Lola

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Lola est un constructeur britannique de voitures de course (l'un des plus grands de tous les temps).

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Sommaire

Historique

La première Lola apparaît en 1957, réalisée par Eric Broadley qui a fondé son entreprise à Huntington, près de Cambridge.


La Formule 1

Après quelques courses de voitures de sport entre 1959 et 1961, l'écurie arrive en F1 en 1962, avec John Surtees et Roy Salvadori. Dès sa première participation, à Zandvoort, la Mk4-Climax de Surtees décroche la pole position. En Grande-Bretagne, il termine 2ème derrière Jim Clark (Lotus). Il sera à nouveau 2ème en Allemagne, manquant la victoire de peu face à Graham Hill (BRM). Débuts prometteurs.

La saison suivante, le directeur d'écurie Reg Parnell fait courir des Lola. Aucun pilote ne marquera le moindre point, même si Chris Amon termine à leur porte en France et en Grande-Bretagne. Au printemps, hors championnat, Bob Anderson mène sa Mk4 du DW Racing Entreprises à la victoire lors du Grand Prix de Rome, disputé à Vallelunga. Aucune Lola ne reverra de grille de départ de F1 avant 1967.

En 1967, Lola fabrique le châssis de la RA300. En Italie, John Surtees remporte la victoire, qui sera créditée à Honda, et non à Lola. Cette même année, BMW engage une Lola T100 au GP d'Allemagne avec pour pilote Hubert Hahne, qui courra également l'année suivante.

En 1974, Graham Hill fait appel à Lola pour équiper son écurie. La saison est difficile, mais Hill réussira tout de même à marquer un point avec la T370, en Suède (où son coéquipier Guy Edwards termine 7ème). La saison suivante, après trois courses, Hill aligne ses propres voitures.

Il faut attendre 1985 pour que Lola revienne à la F1. Alan Jones pilote la THL1 (équipé d'un V6 Hart turbo) de l'équipe Haas pour trois Grand Prix. La saison suivante, Patrick Tambay rejoint le pilote australien. Après deux GP, l'écurie aligne la THL2 équipée du V6 turbo Ford GBA. Les pilotes marquent 6 points, Jones terminant 4ème en Autriche.

En 1987, Lola fabrique les châssis de l'écurie Larrousse & Calmels. Philippe Alliot marquera un point en Allemagne, en Espagne et au Mexique. Yannick Dalmas, malgré sa belle 5ème place en Australie, ne marque pas de point (seule une voiture avait été inscrite en début de championnat).

La saison 1988 est moins bonne, aucun des pilotes de Gérard Larrousse ne rentre dans les points.

1989, avec le moteur Lamborghini, manque d'être du même calibre, mais Alliot sauve l'honneur en terminant 6ème en Espagne.

La saison 1990 montre un net progrès, Eric Bernard termine 4ème en Grande-Bretagne et au Japon, Aguri Suzuki termine sur le podium (le seul d'un pilote japonais avant Takuma Sato en 2004). C'est le premier podium pour Lola sur un podium de F1 depuis 28 ans.

1991 sera la dernière année avec Larrousse. Suzuki et Bernard marquent un point chacun, mais ne termine aucune autre course.

En 1993, Lola équipe la Scuderia Italia. L'équipe italienne est motorisée par Ferrari. Au GP de Saint-Marin, Luca Badoer termine aux portes des points.

En 1997, Eric Broadley décide de faire courir les Lola sous leur vrai nom. Fiasco ! La conception des voitures ne débute qu'en novembre 1996. Les T97/30, construites en seulement 3 mois, sans aucun essai en soufflerie, débarquent au Grand Prix d'Australie 1997 pour échouer lors de la qualification. La saison s'arrête là car le sponsor principal (Master Card) quitte le navire. Les pilotes Ricardo Rosset et Vincenzo Sospiri se retrouvent à pied.

La Formule 2 et la Formule 3000

Dans le championnat de F2 1967, John Surtees remporte deux victoire (Mallory Park et Zolder) pour Lola en l'espace d'une semaine, mais c'est Chris Irwin qui l'emporte pour la première fois dans le cadre du championnat d'Europe à Jarama. La saison suivante, c'est Brian Redman qui l'emporte lors à Crystal Palace pour le compte du David Bridges Racing et Irwin l'emporte à l'Eifelrennen d'Hockenheim (hors championnat).

En 1969, Hubert Hahne termine vice-champion derrière Johnny Servoz-Gavin avec une Lola-BMW.

En 1980, c'est sous le nom de Toleman (la TG280) que la Lola T850 remporte les deux premières places du championnat d'Europe (Brian Henton, Derek Warwick).

Il faut attendre l'année 1981 pour voir Stefan Johansson remporter deux courses (à Hockenheim et Mantorp Park) et finir 4ème du championnat pour Alan Docking Racing avec une monoplace dénommé Lola, avec un moteur Hart.

En 1981 et 1982, Kazuyoshi Hoshino finit 2ème du championnat du Japon derrière Satoru Nakajima.

Après les premières saisons de F3000 dominées par les March, Luis Perez-Sala termine 2ème du championnat 1987 avec deux victoires (à Donington et au Bugatti), tandis que Julian Bailey l'emporte à Brands-Hatch.

En 1988, Gregor Foïtek (GA Motorsport) gagne à Vallelunga puis Olivier Grouillard l'emporte au Mans et Zolder pour terminer deuxième du championnat remporté par Roberto Moreno.

En 1989, Erik Comas et Eric Bernard (DAMS) gagnent trois courses et assurent le triplé français derrière Jean Alesi.

L'année suivante, le redoublant Erik Comas remporte le championnat avec quatre victoires. Cinq autres courses reviennent à des pilotes Lola, ne laissant que deux manches à Reynard.

En 1991, Reynard domine et ce n'est que lors de la dernière manche de la saison 1992 que Jean-Marc Gounon (DAMS) arrive à faire triompher une Lola.

Toutes les courses de 1993 et 1994 sont remportées par des Reynard. En 1995, seul Marc Goossens (Nordic Racing) brise l'hégémonie en s'imposant à Hockenheim.

A partir de 1996, le plateau est entièrement composé de Lola-Zytek puis Judd...

A l'extinction de la F3000, le marché GP2 est confié à Dallara, Lola se contentant d'équiper l'Euro 3000.

Au Japon, Lola remporte treize titres de Formula Nippon (entre 1987 et 2007).

La Formule 5000

Dans cette catégorie existante de 1967 à 1979 (selon les pays), Lola vaincra de nombreux championnats.

Dès 1969, Eppie Wietzes gagne le championnat canadien avec cinq victoires en neuf courses.

En 1971, Frank Gardner gagne le titre britannique, puis en 1975 et 1976, ce sera au tour de Bob Evans et Teddy Pilette.

Aux États-Unis, les Lola remportent toutes les couronnes de 1973 à 1976 avec Jody Scheckter et Brian Redman (trois titres).

Enfin, en Océanie, Lola rafle cinq titres des Tasman Series (Warwick Brown, en 1975) et des championnats australien (Smith, Jones et Brown) et néo-zélandais (Ken Smith).

La Formule 3

Lola fabrique une Formule Junior dès 1960 et c'est avec des Mk2 que Dennis Taylor et John Love signe le doublé à l'Eifelrennen du Nürburgring. En 1963, Richard Attwood remporte le Grand Prix de Monaco.

Après une victoire en 1964 dans la nouvelle Formule 3, plus aucune Lola ne vaincra. En 1980, la firme stoppe ses activités de F3 et ne reviendra qu'en 2002, en partenariat avec Dome. En 2003, Adam Carroll remporte deux manches du championnat japonais avant, qu'en 2004, avec six victoires, João Paulo de Olivera termine vice-champion derrière Ronnie Quintarelli. La même année, Danny Watts met fin à 11 ans de règne Dallara en Grande-Bretagne en remportant la manche de Castle Combe.

En 2006, le Chinois Ho-Pin Tung décroche le titre allemand au volant d'une B06/30 du JB Motorsport.


Les voitures de sport

La première Lola Mk1 ayant été une voiture de sport, on ne s'étonnera pas de voir Lola débarquer au Mans dès 1963. La Mk6 de Richard Attwood et David Hobbs abandonnera sur accident après 15 heures de course.

Ensuite, Eric Broadley sera partie prenante et dirigeante du projet Ford GT40. La suite est conue : quatre victoires consécutives aux 24 Heures du Mans de 1966 à 1969.

Entre-temps, Lola fabriquera la performante T70. Dans sa version spyder, elle remporte le premier championnat Can-Am (1966) avec John Surtees. Puis, développée par Roger Penske, elle remporte les 24 Heures de Daytona 1969 aux mains de Mark Donohue et Chuck Parsons. Lola termine 3ème du championnat des marques derrière Porsche et Ford.

De 1977 à 1981, ce sont des Lola qui remportent tous les titres Can-Am.

En 1971, un seul podium survient : celui de Joakim Bonier et Richard Attwood lors de la Targa Florio. Ils pilotent alors une T212 de la Scuderia Filipinetti.

En 1973, Chris Craft remporte le championnat d'Europe des voitures de sport de 2 l.

En 1984, Lola termine vice-champion du monde des voitures de sport dans la catégorie C2.

Dans les années 1990, Nissan confie à Lola la conception de ses prototypes. Avec la Nissan R90, Mark Blundell signe la pole au Mans en 1990.

En 2001, Lola développe la MG-Lola EX 257 pour le constructeur britannique. Ce châssis remporte l'ALMS en 2002 et 2003 dans la catégorie P2.

Un autre châssis P2 voit le jour : le B05/40 qui remporte le titre ALMS en 2005. Il remporte également les titres LMS en 2005 et 2006.

CART/Champ Car et IRL

En 1965, Lola apparaît sur les circuits du championnat USAC et en 1966, Graham Hill remporte les 500 Miles d'Indianapolis au volant d'une T90 (Jackie Stewart est 3ème).

En 1969, Mark Donohue monte lui aussi sur la troisième marche du podium.

En 1978, Al Unser remporte la célèbre course étatsunienne.

Présent depuis la première saison CART, en 1979, Lola doit attendre 1983 pour gagner. Cette année-là, Mario Andretti remporte à Circuit d'Elkhart Lake la première des 150 victoires de Lola dans ce championnat. La saison suivante, Andretti (Newman-Haas Racing) et Tom Sneva (Mayer Racing) remportent 9 victoires et assurent un doublé au constructeur britannique.

En 1987, Bobby Rahal conquiert son deuxième titre avec Truesports et une Lola.

Après deux titres conquis par Penske, Lola glane les titres de 1990 à 1993 (Al Unser Jr., Michael Andretti, Bobby Rahal et Nigel Mansell).

Après une période de monopole de la part de Reynard, Lola renoue avec le succès, grâce à Cristiano da Matta (champion 2002) et Paul Tracy (champion 2003). la discipline devient monotype et n'aligne que des Lola-Cosworth de 2005 à 2006. En 2007, le plateau est composé uniquement de Panoz.

Lola devient également en 1993 l'unique fournisseur du Championnat Indy Lights, et ce jusqu'en 2002.

En IRL, Tony Stewart remporte le titre 1997.

L'A1 GP

En 2005, Lola devient le fournisseur exclusif du championnat A1GP et lui fournit 50 voitures. Elle perdra cette exclusivité en 2008/2009 au profit de Ferrari.


Détails pour la F1

Fiche signalétique


Saison par saison

Saison Monoplace Motoriste Manufacturier Pilotes GP NQ
1962 Mk 4 / Mk 4A Climax Image:Sigle_Dunlop.gif Dunlop Roy Salvadori/John Surtess 9 0
1963 Mk 4 / Mk 4A Climax Image:Sigle_Dunlop.gif Dunlop Chris Amon/Bob Anderson/Lucien Bianchi/John Campbell-Jones/Masten Gregory/Mike Hailwood/Maurice Trintignant 9 0
1966 T62 Ford Image:Sigle_Dunlop.gif Dunlop Dick Attwood 0 0
1967 T100 BMW Image:Sigle_Dunlop.gif Dunlop Hubert Hahne 1 0
1968 T100 / T102 BMW / Ford Image:Sigle_Dunlop.gif Dunlop Jorge de Bagration/Hubert Hahne 1 0


1 Pole Position

Année Pays Circuit Pilotes Monoplace Moteur Architecture Pneus Place en Course
1 1962 Image:Drapeau_PB.svg.png Zandvoort John Surtees Mk4 Climax V8 Image:Sigle_Dunlop.gif Dunlop Abandon


Modèles

  • 1962-1963 : Mk4 et Mk4A
  • 1967-1968 : T100
  • 1968 : T102
  • 1974-1975 : T370
  • 1975 : T371
  • 1985-1986 : THL1
  • 1986 : THL2
  • 1987 : LC87
  • 1988 : LC88
  • 1989 : LC88B et LC89
  • 1990 : LC89 et 90
  • 1991 : 91
  • 1993 : T93/30
  • 1997 : T97/30


Pilotes

  • Philippe Alliot (46 GP)
  • Eric Bernard (31 GP)
  • Aguri Suzuki (28 GP)
  • Alan Jones (19 GP)
  • Graham Hill (17 GP)
  • Yannick Dalmas (16 GP)
  • Patrick Tambay (14 GP)
  • Michele Alboreto (14 GP)
  • Luca Badoer (12 GP)
  • John Surtees (9 GP)
  • Guy Edwards (7 GP)
  • Rolf Stommelen (7 GP)
  • Chris Amon (5 GP)
  • Hubert Hahne (2 GP)
  • Masten Gregory (2 GP)
  • Bob Anderson (2 GP)
  • Peter Gethin (1 GP)
  • Lucien Bianchi (1 GP)
  • Mike Hailwood (1 GP)
  • Maurice Trintignant (1 GP)
  • John Campbell-Jones (1 GP)
  • Eddie Cheever (1 GP)


Pilotes non-qualifiés

  • Richard Attwood
  • François Migault
  • Pierre-Henri Raphanel
  • Jorge de Bagration
  • Vincenzo Sospiri
  • Ricardo Rosset
  • David Hobbs
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