Pilotage
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En sport automobile, le pilotage rassemble l'ensemble des techniques nécessaires à un pilote pour exploiter au mieux les possibilités de sa voiture, en fonction des caractéristiques de son véhicule, du terrain, des conditions météorologiques etc... Le but est d'arriver au niveau de performance maximum, afin de remporter une course automobile, réaliser un temps minimum ou tout simplement se faire plaisir en éprouvant des sensations intenses.
Notions générales sur le pilotage automobile
Piloter une voiture consiste à lui donner une série d'ordre simples, qui peuvent parfois être simultanés, via des intermédiaires finalement très limités : les pédales et le volant. Il est important de garder à l'esprit qu'une voiture ne "devine" aucun ordre, ni aucune trajectoire. Le rôle du pilote consiste par conséquent à donner des indications claires afin que la voiture réagisse d'une manière claire. A l'approche d'un virage, si les intentions du pilote sont confuses, les ordres donnés à la voiture le seront également. Le véhicule réagira alors de manière brouillonne, et le résultat sera rarement intéressant. Freiner est par exemple un ordre clair, facile à commander pour le pilote (enfoncer la pédale de frein) et très aisément interprétable par la voiture, car une partie de ses organes et réglages sont explicitement conçus pour cela : les freins, les pneus et les trains roulants. Il en va de même pour le braquage (direction, pneus...), et l'accélération (moteur, pneus...) . La notion devient moins précise lorsqu'il s'agit de changer de vitesse. Cette maneuvre n'a pas pour but de donner un ordre précisément en rapport avec le pilotage, mais ses effets peuvent se ressentir très fortement au niveau de l'équilibre de la voiture par exemple.
Le rôle du pneu
On remarque que le pneu est un élément de la voiture qui revient dans les trois notions abordées précédemment : le freinage, le braquage et l'accélération. Sa tâche est énorme, car il supporte des contraintes élevées (poids, friction, chaleur, chocs, déformations...) sur une surface de contact finalement assez réduite, probablement bien inférieur à la taille de votre écran d'ordinateur.
L'équilibre d'une voiture
Cette notion est basée sur le fait que seuls 4 points de contact, au plus, relient le véhicule au sol. Ces 4 points de contact, les pneus, sont chargés d'assurer la répartition des masses de la voiture, et donc son équilibre. Lors d'un freinage important, un transfert de masse de crée intantannement, chargeant le train avant et allégant d'autant les roues arrières. On dit alors que l'équilibre de la voiture est modifié (dans ce cas porté sur l'avant), car la charges supportée par les pneus avant est plus importante que celles supportées lors d'une situation statique, c'est à dire à l'arrêt. Cette même modification d'équilibre d'une voiture peut s'appliquer lors d'un virage. Les pneus extérieurs supportent une charge plus élevée que ceux de l'intérieur, car la force centrifuge agissant sur le centre de gravite provoque un mouvement de roulis de la caisse. Les pilotes jouent constamment sur l'équilibre d'une voiture, afin de favoriser certains mouvements de caisse (sur-virage par exemple) qui permettent de négocier un virage en bénéficiant de l'adhérence des 4 pneus, et non plus seulement de ceux de l'avant. Les efforts étant répartis, les pneus ne dérapent pas, et la vitesse de passage en courbe est alors plus grande.
Le pilotage sur circuit
Le pilotage sur circuit présente souvent les caractéristiques suivantes : adhérence et vitesse élevée, visibilité satisfaisante, infrastructure de qualité, faibles mouvements au niveau du volant, sécurité.
Le grip élevé autorise de forts freinage et des hautes vitesses de passage en courbe. A la différence du pilotage rallye, où la lecture de la route est un élément important, le pilotage sur circuit n'offre que peu de place à la découverte. A un certain niveau, la précision de la trajectoire est de l'ordre du centimètre, et les repères de freinage, point de braquage, réaccélération et point de corde ne changent que très peu. Leurs modifications dans l'espace sont principalement dictées par l'état de fatigue du pilote, la dégradation des pneumatiques ou encore l'allégement de la voiture de part la consommation d'essence. Certaines courses de côte, telle celle de "Marchampt Beaujolais", ou même spéciales de rallye (rallye WRC Monte Carlo lorsque le terrain est sec, spécialement en Ardèche) nécessitent un pilotage très typé circuit : le bitume de haute qualité, la régularité des rayons des virages, les forts appuis sont alors les conditions rencontrées par les pilotes.
Les mouvements du pilote
Le pilote n'utilise que très peu de mouvements pour communiquer des ordres à son véhicule. Les pieds actionnent les pédales, et les mains restent posées sur le volant, ne s'en détachant uniquement pour changer de vitesse dans le cas d'une boite manuelle. Concernant les pieds, une règle peut s'énoncer ainsi : "Ne jamais toucher une pédale sans qu'on soit sûr de pouvoir l'enfoncer à fond".
