Niki Lauda

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Andreas-Nikolaus Lauda est un pilote de Formule 1 autrichien. Il est triple champion du monde pilotes (1975, 1977 et 1984). Il fut brièvement directeur d'écurie et fut de nombreuses années le patron de la compagnie Lauda Air. Il est le père de Mathias Lauda.


Sommaire

Biographie

Jeune passionné de course automobile mais sans moyens financiers, il doit emprunter de l'argent à ses grands-parents pour participer à des courses en Mini-Cooper et Porsche 911.

En 1971, il obtient un volant en F2 chez March et débuta en F1 à Zeltweg. Qualifié 21ème, il abandonne sur problème de tenue de route.

En 1972, il obtient le soutien de sa banque pour cinq ans. C'est avec cet apport qu'il décroche un volant chez March. Il effectue une saison dans l'anonymat en n'obtenant qu'une 7ème place en Afrique du Sud. Pendant ce temps, son coéquipier Ronnie Peterson marque 12 points et termine 10ème du championnat pilotes. En Belgique, Carlos Pace inscrit même deux points de plus pour le constructeur britannique au volant d'une vieille 711 alignée par Frank Williams. Personne alors ne lui prévoit un grand (ni même un long) avenir en F1.

Louis Stanley lui offre cependant le volant d'une troisième BRM pour 1973, aux côtés de Clay Ragazzoni et Jean-Pierre Beltoise. Il n'inscrit que deux points en Belgique, mais se fait remarquer en menant le Canada pendant 17 tours. Il remporte les 24 heures du Nürburgring sur une BMW 3.3 en compagnie de Hans-Peter Joisten. Enzo Ferrari remarque deux des trois pilotes BRM (le Suisse et l'Autrichien) et les fait signer pour 1974.

Avec la 312B3, il termine d'entrée 2ème en Argentine, puis remporte ses deux premières victoires (en Espagne et aux Pays-Bas) et surtout signe un total de neuf poles-positions. Très véloce, la 312B3 n'est pas assez fiable pour lui permettre de jouer le titre (remporté par Emerson Fittipaldi sur McLaren). Il doit abandonner à neuf reprises et termine 4ème du championnat à 14 points de son coéquipier qui échoue à 3 points du titre.

En 1975, la 312T allie rapidité et solidité. A partir de Monaco, il aligne une série de trois victoires puis l'emporte de nouveau en France et aux États-Unis. Il est champion du monde avec presque 20 points d'avance sur Fittipaldi. Ferrari est champion des constructeurs (avec les 25 points supplémentaires apportés par Regazzoni).

La saison 1976 commence sur les chapeaux de roues. Il gagne quatre des six premiers Grands Prix. Le doublé lui semble promis quand survient son accident du Nürburgring. Transporté grièvement brûlé à l'hôpital, il y reçoit l'extrême onction. Survivant, il gardera toujours les séquelles de l'accident. Il fut, plus tard, le premier à opter pour des casques à protection intégrale. Le plus incroyable est, qu'un mois plus tard, il soit au départ du Grand Prix d'Italie. Il y termine 4ème. C'est avec trois points d'écart que l'Autrichien et James Hunt (McLaren) arrive au Japon pour le dernier GP de la saison. Considérant la tenue de la course comme irresponsable au vu des trombes d'eau se déversant au Mont-Fuji, il décide de se retirer et laisse le titre au Britannique pour un point. Ferrari reste cependant détentrice du titre constructeurs grâce au même duo qu'en 1975.

En 1977, il remporta trois courses mais signe sept autres podiums (dont six 2èmes places). Il décroche ainsi son deuxième titre, laissant Jody Scheckter (Wolf), 2ème, à 17 longueurs. Avec Carlos Reutemann, il offre à Ferrari un troisième titre constructeurs de rang. Ses relations avec Enzo Ferrari s'étant considérablement dégradées, il quitte la Scuderia dès son titre acquis, au soir de l'antépénultième manche. Il est remplacé lors des deux derniers GP par un certain Gilles Villeneuve.

Passé chez Brabham, sa saison 1978 n'apportera pas autant d'excellents résultats. Il gagne deux courses dont le Grand Prix de Suède qui restera comme l'unique course de la révolutionnaire BT46B. Il termine 4ème au classement. L'écurie est 3ème chez les constructeurs (il lui apporte 44 points et John Watson 25).

La saison suivante, démotivé et au volant d'une monoplace peu fiable, il ne termine que deux courses (6ème en Afrique du Sud et 4ème en Italie). Une semaine après Monza, il remporte le Grand Prix Dino Ferrari disputé à Imola hors-championnat. Il annonce brutalement sa retraite à la veille du GP du Canada. Il est alors remplacé par Ricardo Zunino qui vient épauler Nelson Piquet (17ème avec 3 points).

S'ennuyant bien vite dans la gestion de sa compagnie aérienne, il effectue son retour au Grand Prix d'Afrique du Sud 1982 qu'il achève en 4ème position. Il remporte la 3ème manche du championnat à Long Beach. Il l'emporte encore en Grande-Bretagne puis monte sur la 3ème marche du podium du Grand Prix de Suisse, disputé à Dijon. Il termine 5ème d'un championnat qui a perdu tous ces favoris (Didier Pironi et Gilles Villeneuve) et vu un ensemble incroyable de circonstances s'accumuler. Keke Rosberg (Williams) est titré avec seulement 44 points et 11 pilotes ont remporté un GP.

En 1983, il monte sur les podiums des deux premiers GP. Puis, McLaren se concentre sur le développement du V6 TAG-Porsche et les résultats de la MP4/1C à moteur Cosworth en pâtirent. Il termine 10ème du championnat alors que John Watson arrive à inscrire 22 points qui lui apportent la 6ème place. Le Britannique raccroche les gants et Ron Dennis engage Alain Prost pour 1984.

Moteur TAG au point, les MP4/2 dominent la saison. Le Français gagne 7 GP et l'Autrichien 5. En fin d'année, c'est 0,5 point (le plus petit écart jamais enregistré) qui séparent les deux coéquipiers, en faveur de Lauda.

En 1985, Prost occupe les devants et il lui sert rapidement de coéquipier modèle. De nouveau démotivé et malgré un dernier succès à Zandvoort, il décide de raccrocher définitivement. Il est 10ème du championnat avec 14 points.

Il occupera sa vie à la gestion de Lauda Air (jusqu'à la faillite...), aux commentaires TV pour RTL, à une courte expérience de consultant, puis directeur de l'écurie Jaguar.

Fiche Signalétique

  • Autrichien
  • né le 22 Février 1949 à Vienne (Autriche)
  • Débuts en GP : Autriche 1971
  • Dernier GP : Australie 1985
  • Nombre de GP disputés : 171 (9 non-participations et 9 engagements hors-championnat)
  • 25 victoires (1ère : Espagne 1974)
  • 24 poles-positions (1ère : Grand Prix d'Afrique du Sud 1974|Afrique du Sud 1974)
  • 24 meilleurs tours (1er : Espagne 1974)
  • 54 podiums (1er : Argentine 1974)
  • 420,5 points (1ers : Belgique 1973)

Carrière en F1

  • 1971 : March/Ford (modèle 711)
  • 1972 : March/Ford (modèles 721, 721X et 721G)
  • 1973 : BRM (modèles P160C, P160D et P160E)
  • 1974-1977 : Ferrari (modèle 312B3, 312T et 312T2)
  • 1978-1979 : Brabham/Alfa Romeo (modèle BT45C, BT46A, BT46B et BT48)
  • 1982 : McLaren/Ford (modèle MP4/1 et MP4/1B)
  • 1983 : McLaren/Ford, McLaren/TAG Porsche (modèles MP4/1C et MP4/1E)
  • 1984-1985 : McLaren/TAG Porsche (modèles MP4/2 et MP4/2B)
  • 2000 : teste une Jaguar R1


Coéquipiers

  • 1971 : Nanni Galli, Ronnie Peterson, Andrea de Adamich
  • 1972 : Ronnie Peterson, Mike Beuttler
  • 1973 : Clay Regazzoni, Jean-Pierre Beltoise, Peter Gethin
  • 1974 : Clay Regazzoni
  • 1975 : Clay Regazzoni
  • 1976 : Clay Regazzoni, Chris Amon, Carlos Reutemann
  • 1977 : Carlos Reutemann
  • 1978 : John Watson, Nelson Piquet
  • 1979 : Nelson Piquet
  • 1983 : John Watson
  • 1984 : Alain Prost, Stefan Bellof
  • 1985 : Alain Prost

Palmarès

  • 1973 : vainqueur des 24 heures du Nürburgring
  • 1975 : Champion du Monde de Formule 1 des Pilotes avec 5 victoires, Champion du Monde de Formule 1 des Constructeurs avec Ferrari, vainqueur de l'International Trophy.
  • 1976 : vice-champion du Monde de Formule 1 des Pilotes avec 5 victoires, Champion du Monde de Formule 1 des Constructeurs avec Ferrari
  • 1977 : Champion du Monde de Formule 1 des Pilotes avec 3 victoires, Champion du Monde des Constructeurs avec Ferrari
  • 1979 : Vainqueur du Grand Prix Dino Ferrari
  • 1984 : Champion du Monde de Formule 1 des Pilotes avec 5 victoires, Champion du Monde de Formule 1 des Constructeurs avec McLaren
  • 1985 : Champion du Monde de Formule 1 des Constructeurs avec McLaren


Liens

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