Osella

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Osella était une écurie italienne de F1 des années 1980.


Sommaire

Histoire

Avant d'arriver en F1, l'histoire d'Osella est déjà bien fournie. Enzo Osella crée son écurie de voitures de sports en 1972. Il écume aussi divers championnats de F3 et de F2.

En 1980, l'équipe décide de tâter de la F1. Giorgio Stirano dessine la FA-1. Equipée du moteur Cosworth V8, elle fut conçue précipitamment et se présenta vraiment trop lourde au Grand Prix d'Argentine. Eddie Cheever rate la qualification à 10 secondes de la pole d'Alan Jones. Il faudra un mois pour voir la FA-1 perdre 45 kg et s'aligner au Grand Prix d'Afrique du Sud. Cheever se qualifie mais abandonne sur accident. Les qualifications deviennent fréquentes, mais, sans fiabilité, Cheever ne voit le drapeau à damier qu'en une seule occasion lors du Grand Prix d'Italie (12ème).

En 1981, la FA-1B (simple évolution de la monoplace de 1980) entre en scène. Osella choisit d'engager des pilotes payants. Ainsi vont se succéder Giorgio Francia, Beppe Gabbiani, Piercarlo Ghinzani, Miguel Angel Guerra et enfin Jean-Pierre Jarier. Le Français sort du lot. Premièrement, ce n'est ni un débutant (loin de là !) ni un pilote payant. Deuxièmement, il est le seul à tirer le peu qu'il y a à sortir de la voiture (deux 8ème places, une 9ème et une 10ème).

Il reste pour l'exercice 1982, mais aligne des qualifications en fond de grille et trois abandons en trois GP. Riccardo Paletti le rejoint à partir du Grand Prix des États-Unis Ouest. Jarier s'adjuge une magnifique 10ème place sur la grille. Il signe une non moins magnifique 9ème place sur la grille d'Imola, soldée par une magnifique (ter !) 4ème place en course. Cette joie va être de courte durée. Jarier a du mal ensuite à sortir du peloton. Le pire arrive lorsqu'au Grand Prix du Canada Riccardo Paletti qualifié en fond de grille ne peut éviter la Ferrari de Didier Pironi qui a calé. Il décède sur le coup alors que sa voiture s'embrase. Osella décide après avoir rappelé Piercarlo Ghinzani, de ne plus faire courir que Jarier pour la fin de saison.

Pour 1983, Osella doit trouvé un moteur turbo afin de ne pas être encore plus en retrait. C'est Alfa-Roméo qui lui vient en aide. Mais, en attendant, c'est un Alfa V12 qu'Osella place dans ses FA-1D. La FA-1E apparaît au Grand Prix de Saint-Marin pour le seul Ghinzani. Il n'arrive pas à se qualifier alors que Corrado Fabi (sur l'ancienne voiture et l'ancien moteur) y parvient. Il faut attendre le Grand Prix de Grande-Bretagne pour voir les choses s'améliorer. Les Osella franchissent quatre fois l'arrivée avec une 10ème place en Autriche pour Fabi.

En 1984, Ghinzani débute la saison seul avec sa FA-1E, sans succès. Guiseppe Petrotta dessine une FA-1F qui apparaît lors du Grand Prix du Brésil. Elle est bien meilleure mais le moteur Alfa est toujours aussi médiocre. Piercarlo Ghinzani (Dallas) et Jo Gartner (Monza) termine chacun une fois 5ème. L'Autrichien ne peut inscrire ses deux points car Osella n'avait inscrit qu'une monoplace en début de championnat.

La saison 1985 voit Osella démarrer avec son ancien châssis et une seule voiture. On retrouve la FA-1F en piste au Brésil et au Portugal (Ghinzani y termine 9ème). La nouvelle FA-1G arrive à Saint-Marin mais c'est une autre catastrophe. Huub Rothengatter (qui a remplacé Ghinzani) termine 7ème en Australie.

En 1986, Ghinzani garde le même matériel, tandis que Christian Danner, nouveau venu, doit composer avec une FA-1F vieille de deux saisons. Il s'enfuit chez Arrows et c'est le Canadien Allen Berg qui le remplace (sauf en Italie où débute Alex Caffi).

En 1987, Alex Caffi conduit une FA-1I. A Saint-Marin, une FA-1G est alignée pour Gabriele Tarquini. En Italie et au Portugal, c'est une seconde FA-1I qui est présentée pour le Suisse Franco Forini. Bilan : une seule arrivée (12ème à Imola) pour Caffi.

La saison 1988 démarre avec, comme toujours, la voiture de la saison précédente. Le moteur Alfa-Roméo est renommé Osella. Une énième FA-1 (la version L) arrive à Saint-Marin et jugée non conforme. Osella est la dernière écurie a aligner des châssis en alu. Nicola Larini connaît les mêmes difficultés que ses prédécesseurs : trois arrivée dont une 9ème place à Monaco.

En 1989, les moteurs turbo disparus, Osella reprends le V8 Cosworth et aligne deux voitures. Larini et Ghinzani auront un mal de chien à qualifier la FA-1M. Seule arrivée : Larini à Imola (12ème). Ghinzani raccroche à l'issu d'une saison où on ne vit pas de drapeaux à damier. Les finances sont dans le rouge.

Ne pouvant plus aligner deux voitures en 1990, Osella engage Olivier Grouillard. Il ne voit que quatre fois l'arrivée mais montre un réel potentiel. Lors du premier GP, il réussit l'exploit de se qualifier 8ème avec sa FA-1ME. Il arrive deux fois 13ème (Canada et Australie).

Face à des problèmes financiers de plus en plus grave, Enzo Osella décide de vendre ce qui reste d'Osella à Gabriele Rumi. L'écurie prend alors le nom de Fondmetal à partir de 1991.


Fiche signalétique

  • Ecurie italienne
  • Fondateur : Enzo Osella
  • Débuts en GP : Afrique du Sud 1980
  • Dernier GP : Australie 1990
  • Nombre de GP : 132
  • Meilleur résultat : 4ème (Saint-Marin 1982, Jean-Pierre Jarier)
  • Meilleure qualification : 8ème (États-Unis 1990, Olivier Grouillard)
  • Nombre de points : 5
  • 11ème du championnat constructeurs 1984


Modèles

  • FA1 (1980) - moteur V8 Cosworth DFV
  • FA1B (1981)
  • FA1C (1981-1982)
  • FA1D (1982-1983)
  • FA1E (1983-1984) - moteur V12 Alfa-Roméo 1260
  • FA1F (1984-1986) - moteur V8 turbo Alfa-Roméo 890T
  • FA1G (1985-1987)
  • FA1H (1986)
  • FA1I (1987-1988) - moteur V8 turbo Alfa-Roméo et Osella 890T
  • FA1L (1988) - moteur V8 Osella 890T
  • FA1M (1989) - moteur V8 Cosworth DFR
  • FA1ME (1990)


Pilotes

  • Piercarlo Ghinzani
  • Jean-Pierre Jarier
  • Nicola Larini
  • Alex Caffi
  • Eddie Cheever
  • Allen Berg
  • Olivier Grouillard
  • Corrado Fabi
  • Jo Gartner
  • Huub Rothengatter
  • Christian Danner
  • Beppe Gabbiani
  • Riccardo Paletti
  • Franco Forini
  • Miguel Angel Guerra
  • Gabriele Tarquini


(ces deux derniers n'ont pu franchir le cap des qualifications à bord d'une Osella)

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