Maurice Trintignant

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Maurice Trintignant, dit Pétoulet, est un pilote de Formule 1 français né le 30 octobre 1917 à Sainte-Cécile-les-Vignes (France) et décédé le 13 février 2005 à Vergèze (France).

La vie sportive de Maurice Trintignant débute en 1938 au volant d'une Bugatti 2,3 litres, celle-là même au volant de laquelle son frère Louis s'est tué 5 années plus tôt sur le circuit de Péronne.

Au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, en septembre 1945, Trintignant s'engage avec cette même Bugatti dans la première course Européenne, la Coupe de la Libération, courue dans le Bois de Boulogne. Malheureusement la préparation de la voiture du jeune Français, stationnée pendant la guerre dans une grange, est pour le moins superficielle, et il a échappé à celui-ci qu'une colonie de rats a fait du réservoir son logis. Trintignant en tirera son surnom, Pétoulet qui le suivra le reste de sa vie.

En 1948, peu avant le Grand Prix de Suisse à Berne, il est grièvement blessé dans une course de voiturettes. Il se rétablit cependant pour se forger les 16 années suivantes, une réputation de pilote solide, constant, et polyvalent dans un style dénué de spectaculaire.

Grâce à cette constance, aidé de la mauvaise fortune de ses concurrents, il emporte le Grand Prix de Monaco en 1955 avec Ferrari. En 1958, engagé aux côtés de Stirling Moss sur des Cooper-Climax par Rob Walker, qui est parvenu à convaincre les deux hommes, il renouvelle l'exploit lors de la même course, quelques semaines après la victoire de Moss en Argentine.

Marqué par l'accident de Moss à Goodwood à Pâques 1962 alors que ce dernier, toujours pilote Walker, y pilotait une Lotus pour le British Racing Partnership, Trintignant s'aperçoit les semaines suivantes qu'il n'a plus le coeur à courir au sein de l'équipe de Rob Walker. Il s'appliquera dès lors à faire courir sa BRM V8 privée. Et c'est un fringant pilote de 47 ans qui accroche les deux derniers points de sa carrière au Grand Prix d'Allemagne 1964 avant de se retirer définitivement au Grand Prix d'Italie.

Après son retrait de la compétition, Trintignant mènera une vie de viticulteur à Vergèze, petite ville près de Nîmes, dont il en deviendra même maire. Participant régulièrement jusque dans les années 1990 à des courses historiques faisant revivre le lustre des courses des années 1950, Trintignant aura à coeur de parrainner un jeune pilote de sa région, Jean Alesi, dont il répètera souvent qu'il n'aurait pas dépareillé dans les batailles épiques des premiers Championnats du Monde.

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