Ralf Schumacher

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Ralf Schumacher est un pilote allemand, né le 30 juin 1975 à Kerpen(Allemagne).

Sommaire

Biographie

Sur les traces de Michael

Le frère de Michael Schumacher effectue ses premiers tours de roue en Karting à l’âge de 3 ans. Pendant 15 années, il accumulera une expérience considérable de la course en peloton sans toutefois décrocher de titre majeur.

Il passe à la monoplace en 1993 dans la catégorie Formule BMW et finira deuxième de ce championnat. La saison suivante, il accède à la F3 allemande et se classera troisième avant de décrocher le titre de vice-champion l’année suivante où il remporta le GP de Macao et finira deuxième du GP de Monaco et des Masters de Zandvoort F3.
En 1996, Ralf s’expatrie au Japon où il devient champion de Formula Nippon et vice-champion du GT Japonais.

Se faire un prénom

En 1997, il débute en Formule 1 au sein de l’équipe Jordan-Peugeot. Son frère avait également effectué ses début dans l’écurie irlandaise. Sa première saison est mitigée, s’il réalise quelques solides performances comme son premier podium en Argentine après 3 courses ou sa qualification en deuxième ligne à Magny-Cours, il est également l’auteur de quelques erreurs comme deux accrochages avec son équipier Giancarlo Fisichella. Il se classe finalement onzième du championnat.
La saison suivante, il pilote toujours pour Jordan qui est passé du moteur Peugeot au Mugen-Honda et fait équipe avec Damon Hill. Après une première partie de saison difficile émaillée de nombreuses sortie de piste, le déclic intervient à Silverstone où dans des conditions difficiles, il décroche le premier point de l’équipe en se classant sixième après être parti bon dernier. Lors du Grand Prix de Belgique 1998, à nouveau dans des conditions météo dantesques, il se classe deuxième derrière son équipier qui décroche là la première victoire de l’équipe. Ralf montera aussi sur la troisième marche du podium à Monza.

L'époque Williams

Ses solides performances valent à Ralf d’être engagé par l’écurie Williams-Supertec en 1999 où il fait équipe avec Alessandro Zanardi. Lors de cette saison, il éclipse totalement son équipier. Il inscrit tous les points de l’équipe, monte parfois sur les podiums et surtout passe de très peu à coté de sa première victoire sous la pluie du Nürburgring où une crevaison met fin à ses espoirs alors qu'il s'était emparé de la tête de la course. Il se classe septième du championnat.
La saison 2000 voit l’arrivé de BMW comme motoriste de l’écurie anglaise. Associé au débutant anglais Jenson Button, il monte à trois reprises sur le podium et se classe cinquième au championnat. Mais si Ralf s'est montré un solide chef de file de l'écurie, c'est surtout Jenson Button qui marque les esprits en réalisant les coups les plus spectaculaires, comme cette superbe 3ème place sur la grille à Spa. Au jeune Anglais, Frank Williams préfère cependant pour 2001 la star montante du sport automobile, le colombien Juan-Pablo Montoya, champion CART en 1999.

Le duel Schumacher-Montoya (deux hommes dont il apparait rapidement qu'ils se detestent) chez Williams est la principale attraction médiatique du début de saison. Ralf prend nettement l'ascendant sur Montoya en première partie de saison. Il décroche sa première victoire à Imola et récidive au Canada (devant son frère) et en Allemagne. Le GP d'Allemagne marque cependant un tournant en interne chez Williams. En effet, c'est Montoya qui a décroché la pôle, et qui domine la course de la tête et des épaules devant Ralf avant d'abandonner sur casse moteur. Et hormis au GP de Hongrie, Ralf se fera allègrement dominé par le colombien jusqu'à la fin de la saison. Est-ce que Juan-Pablo a progressé, est-ce que Ralf Schumacher a nettement fléchi ? Difficile à estimer mais les premières critiques de son équipe à son encontre se font entendre, notamment en ce qui concerne sa motivation sur la longueur d'une saison.

En 2002, les choses s'équilibrent avec Montoya. Bien que globalement dominé en performance pure, c'est lui qui remporte pour l'équipe une des rares courses qui échappent à Ferrari, en Malaisie.

En 2003, après un début de saison délicat, tant à cause d'une voiture instable que par déception après les promesses de l'intersaison, où Michelin impressionne, Ralf semble renaitre quand à partir du GP de Monaco, les Williams revues deviennent intouchables. Il remporte les courses au Nürburgring et en France, et termine deuxième au Canada. Il est l'homme fort de ce milieu de saison, fait une fulgurante remontée au championnat et se met à rêver du titre mondial. Une erreur à Silverstone où il sort de la piste puis un départ catastrophique en Allemagne où il ne franchit pas le premier virage, pendant que son coéquipier domine la course, lui ôtent en deux GP tout espoir réaliste de remporter le titre. C'est désormais le colombien qui se replace dans l'aspiration des leaders du championnats Michael Schumacher et Kimi Raikkonen. La fin de saison sera loin d'être brillante. Il est en plus victime d’un accident en essais privés à Monza et doit manquer le GP d'Italie. La tension avec son équipe devient de plus en palpable et Ralf est à plusieurs reprises publiquement critiqué.

2004, un tournant pour Ralf

La saison suivante est une année noire. Eclipsé par son équipier, il se dispute avec son équipe pour son renouvellement de contrat. En difficulté dans ses négociations, Ralf se rappelle au bon souvenir de tous en réalisant un GP du Canada de toute beauté, terminant sur les talons de son frère après avoir conquis la pôle. Mais, dans la foulée, il est victime d’une violente sortie de piste à Indianapolis, et doit jeter l’éponge pour plusieurs courses en raison de fractures aux vertèbres. Seule consolation, durant sa convalescence il annonce son transfert chez Toyota pour la saison 2005. Un transfert décidé avant son accident, mais qui est fragilisé par celui-ci, Toyota incluant une clause de performance, inquiète de voir Ralf ne pas recouvrer l'intégralité de ses moyens.
De retour pour les trois derniers Grand Prix, il rassure tout le monde sur son état de santé en grimpant sur le podium de Suzuka.

L'aventure Toyota

Ralf Schumacher 2005 (Mise en grille Monza)
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Ralf Schumacher 2005 (Mise en grille Monza)

Au côté du rapide Jarno Trulli, le début de sa saison est dur. Ralf est dominé en qualifications mais plus solide en course, il marque souvent des points. Pour la troisième année consécutive, il est victime d'un gros accident. Il est à l'origine du GP cahotique des Etats-Unis. C'est son violent crash qui est le déclencheur de la crise Michelin. Heureusement pour lui, il sera remis sur pied pour le GP de France. Dès lors, il va réduire l'écart le séparant de son équipier et même le coiffer sur le poteau en terminant le championnat en sixième position devant Trulli septième. Avec l'arrivée de la TF105 B, il signera une superbe pole position à Suzuka ce qui ravira ses employeurs heureux de battre l'ennemi Honda sur ses terres. Il terminera la saison à Shanghaï par un podium.
Les essais hivernaux de la TF106 ne laisse pas entrevoir une saison 2006 aussi compétitive que la précédent mais le pilote a de la ressource et fera de son mieux pour hisser le team Toyota aux avant-postes.
Il signe son seul podium de la saison en Australie pour le 3ème Grand Prix de l'année. L'arrivée de la TF106 B à Monaco ne changera rien, l'année est calamiteuse pour Ralf mais elle l'est tout autant pour Jarno. Ralf termine néanmoins sa saison dans le top 10 à l'instar de son équipier italien.
Toujours sous contrat en 2007, alors que certaines rumeurs le voyaient dans l'écurie BMW Sauber, Ralf bénéficiera du talent de metteur au point du nouveau pilote d'essai du team Franck Montagny. Il avait gagné pour Williams lors de sa 3ème saison avec l'écurie de Grove, espérant que sa troisième saison chez les japonais se solde de la même façon.


Fiche Signalétique

  • Allemand
  • né le 30 Juin 1975 à Kerpen (Allemagne)
  • Début en GP : Australie 1997
  • Dernier GP : toujours en activité
  • Nombre de GP disputés : 163
  • Meilleur résultat en course : victoire (6 fois)
  • Meilleur résultat en qualifications : pole position (6 fois)
  • Nombre de points marqués : 324
  • Nombre de podiums : 27
  • Nombre de meilleurs tours : 8
  • marié à Cora Brickmann, un fils (David).
  • frère du pilote Michael Schumacher


Carrière

Formule 1

Sport Automobile

  • 1991 Karting Allemagne (Champion)
  • 1992 Karting Allemagne (2ème), Formule BMW Allemagne
  • 1993 Formule BMW Allemagne (2ème), Formule 3 Allemagne
  • 1994 Formule 3 Allemagne (3ème)
  • 1995 Formule 3 Allemagne (2ème), Porsche Supercup
  • 1996 Formula Nippon (Champion, 2 victoires), JGTC (2ème, 3 victoires)
  • 1997 Formule 1 (11ème), FIA-GT
  • 1998 Formule 1 (10ème)
  • 1999 Formule 1 (6ème)
  • 2000 Formule 1 (5ème)
  • 2001 Formule 1 (4ème, 3 victoires)
  • 2002 Formule 1 (4ème, 1 victoire)
  • 2003 Formule 1 (5ème, 2 victoires)
  • 2004 Formule 1 (9ème)
  • 2005 Formule 1 (6ème)
  • 2006 Formule 1 (10ème)
  • 2007 Formule 1


Palmarès


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