Mika Häkkinen

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Mika Pauli Häkkinen est un pilote finlandais de Formule 1, né le 28 septembre 1968 à Vantaa (Finlande).

Sommaire

Biographie

Les débuts

Mika Häkkinen commence la course automobile par le Karting, comme la plupart des pilotes de sa génération. Une carrière brillante dans les catégories inférieures (champion Eurosérie GM en 1988, champion F3 britannique en 1990) lui permet d'accéder à la Formule 1 en 1991 chez Lotus. Si il est dominé en qualifications par son coéquipier Herbert, plus expérimenté, sur les saisons 1991 et 1992, il réalise en revanche quelques très bonnes performances en course qui attirent les convoitises. Ron Dennis voit en lui le bois dont sont faits les champions du monde. Häkkinen est donc recruté par McLaren. En 1993, il est pilote d'essais, mais la saison de Michael Andretti est tellement décevante qu'il sera mis à pied à Estoril et remplacé par Mika pour les 3 derniers Grand Prix de la saison. Sa première qualification au Portugal résonne comme un coup de tonnerre puisqu'il devance Ayrton Senna sur la grille. En course toutefois, Häkkinen ne peut se hisser au niveau de son illustre coéquipier, mais réalise deux podiums en trois Grand Prix.

1994-1997 : La traversée du désert

Le départ de Senna pour Williams début 1994 fait d'Häkkinen le leader de l'écurie McLaren/Peugeot. Celle-ci commence malheureusement une traversée du désert qui durera plusieurs saisons et à la fin de l'année 1995, durant l'ultime Grand Prix de la saison, Häkkinen est victime d'une violente sortie de route aux essais du Grand Prix d'Australie. Il est dans le coma, on tremble pour sa vie.

Mais au départ de la saison 1996, Häkkinen est bien présent sur la grille. Il est désormais secondé par David Coulthard, en provenance de Williams. McLaren s'est associé avec Mercedes en 1995 pour la fourniture des moteurs. Les progrès sont manifestes, mais la voiture manque de constance et de fiabilité. Il termine 5ème du championnat en montant à quatre reprises sur le podium. En 1997, Adrian Newey arrive chez McLaren. Son influence se fait sentir : les flèches d'argent (à cause de leur sponsor cigarettier West et en hommage aux Mercedes de l'avant guerre) sont performantes, mais demeurent peu fiables. Häkkinen connaît une saison en demi-teinte, et termine derrière Coulthard au championnat. Il remporte le dernier Grand Prix de la saison, à Jerez, après que Coulthard lui ait laissé la victoire.

1998-2001 : Le duel Mercedes-Ferrari

Une victoire qui allait immédiatement en appeler d'autres. En effet, la nouvelle McLaren impressionne lors des essais privés d'intersaison 1997-1998. Le record de la piste tombe en 3 tours à Barcelone et Williams, qui subit pleinement le retrait de Renault, ne semble pas en mesure de contester cette suprématie chronométrique. Restent les Ferrari F300, qui tournent seules à Fiorano ou au Mugello, à l'écart de toute comparaison.

Au Grand Prix d'Australie, les promesses aperçues pendant l'hiver se concrétisent. Les McLaren MP4/13 occupent les deux premières places de la grille, avec plus d'une seconde d'avance sur le troisième, et Häkkinen remporte la course devant Coulthard. Malgré une protestation des rivaux à la suite de laquelle McLaren devra débrancher son système de freinage directionnel, la domination sera la même au Brésil. Pole et victoire d'Häkkinen, avec un tour d'avance sur la Ferrari de Schumacher. Häkkinen devient le grand favori pour le titre.

Cependant, si McLaren n'a pas de rivale en performance pure en cette première moitié de saison, la fiabilité laisse à désirer, et Mika laisse partir de nombreux points. Le coriace Michael Schumacher saisit la moindre opportunité qui lui est ainsi offerte, et parvient à se maintenir dans la course au titre, qui au fil de l'année tourne en un duel entre Häkkinen et Schumacher. Au départ du Grand Prix du Nürburgring, les choses semblent compliquées pour le finlandais, qui a mené et dominé le championnat depuis le début : les Ferrari ont énormément progressé en performance, et permettent à Schumacher de lutter d'égal à égal avec Häkkinen. Battu en qualification, Mika réalise une course de toute beauté, prenant le dessus sur Michael Schumacher en le passant par les stands, "à la Schumacher". Rares sont les pilotes ayant réussi à mettre à mal le moral du champion allemand. La face déconfite de Michael après la course montre que le pilote McLaren, ce jour-là, a réussi à le faire.

Le bataille décisive à Suzuka pour le dernier Grand Prix de la saison n'aura pas lieu : Michael Schumacher cale sur la grille alors qu'il a signé la pole position, puis subit une crevaison alors qu'il était remonté en troisième position. Häkkinen remporte la course sans grande difficulté, et devient champion du monde pour la première fois. Si on savait Mika capable d'être très rapide, on s'interrogeait sur sa capacité à gérer un championnat. Il a répondu aux interrogations avec sérénité, sans trembler aux moments clés de la saison, donnant ainsi raison à Ron Dennis qui, un an auparavant en lui offrant la victoire de Jerez au détriment de son coéquipier, avait voulu provoquer un déclic psychologique chez le Finlandais.

1999 donna à penser que la saison tournerait une nouvelle fois au duel Häkkinen-Schumacher. Globalement, la McLaren MP4/14 confirma sa supériorité, Ferrari compensant par une meilleure fiabilité. Toutefois, l'accident de Michael Schumacher au Grand Prix de Grande-Bretagne 1999, le mettant hors-course pour le championnat, fit prendre à cette saison un visage étrange. Häkkinen, paradoxalement moins à l'aise dans la peau du grandissime favori en l'absence de l'allemand, se fait bousculer par Coulthard. McLaren enchaîne les erreurs, manque de rigueur. Si bien qu'Eddie Irvine, qui a pris le leadership chez Ferrari suite au forfait de Schumacher, sans jamais se montrer menaçant en performance engrange les points et arrive à Suzuka, ultime Grand Prix de la saison, avec deux points d'avance sur Häkkinen. Mais finalement, Mika remporte la course et coiffe sa deuxième couronne. Un titre acquis dans la difficulté, avec seulement 76 points et 5 victoires, alors que l'on pensait la saison pliée à Silverstone. En Formule 1, rien n'est garanti d'avance.

La saison 2000 va voir Häkkinen perdre son titre pilote au profit de Michael Schumacher. Paradoxalement, c'est dans cette défaite qu'Häkkinen va obtenir la reconnaissance qu'il mérite. En effet, les Ferrari F1-2000 sont au niveau dès le début de la saison. Si Mika veut conserver son titre contre Schumacher, il devra le faire à matériel sensiblement équivalent, contrairement à 1998. Lors des deux premiers Grand Prix, en Australie et au Brésil, il abandonne alors qu'il peut espérer la victoire. Schumacher remporte les deux courses et compte 20 points d'avance au championnat. Ron Dennis clame que les deux premiers Grand Prix auraient du être remportés par le finlandais, l'allemand soutient au contraire qu'il peut gagner sans avoir besoin d'un abandon de ce dernier. Le 3ème Grand Prix, à Imola, va être le théâtre de la première confrontation entre les deux pilotes. Au terme d'une course courue à un rythme de qualifications, Häkkinen et Schumacher relèguent leurs coéquipiers à plus de 50 secondes. Ils sont seuls au monde. Mika s'incline, mais avec les honneurs, et montre qu'il est le seul rival véritable de Michael Schumacher en terme de pilotage. Malheureusement, il n'en a pas la constance. Les Grand Prix suivants sont difficiles pour lui. Dominé par David Coulthard en Angleterre, totalement transparent au Canada, gêné aux essais de Monaco où il se qualifie 6ème et fait par la suite une course anonyme, encore dominé en France par son équipier, son bilan est bien mince depuis sa confrontation au sommet d'Imola. On commence même à penser que c'est finalement Coulthard qui luttera pour le titre, bien que Schumacher continue de penser qu'Häkkinen est le seul capable de l'empêcher d'être couronné. On commence même à franchement douter de sa motivation, Niki Lauda par exemple conseillant à Häkkinen de changer d'équipe en fin de saison pour se relancer.

Ron Dennis en fin psychologue, prescrit une semaine de vacances et une semaine d'essais intensifs, où tout le comportement de la voiture sera revu pour qu'Häkkinen s'y sente mieux. La tentative est payante. Häkkinen revient transformé au Grand Prix d'Autriche, qu'il remporte. Il enchaîne ensuite une deuxième place en Allemagne, et deux victoires consécutives en Hongrie et à Spa. Lors de cette course, il se permet le luxe de réaliser un dépassement extraordinaire sur Schumacher resté dans les annales. Häkkinen prend la tête du championnat, parait imbattable à l'entrée de la dernière ligne droite du championnat. Il est à l'apogée de sa carrière et de sa gloire.

Les quatre Grand Prix suivants sont remportés par Michael Schumacher et Ferrari, qui a résolu tous ses problèmes. Mais Häkkinen opposera jusqu'au bout une farouche résistance, concluant la saison sur un autre affrontement au sommet, à Suzuka, dont l'allemand sortira vainqueur.

Il est probable que si Häkkinen avait remporté ce titre, il se serait retiré, après avoir été le premier depuis Juan Manuel Fangio à remporter 3 titres consécutifs. Mais il est bien présent au départ de la saison 2001. Cette saison va malheureusement tourner au cauchemar pour Häkkinen, accablé par la malchance. Suspension cassée en Australie alors qu'il suit Michael Schumacher, moteur calé sur la grille à Interlagos, abandon dans le dernier tour du Grand Prix d'Espagne alors qu'il a course gagnée, abandon encore à Monaco, Häkkinen est décroché au championnat, et sa motivation s'en ressent. A Monaco, il prend la décision de mettre un terme à sa carrière en fin de saison. Cependant, la fin de saison sera ponctuée par de belles performances et par deux opportunités saisies : à Silverstone où sa McLaren est dans son jardin, il remporte une victoire toute d'autorité et de classe. A Indianapolis, il se maintient discrètement aux avant-postes dans une stratégie sur un arrêt, avant de déboucher en tête à quelques tours de l'arrivée et de remporter la dernière victoire de sa carrière.

Avec un bilan de 2 titres de champion du monde et 20 victoires, la carrière de Mika Häkkinen a été bien remplie. Il restera surtout dans les mémoires comme l'adversaire le plus redoutable que Michael Schumacher ait eu à affronter, son rival historique.

Un retour en DTM

Malgré sa retraite, Mika participe chaque année, depuis 2003, à un des plus grands rallyes de son pays : le Arctic Lapland Rally.

Après plusieurs rumeurs ayant annoncé le retour de Mika en F1 (chez BAR-Honda a-t-on dit un moment...), le "flying finn" revient finalement à la compétition en 2005 dans le relevé DTM, sur une Mercedes. Il n'a pas tardé à se rappeler au bon souvenir de tous, puisqu'il a remporté la course de Spa et finit 5ème au championnat. Il est de la partie en 2006 mais ne gagne aucune course et finit 6ème au général.
Surprise le 30 Novembre 2006 à Barcelone : Mika est au volant d'une Formule 1. Il a répondu présent à une invitation de "son" équipe et a participé à une journée d'essais sur le circuit catalan. Il se murmure dans les paddocks que ce ne serait peut-être pas la dernière....


Fiche Signalétique

  • Finlandais
  • né le 28 Septembre 1968 à Vantaa (Finlande)
  • Début en GP : Etats-Unis 1991
  • Dernier GP : Japon 2001
  • Nombre de GP disputés : 161 (2 non-qualifications)
  • Meilleur résultat en course : victoire (20 fois)
  • Meilleur résultat en qualifications : pole position (26 fois)
  • Nombre de points marqués : 420
  • Nombre de podiums : 51
  • Nombre de meilleurs tours : 25
  • marié avec Erja Honkanen, un fils (Hugo)


Carrière

Formule 1

  • 1991 Lotus/Judd
  • 1992 Lotus/Ford
  • 1993 pilote-essayeur McLaren/Ford (remplace Michael Andretti pour les 3 derniers GP)
  • 1994 McLaren/Peugeot
  • 1995 McLaren/Mercedes
  • 1996 McLaren/Mercedes
  • 1997 McLaren/Mercedes
  • 1998 McLaren/Mercedes
  • 1999 McLaren/Mercedes
  • 2000 McLaren/Mercedes
  • 2001 McLaren/Mercedes
  • 2006 tests pour McLaren/Mercedes


Sport Automobile

  • 1978 Karting Finlande
  • 1979 Karting Finlande
  • 1980 Karting Finlande
  • 1981 Karting Finlande Mini-kart (Champion)
  • 1982 Karting Finlande Mini-kart (2ème)
  • 1983 Karting Finlande Formule N (Champion)
  • 1984 Karting Finlande Formule A (Champion)
  • 1985 Karting Finlande Formule A (Champion)
  • 1986 Karting Finlande Formule A (Champion)
  • 1987 Formule Ford Finlande (Champion), Formule Ford Suède (Champion), Formule Ford Nordique (Champion)
  • 1988 Formule Opel Lotus Europe (Champion), Formule Opel Lotus GB (2ème)
  • 1989 Formule 3 GB (7ème)
  • 1990 Formule 3 GB (Champion), Macao
  • 1991 Formule 1 (15ème)
  • 1992 Formule 1 (8ème)
  • 1993 Formule 1 (pilote d'essai), Porsche Supercup, Formule 1 (15ème)
  • 1994 Formule 1 (4ème)
  • 1995 Formule 1 (7ème)
  • 1996 Formule 1 (5ème)
  • 1997 Formule 1 (5ème, 1 victoire)
  • 1998 Formule 1 (Champion, 8 victoires)
  • 1999 Formule 1 (Champion, 5 victoires)
  • 2000 Formule 1 (2ème, 4 victoires)
  • 2001 Formule 1 (5ème, 2 victoires)
  • 2002 à 2004 retraite
  • 2005 DTM (5ème, 1 victoire)
  • 2006 DTM (6ème), Formule 1 (tests)


Palmarès

  • 1981 Champion de Finlande de Mini-kart
  • 1983 Champion de Finlande de Karting Formule N
  • 1984 Champion de Finlande de Karting Formule A
  • 1985 Champion de Finlande de Karting Formule A
  • 1986 Champion de Finlande de Karting Formule A
  • 1987 Champion de Finlande, de Suède et Nordic de Formule Ford
  • 1988 Champion d'Europe de Formule Opel Lotus, vice-champion d'Angleterre de Formule Opel Lotus
  • 1990 Champion d'Angleterre de F3
  • 1998 Champion du Monde de F1 des pilotes, Champion du Monde de F1 des constructeurs avec McLaren
  • 1999 Champion du Monde de F1 des pilotes, Champion du Monde de F1 des constructeurs avec McLaren
  • 2000 vice-champion du Monde de F1 des pilotes


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