Matra Sports

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Matra Sports (acronyme de Mécanique Aviation TRAction), était une écurie automobile française créé en 1964.

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Sommaire

Historique

Créée en en 1941 et destinée à l'armement, l'entreprise est fondée par Marcel Chassagny. En 1962, elle se diversifie : aérospatiale, aéronautique, automobile (via René Bonnet) et la plasturgie. En 1992, elle s'ouvre à la presse en absorbant Hachette. L'entreprise a participé à la conception du premier avion à atteindre les 800 km/h et au premier engin qui a passé le mur du son.


Sport automobile

En reprenant les Automobiles René Bonnet en 1964, Matra entre dans l'automobile et le sport automobile.

Monoplaces

Dès 1965, Matra remporte le titre de champion de France de Formule 3 et le conserve jusqu'en 1967.

L'entreprise crée parallèlement Matra Sports et Matra International (en s'associant avec Ken Tyrrell) et s'engage en Formule 2. En 1967, Jacky Ickx devient le premier champion d'Europe de Formule 2 (Jean-Pierre Beltoise et Johnny Servoz -Gavin seront les suivants). Parallèlement, Matra s'engage en Formule 1 avec Johnny Servoz-Gavin qui termine deux fois 7ème aux États-Unis et au Mexique.

En 1968, Matra Sports aligne une MS11 à moteur V12 maison pour Jean-Pierre Beltoise tandis que Ken Tyrrell aligne des MS10 à moteur Ford-Cosworth DFV. Avec trois victoires (Pays-Bas, Allemagne, États-Unis), l’Écossais termine vice-champion du monde derrière Graham Hill (Lotus).

En 1969, les deux pilotes sont réunis chez Matra International et Matra abandonne son bloc pour que Tyrrell ne se consacre qu'au V8 Ford-Cosworth DFV. Avec six victoires, Jackie Stewart domine la saison, signe son premier titre et Beltoise termine 5ème du classement final, avec une 2ème place à domicile. A la fin de l'année, Matra voulant absolument se diriger exclusivement sur le V12, Tyrrell, convaincu de la suprématie du V8 Ford-Cosworth décide de devenir constructeur.

En 1970, l'écurie aligne deux Matra MS120 pour Jean-Pierre Beltoise et Henri Pescarolo. Ils signent trois podiums.

L'année suivante, l'écurie améliore sa voiture pour en faire une version "B" avec laquelle Chris Amon signe un podium en Espagne et une pole position en Italie.

En 1972, seul Chris Amon pilote en F1 et il signe une nouvelle pole en France. Il mène les deux tiers de la course avant d'être victime de problèmes. Au soir du Grand Prix des États-Unis, Matra quitte la Formule 1.

Sport

Parallèlement à son engagement en Formule 1, Matra se donne un nouvel et double objectif : remporter les 24 heures du Mans et le championnat du monde des voitures de sport.

Au Mans, en 1966 et 1967, les premières Matra de sport, à moteur BRM ne sont pas un franc succès et on ne peut pas grand-chose face aux monstres Ford, Porsche ou Alfa Romeo. A partir de 1968, Matra aligne ses prototypes à moteur V12. Après un abandon en 1968, les Matra terminent aux 4ème et 5ème places l'année suivante. 1970 voit l'écurie subir un double abandon. La seule Matra alignée en 1971 abandonne elle aussi.

En 1972, avec le désengagement progressif en Formule 1 (il n'y qu'une monoplace alignée), Matra accroît sa présence en sport et signe un beau doublé dans la Sarthe : Henri Pescarolo/Graham Hill devant François Cevert/Howden Ganley.

En 1973, Matra domine le championnat du monde des marques avec cinq victoires dont les 24 heures du Mans remportées par Pescarolo/Larrousse.

L'année suivante, c'est encore mieux puisque l'équipe remporte toutes les courses auxquelles elle participe : neuf. Pescarolo/Larrousse conservent leur couronne mancelle. Contrat rempli, Matra quitte le sport auto.

Motoriste

En 1975, Matra revient en Formule 1 avec son V12 qui équipe la Shadow DN7 de Jean-Pierre Jarier lors des Grands Prix d'Autriche et d'Italie.

En 1976, ce bloc équipe la première Ligier de Formule 1. Avec trois podiums (dont une superbe 2ème place en Autriche) et une pole position à Monza, Jacques Laffite termine 8ème du championnat du monde des pilotes et Ligier 6ème des constructeurs.

L'année suivante, la fiabilité est moindre, mais Laffite remporte, à la surprise générale, le Grand Prix de Suède.

En 1978, il marque plus régulièrement mais ne signe que deux podiums (3ème en Espagne et en Allemagne). Matra se retire de nouveau.

L'entreprise revient, à nouveau, en 1981, toujours avec Ligier. Après des débuts laborieux, Laffite signe deux podiums (Belgique et Monaco). Il signe la pole à Jerez avant de finir 2ème derrière l'inébranlable Gilles Villeneuve. Après deux nouveaux podiums, il l'emporte en Autriche puis sous la pluie canadienne. Il reste en lice pour le titre jusqu'à la dernière manche. Qualifié 12ème, il remonte jusqu'à la 2ème place au 33ème tour puis dégringole, à partir du 46ème et finit 6ème. Le titre échoit à Nelson Piquet. Jacques Laffite est 4ème tout comme son écurie chez les constructeurs.

1982 est la dernière saison du motoriste français en Formule 1. Les Ligier terminent 8ème du championnat constructeurs avec trois podiums (Eddie Cheever signe une belle 2ème place dans les rues de Detroit).

Fiche signalétique constructeur

  • Constructeur français
  • Fondateur : Marcel Chassagny
  • Débuts en GP : Monaco 1967
  • Dernier GP : États-Unis 1972
  • Nombre de GP : 60
  • Victoires : 9
  • Poles positions : 4
  • Meilleurs tours : 12
  • Podiums : 21
  • Doublés : 2
  • Nombre de points : 163
  • Champion du monde constructeurs 1969
  • Champion du monde pilotes 1969


Modèles de F1

  • 1967 : Matra MS7
  • 1968 : Matra MS7, MS9, MS10 et MS11
  • 1969 : Matra MS10, MS80 et MS84
  • 1970 : Matra MS120
  • 1971 : Matra MS120B
  • 1972 : Matra MS120C et MS120D

Ingénieurs

Pilotes

Écuries et pilotes clients

Fiche signalétique motoriste

  • Motoriste français
  • Fondateur : Marcel Chassagny
  • Débuts en GP : Monaco 1968
  • Dernier GP : Las Vegas 1982
  • Nombre de GP : 125
  • Victoires : 3
  • Poles positions : 4
  • Meilleurs tours : 5
  • Podiums : 24
  • Nombre de points : 173
  • 4ème du championnat du monde constructeurs 1981
  • 4ème du champion du monde pilotes 1981


Moteurs de F1

  • Matra MS9 (1968)
    • V12
    • Cylindrée : 3 000 cm3
    • Puissance : 395 ch à 10 500 tr/min
  • Matra MS12 (1970)
    • V12
    • Cylindrée : 3 000 cm3
    • Puissance : 485 ch à 11 400 tr/min
  • Matra MS71 (1971)
    • V12
    • Cylindrée : 2 993 cm3
    • Puissance : 440 ch à 11 000 tr/min
  • Matra MS72 (1972)
    • V12
    • Cylindrée : 2 993 cm3
    • Puissance : 485 ch à 11 800 tr/min
  • Matra MS73 (1975-1976)
    • V12
    • Cylindrée : 2 993 cm3
    • Puissance : 490 ch à 11 500 tr/min
  • Matra MS76 (1977-1978)
    • V12
    • Cylindrée : 2 993 cm3
    • Puissance : 520 ch à 12 300 tr/min
  • Matra MS78 (1978)
    • V12
    • Cylindrée : 2 993 cm3
    • Puissance : 520 ch à 12 300 tr/min
  • Matra MS81 (1981-1982)
    • V12
    • Cylindrée : 2 993 cm3
    • Puissance : 520 ch à 13 000 tr/min
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