Michele Alboreto
Un article de WikiF1, l'encyclopédie libre du sport automobile et de la Formule 1.
| Cet article est considéré comme une ébauche à compléter. Si vous possédez quelques connaissances sur le sujet, vous pouvez les partager en le modifiant (http://www.wikif1.org/dyn/index.php?title=Michele_Alboreto&action=edit). La liste complète de ces articles en cours de rédaction est consultable ici (http://www.wikif1.org/dyn/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:WikiF1:%C3%A9bauche). |
Michele Alboreto était un pilote italien de Formule 1 né le 23 décembre 1956 à Milan (Italie).
| Sommaire |
Biographie
Les débuts
Après des débuts mitigés en Formule Monza, Michele Alboreto passe en Formule 3 pour la saison 1978. L'année suivante, il termine vice-champion d'Italie avant d'être sacré puis champion d'Europe de la spécialité en 1980. Un début de carrière prometteur qui lui permet d'acceder parallèlement au Championnat du Monde d'Endurance sur Lancia et à la Formule 1 chez Tyrrell, à partir du Grand Prix de Saint-Marin 1981, pour une première saison d'apprentissage. L'écurie Tyrrell a perdu son lustre d'antan, et Ken Tyrrell n'a plus les moyens de recruter des pilotes confirmés. Il lui faut donner sa chance à de jeunes espoirs et prendre le temps de les laisser s'aguerrir. S'agissant d'Alboreto, Tyrrell ne le regrettera pas. Apres des débuts laborieux en 1981, Michele se révèle véritablement l'année suivante. Sur le circuit de Las Vegas, tracé sur le parking du Caesar's Palace, Alboreto signe en 1982 une retentissante victoire et s'affirme comme l'un des grands espoirs de la F1. Il récidive l'année suivante à Détroit, toujours sur un circuit urbain. Les moteurs Turbo commencent à annexer la F1, mais Alboreto met a profit l'agilité de sa modeste Tyrrell à moteur atmosphérique pour démontrer toute sa classe. Ces coups d'éclat ne laissent pas insensible Enzo Ferrari. Alboreto est engagé et vit le rêve de n'importe quel pilote italien : piloter une Ferrari en Grand Prix.
Ferrari: si près du rêve
En 1984, les McLaren sont intouchables mais Alboreto confirme son potentiel en prenant l'ascendant sur son équipier René Arnoux et en décrochant une probante victoire au GP de Belgique à Spa. Il termine quatrième du championnat.
Lors des essais de l'hiver 84-85, les Ferrari confirment leur potentiel. Alain Prost ne s'y trompe pas et n'hésite pas à designer Michele comme son principal adversaire pour la saison suivante. 1985 débute effectivement de la plus parfaite des façons pour l'Italien. Alboreto est au sommet de son art. Il multiplie les places d'honneur, l'emporte au Canada, puis en Allemagne, à l'issue d'un duel de haute volée face à Alain Prost qui lui vaudra les compliments du Commendatore en personne. Il est alors en tête du championnat, tandis qu'il ne reste que sept épreuves à disputer. Michele se doute t-il a ce moment là qu'il vient d'atteindre le point d'orgue de sa carrière, et de signer son dernier succès en F1? L'Italie l'imagine alors rejoindre Alberto Ascari, le dernier champion du monde italien, au palmarès de la discipline. Il n'en sera rien. Les Ferrari s'effondrent inexplicablement dans la seconde moitié de la saison, et Alboreto voit impuissant Prost s'envoler vers le titre mondial. Alboreto ne s'en remettra jamais. L'année suivante, tandis que les Ferrari achève de rentrer piteusement dans le rang, il fait à peine jeu égal avec son équipier, le fade Stefan Johansson.
L'arrivée du rapide Gerhard Berger chez Ferrari en 1987 le marginalise un peu plus au sein de la Scuderia. Non seulement le grand Autrichien le domine en vitesse pure, mais en plus, ce dernier tisse des liens privilégiés avec le directeur technique John Barnard avec qui "Albo" entretient des rapports difficiles. Tandis que Berger signe trois victoires en deux ans et multiplie les coups d'éclat, Alboreto est rejeté dans l'ombre et semble se résoudre à traîner son blues sur les circuits. "J'aimerai tant retrouver le Alboreto qui m'avait enthousiasmé il y a deux ans au Nürburgring" lache Enzo Ferrari, dépité.
Juste pour le plaisir
Évincé de chez Ferrari, il trouve refuge en 1989 chez Tyrrell, l'écurie de ses débuts. Il signe un beau podium au Mexique avant de se laisser embourber dans un ridicule conflit de sponsors. Soutenu de longue date par Marlboro, Alboreto n'accepte pas que Ken Tyrrell ait conclu dans son dos un partenariat avec Camel. Il claque la porte au beau milieu de la saison et signe avec la petite écurie française Larrousse... sponsorisée par Camel ! Un épisode grotesque qui ternit grandement l'image du sympathique Michele, désormais pilote dans une écurie de fond de grille, obligé de lutter pour se qualifier.
Alboreto ne retrouvera plus jamais les avants postes, traînant sa silhouette fatiguée et ses cheveux grisonants dans de modestes écuries comme Arrows (1990 à 1992), Lola (1993), puis Minardi (1994) pour finir, avec quelques rares points glanés ici ou là, mais aussi l'affront de nombreuses non qualifications. Par orgueil, de nombreux pilotes du standing d'Alboreto auraient préféré jeter l'éponge. Lui a continué, par passion de la F1. Une discipline qu'il aura tant aimé et qui lui aura si peu rendu. C'est aussi par passion qu'Alboreto continuera la compétition après sa longue carrière en F1. En Tourisme (notamment en DTM sur Alfa Romeo), puis dans le championnat IRL naissant, et enfin en Endurance. Victorieux aux 24 heures du Mans sur une Porsche du team Joest en 1997, Alboreto avait été intégré a l'équipe officielle Audi. C'est au volant du splendide proto Audi qu'il trouvera la mort lors d'une séance d'essais sur le circuit du Lausitzring.
Fiche Signalétique
- Italien
- né le 23 décembre 1956 à Milan (Italie)
- décédé le 25 avril 2001 sur le tracé du Lausitzring (Allemagne) lors d'essais privés avec Audi
- Début en GP : Saint-Marin 1981
- Dernier GP : Australie 1994
- Nombre de GP disputés : 194 (21 non-qualifications)
- Meilleur résultat en course : victoire (5 fois)
- Meilleur résultat en qualifications : Pôle position (Belgique 1984 & Brésil 1985)
- Nombre de points marqués : 186,5
- Nombre de Meilleurs Tours : 5
- Nombre de Podiums : 23
Carrière
Formule 1
- 1981 Tyrrell/Ford
- 1982 Tyrrell/Ford
- 1983 Tyrrell/Ford
- 1984 Ferrari
- 1985 Ferrari
- 1986 Ferrari
- 1987 Ferrari
- 1988 Ferrari
- 1989 Tyrrell/Ford puis Lola/Lamborghini
- 1990 Arrows/Ford
- 1991 Footwork/Porsche puis Footwork/Ford
- 1992 Footwork/Mugen-Honda
- 1993 Lola/Ferrari (forfait pour les 2 derniers GP suite au retrait de la Scuderia Italia)
- 1994 Minardi/Ford
Sport Automobile
- 1995 DTM (22ème)
Palmarès
Titres
- 1978 Champion d'Italie de Fiat Abarth
- 1980 Champion d'Europe de F3 avec 4 victoires
- 1981 vainqueur des 6 heures de Watkins-Glen sur Lancia
- 1985 vice-champion du Monde de Formule 1
- 1997 vainqueur des 24 heures du Mans sur Porsche
- 2001 vainqueur des 12 heures de Sebring sur Audi
Son unique participation aux 500 Miles d'Indianapolis
| Année | Numéro | Voiture | Essais qualificatifs | Résultat en course | |
| 1 | 1996 | 33 | Reynard-Ford | 12ème | Abandon |
Ses 8 participation aux 24 heures du Mans
| Année | Numéro | Voiture | Catégorie | Copilotes | Essais qualificatifs | Résultat en course | |
| 1 | 1981 | 65 | Lancia Beta Monte Carlo | Gr V | Eddie Cheever Jr / Carlo Facetti | 31ème | 8ème |
| 2 | 1982 | 51 | Lancia GR 6 | Gr VI | Teo Fabi / Rolf Stommelen | 4ème | Abandon |
| 3 | 1983 | 4 | Lancia LC 2/83 | C | Teo Fabi / Alessandro Nannini | 2ème | Abandon |
| 5 | Piercarlo Ghinzani / Hans Heyer | 4ème | Abandon | ||||
| 4 | 1996 | 8 | Joest Porsche TWR WSC | LMP1 | Didier Theys / Pierluigi Martini | Pole Position | Abandon |
| 5 | 1997 | 7 | Joest Porsche TWR WSC | LMP875 | Stefan Johansson / Tom Kristensen | Pole Position | Victoire |
| 6 | 1998 | 7 | Porsche LMP1 98 | LMP1 | Yannick Dalmas / Stefan Johansson | 9ème | Abandon |
| 7 | 1999 | 7 | Audi R8R | LMP | Laurent Aïello / Rinaldo Capello | 9ème | 4ème |
| 8 | 2000 | 7 | Audi R8 | LMP900 | Christian Abt / Rinaldo Capello | 3ème | 3ème |
| Cet article a été défini comme article de qualité faisant honneur à WikiF1, l'encyclopédie collaborative et libre du sport automobile. Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion ainsi que la liste des articles de qualité. |


