Philippe Alliot

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Sommaire

Biographie

La première expérience de ce pilote en sport automobile est la Formule Renault, dont il remporte le championnat en 1978. Il se dirige ensuite vers le championnat de Formule 3, et ce pendant quatre ans. En 1983, il fait une saison en Formule 2 avant de passer dans la catégorie supérieure la saison suivante. Il passe ses deux premières saisons en F1 (1984 & 1985) dans la modeste écurie RAM. A la mi-saison 1986, il pilote pour l'écurie française Ligier en remplacement de Jacques Laffite blessé à Brands-Hatch, écurie qu'il rejoindra de nouveau en 1990. Il y marque le premier point de sa carrière au GP du Mexique.

Engagé chez Larrousse, la saison 1987 est porteuse de promesses. 3 points courageusement glanés en Allemagne, en Espagne et au Mexique, Alliot porte à boût de bras les ambitions du team, et permet à celui-ci de terminer 8e au championnat constructeur, se garantissant un relatif confort financier pour l'année suivante.

Ce qui est tant mieux car 1988 fut d'une sècheresse comptable absolue. Si la voiture n'est pas absolument mauvaise, son manque chronique de fiabilité interdit à Philippe et à son équipier Yannick Dalmas tout accès aux places qui rapportent. Alliot en profite même pour se faire une peur monumentale à Mexico lorsqu'il part dans en tonneaux au cours des essais.

1989 s'annonce néanmoins sous de meilleurs hospices (sur un plan purement sportif tout au moins) puisque Larrousse obtient de Lamborghini la fourniture exclusive de ses V12. Une nouvelle fois, la monoplace est plutôt bonne, se qualifie même très haut dans la hiérarchie, mais des maladresses et surtout un manque cruel de fiabilité empêchent Alliot de concrétiser. A la mi-saison, l'écurie doit même repasser par la case préqualification, à laquelle il échoue même en Hongrie. La délivrance survient à Jerez au cours d'un weekend magique où qualifié 5e, Alliot tient bon et finit 6e. Mais l'air est malsain eu sein de l'écurie Larrousse. Déja meurtrie par l'emprisonnement de Didier Calmels, les relations avec Lamborghini se font plus froide, Yannick Dalmas est éjecté pour mauvaises performances répétées à la mi-saison, et Philippe sent qu'il est temps d'aller voir ailleurs.

Cet ailleurs, c'est Ligier, une autre écurie française pour laquelle il a déja courru en 1986, et dans laquelle Alliot pense pouvoir repartir de l'avant. Hélas, la JS33 (déja présente en 1989) n'est plus à la hauteur et aucun point ne viendra récompenser les efforts du pilote français. Pire: il échoue par deux fois à qualifier sa monoplace, aux États-Unis et en Belgique. On pense alors que c'en est terminé de sa carrière en F1.

C'est en Championnat du Monde des Marques que Philippe Alliot trouve refuge, pour le compte de Peugeot. Il y passe deux ans, ce qui lui permet d'engranger 3 victoires, à Suzuka en 1991, puis à Donington et Magny-cours en 1992. De quoi se refaire une santé morale et s'entretenir physiquement, et aussi obtenir quelque laisser-passer pour la catégorie reine.

Il revient en F1 lors de la saison 1993 avec l'équipe Larrousse. Il y signe sa meilleure performance en grand prix, une jolie cinquième place, lors GP de Saint Marin. Mais c'est tout. Il connait même une seconde partie de saison compliquée et se voit régulièrement dominé par son équipier Erik Comas. Il est remplacé par le plus offrant, Toshio Suzuki pour les deux dernières courses de la saison.

Poussé par Peugeot, il signe enfin, à 40 ans, dans un top team, chez McLaren pour la saison 1994, en tant que pilote-essayeur. Il est même pressenti pour piloter en course, suite au refus de Prost, mais Ron Dennis lui préfère finalement Martin Brundle. Alliot ne participe qu'au GP de Hongrie, grâce à la suspension de Mika Hakkinen. Il court son dernier GP dans l'écurie de son coeur : Larrousse, lors du GP de Belgique 1994.


Fiche Signalétique

  • Nom complet : Philippe René Gabriel Alliot
  • Français
  • Né 27 Juillet 1954 à Voves (Eure et Loire)
  • Débuts en GP : Brésil 1984
  • Dernier GP : Belgique 1994
  • Nombre de GP disputés : 109 (6 non-qualifications)
  • Meilleur résultat en GP : 5ème (Saint-Marin 1993)
  • Meilleur résultat en qualifications : 5ème (Espagne 1989)
  • Nombre de points marqués : 7
  • Meilleur classement au championnat : 16ème en 1987


Carrière en F1


Palmarès

Titres


Ses 11 participation aux 24 heures du Mans

Année Numéro Voiture Catégorie Copilotes Essais qualificatifs Résultat en course
1 1981 51 BMW M1 Gr V Johnny Cecotto / Bernard Darniche 35ème 16ème
2 1982 12 Rondeau M382 C Henri Pescarolo / Jean Ragnotti / Jean Rondeau 39ème Abandon
3 1983 21 Porsche 956 C Mario Andretti / Michael Andretti 8ème 3ème
4 1986 55 Porsche 962C C1 Paco Romero / Michel Trollé 17ème 10ème
5 1990 11 Porsche 962 CK6 C1 Bernard De Dryver / Patrick Gonin / Thierry Salvador 20ème 16ème
8 Porsche 962 C Jonathan Palmer / Bob Wollek 19ème Forfait
6 1991 5 Peugeot 905 S1 Mauro Baldi / Jean-Pierre Jabouille 3ème Abandon
7 1992 2 Peugeot 905 C1 Mauro Baldi / Jean-Pierre Jabouille Pole Position 3ème
8 1993 2 Peugeot 905 Evo 1ter C1 Mauro Baldi / Jean-Pierre Jabouille Pole Position 3ème
9 1995 25 McLaren F1 GTR GT1 Lindsay Owen Jones / Pierre-Henri Raphanel 14ème Abandon
10 1996 3 Courage C36-Porsche LMP1 Didier Cottaz / Jérôme Policand 2ème Abandon
11 2003 31 Courage C65-JPX LMP675 David Halliday / Carl Rosenblad 18ème Abandon
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