison 1992, Ligier avec son duo Boutsen-Comas ne marque que 6 points au championnat. La comparaison est cruelle avec le team Williams qui avec le même moteur remportera les 2 titres, 10 victoires et ... 164 points !
Sans Guy Ligier
Déçu par l'échec de la saison 1992, d'autant plus qu'il disposait du même moteur que les Williams championnes du monde, Guy Ligier cède alors à la lassitude et vend la majorité de ses parts de son écurie à Cyril de Rouvre, qui avait déjà dirigé auparavant le team AGS.
Le nouveau patron choisit un duo 100 % Britannique pour piloter les monoplaces françaises en 1993 : Mark Blundell et Martin Brundle. Le premier monte deux fois sur le podium, en Afrique du Sud et en Allemagne. Ligier se classe 5ème avec 23 points.
Mais l'écurie est rapidement revendue à l'italien Flavio Briatore, déjà team manager de l'écurie Benetton.
En 1994 avec un duo français Olivier Panis-Eric Bernard, Ligier a du mal mais s'offre un double podium en Allemagne.
Le moteur Renault parti chez Benetton, Ligier hérite d'un Mugen-Honda, mais également des plans de sa soeur jumelle. La Ligier JS41 est effectivement une "copie conforme" de la Benetton B195. L'ensemble fonctionne correctement et Panis conclut la saison avec un podium en Australie.
Ligier entame sans le savoir sa dernière année en Formule 1 en 1996. Pedro Diniz, et ses dollars, a rejoint Olivier Panis, et celui-ci remporte le Grand Prix de Monaco, emergeant du chaos puisque seules 4 voitures franchiront la ligne d'arrivée, offrant à Ligier sa neuvième et dernière victoire. Malgré ce succès, la saison est globalement décevante : Ligier ne marque que 5 autres points et termine le championnat à la sixième place.
Prost Grand Prix
La victoire d'Olivier Panis aura eu pour effet de ressortir des cartons le projet d'écurie 100% française.
Alain Prost, se porte acquéreur à l'intersaison 1996-1997 de l'écurie Ligier qui devient alors Prost Grand Prix...
Palmarès
- Premier GP : Grand Prix du Brésil 1976
- Dernier GP : Grand Prix du Japon 1996
- Nombre de GP disputés : 326
- Nombre de points marqués : 388
- Meilleur résultat en course : victoire (9 fois entre 1977 et 1996)
- Meilleur résultat en qualifications : pole position (9 fois entre 1976 et 1981)
