René Arnoux
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René Alexandre Arnoux est un pilote français né le 4 Juillet 1948 à Pontcharra (France).
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Biographie
L'ascension
René découvre le Karting à onze alors qu'il est en vacances en fammile, c'est une révélation. Passionné de mécanique, il commence comme mécano dans une concession Renault de Grenoble puis chez un préparateur italien.
Sur les conseils de Jean-Pierre Beltoise, il s'inscrit et gagne le Volant Shell en 1972. Celà lui permet de débuter en Championnat de France de Formule Renault l'année suivante avec le titre à la clé. De très bons débuts en Formule 2 en 1974 lui offre l'opportunité d'un test en Formule 1 pour le compte de la légendaire écurie Lotus. Un second titre français en Formule Renault en 1975 et René conduit de nouveau en Formule mais avec le titre pour objectif. Il le ratera de peu en 1977 face à Jean-Pierre Jabouille mais il parvient à le mettre dans son escarcelle l'année suivante. Il est fin près pour la F1.
Premiers pas en F1
C'est en 1978, à Kyalami, au volant d'une (très) modeste Martini, que René Arnoux fait son entrée dans le petit monde de la F1. Les débuts sont chaotiques, la séance de qualification est émaillée de plusieurs pannes, et c'est pour 6/100e de secondes seulement que le jeune français rate son tiquet pour la 1ère grille de départ de sa jeune carrière. Il échouera à nouveau à Monaco avant de prendre, enfin, son envol à Spa, course qu'il termine solidement en 9e position. Hélas pour René, l'aventure Martini prend fin quelques GP plus tard, le réduisant au chômage technique lors d'un Grand Prix d'Italie de sinistre mémoire. Par bonheur, Arnoux trouve refuge chez Surtees pour les deux dernières courses de la saison.
René en Régie
Ce coup d'essai, même en dents de scie, est tout de même suffisant pour que Renault lui propose le 2ème baquet de l'équipe pour la saison 1979, aux côtés de Jean-Pierre Jabouille. Après une période d'adaptation, Arnoux signe son premier podium au Grand Prix de France: parti 2ème derrière Jabouille, il finit 3ème après une lutte à couteau tiré avec Gilles Villeneuve qui restera dans les annales. Il récidive dès le GP suivant, à Silverstone, avec une superbe 2ème place. Deux pôle-positions viendront récompenser sa vitesse en Autriche et en Hollande. Arnoux termine le championnat à une belle 8e place, et 17 points au compteur.
1980 poursuit sur cette belle lancée avec les deux premières victoires de René au Brésil et en Afrique du Sud. Les résultats sur le plan comptable reflètent cependant assez mal la physionomie de la saison: Jean-Pierre Jabouille semble poursuivit par une malchance tenace sans laquelle il aurait pris de nombreux points à Arnoux. Ceci ne doit néanmoins surtout pas mettre en doute les superbes performances du jeune français.
Jabouille parti, René Arnoux va tomber sur un os lorsqu'on lui présente son nouvel équipier, une autre valeur montante nommée Alain Prost. Le Grenoblois souffre immédiatement de la comparaison et les relations entre les deux garçons vont se distendre progressivement, d'autant que la Régie semble donner sa préférence à Prost. Piqué au vif, Arnoux se re-saisit toutefois dès la mi-saison pour faire pratiquement jeu égal avec son rival. Au final, 4 pôles pour lui, contre 2 seulement à son équipier, mais ce dernier signe 3 victoires. Trop souvent impliqué dans des accrochages et autres sorties de pistes, René termine 9ème du championnat.
1982 voit l'apogée de la rivalité entre Alain Prost et lui. Arnoux est affuté comme jamais, et après 10 GP, il a déja signé 4 pôle-positions. Hélas, en course, c'est une autre histoire: toujours impliqué dans des collisions ou victime de pannes mécaniques, il ne termine qu'à 2 reprises, dont une seule fois dans les points. C'est alors que survient "l'affaire" du Grand Prix de France 1982. En début de saison, les consignes de Renault étaient claires: Arnoux et Alain Prost ont les mains libres et peuvent lutter à arme égale. Mais à mi-championnat, celui qui est en plus mauvaise posture devra se mettre "au service" de son équipier. Les monoplaces jaunes sont au top, et Arnoux signe le meilleur temps des essais devant Alain Prost. Cette hiérarchie se maintenant en course, il est présenté à René un significatif panneau "1- Alain 2- René": il doit laisser passer Prost, encore en lice pour le titre. Le Grenoblois décide d'ignorer les ordres, et remporte la victoire sur ses terres. Cette fois, il s'attire définitivement la haine de son équipier, et "officialise", en quelque sorte, son départ prochain vers d'autres cieux, ceux de la Scuderia Ferrari. Sa victoire renforce la position de Didier Pironi en tête du championnat, et Jacques Laffite déclarera malicieusement: "c'est le premier cadeau d'Arnoux à Ferrari". René vaincra encore, à Monza, devant les deux voitures de l'écurie qu'il rejoindra quelques semaines plus tard. De bonne augure.
Chez Ferrari
René Arnoux débarque donc chez les Rouges aux côtés de Patrick Tambay, maintenu au volant de cette monoplace n°27 en remplacement du défunt Gilles Villeneuve. Le duo tricolore fait très bonne figure, chacun étant désireux de tirer son épingle du jeu, et Arnoux reste jusqu'au bout en lice pour le titre pilote, avec 3 victoires au Canada, à Allemagne et en Hollande et 4 pôle-positions. De quoi nourrir les plus hautes ambitions pour la saison suivante.
Pourtant, la saison 1984 s'avèrera décevante pour René. Sa monoplace est bien moins affutée qu'il l'espérait, les McLaren propulsées par le puissant moteur Porsche et pilotées par Alain Prost (son vieux rival) et Niki Lauda font main-basse sur le championnat. Il lui faut de plus lutter avec les Lotus, les Renault et les Brabham. Pire: Arnoux connait les plus grandes difficultés pour contenir son propre équipier Michele Alboreto qui est en train de se révéler parmis l'élite de la discipline. La fin de saison est une lente descente aux enfers vers les profondeurs du classement.
1985: coup de théatre et coup du sort pour Arnoux, le français est remercié après... une course et est remplacé par Stefan Johansson, alors jeune étoile montante. Les raisons de ce revirement restent, aujourd'hui encore, mystérieuses. Il sera évoqué une blessure bénigne mais tenace ayant nécessité une opération des jambes, qui aurait convaincu Enzo Ferrari de la nécessité de remplacer ce pilote "usé". De sombres histoires de contrats et de chaises musicales, également. Mais aucune explication ne fait autorité, et l'on devra probablement se résoudre à ne jamais rien savoir.
Le refuge Ligier
Ca ne pouvait pas finir comme cela, pour René. Il signe donc chez Ligier en 1986, où il prend immédiatement un léger ascendant sur le vieux Jacques Laffite jusqu'au terrible accident de ce dernier à Brands Hatch. Cette saison est plutôt fructueuse, et rapporte 14 points à son compteur personnel, ainsi qu'une belle 8ème place finale au championnat pilote. Hélas, la fin de saison voit le retrait de Renault en tant que motoriste, une des grandes forces des monoplaces bleues. Des négociations sont entamées et aboutissent avec Alfa Romeo, mais le motoriste claque la porte juste avant le début de la nouvelle saison, suite aux déclarations, entre autres, de René.
Guy Ligier se rabat en catastrophe sur Megatron pour la fourniture de ses moteurs en 1987. Arnoux est accrocheur, mais ses efforts ne seront pas vraiment récompensés. Un point à Spa, et c'est tout. Et un sentiment d'impuissance de plus en plus tenace...
La saison 1988 est dans la lignée de la précédente: douloureuse. La voiture est moyenne et le moteur Judd qui la propulse est poussif et fragile. Et ça n'est pas un Stefan Johansson ("comme on se retrouve") totalement démotivé qui l'aidera à tirer l'ensemble vers le haut.
1989 est l'année de trop pour Arnoux. Usé, émoussé autant moralement que physiquement, il enchaîne les non-qualifications au volant d'une Ligier JS33 rétive, il souffre énormément de la comparaison chronométrique avec son jeune équipier Olivier Grouillard. Son seul rayon de soleil viendra d'une jolie 5ème place acquise sur piste humide à Montréal, même si cette performance est à relativiser par le nombre impressionnant d'abandons.
René dit au revoir à cette F1 pour laquelle il aura tout donné, à 41 ans.
L'écurie DAMS
En 1988, alors qu'il est encore pilote de Formule 1, René s'associe avec Jean-Paul Driot et fonde une écurie destinée à courir en Formule 3000 : DAMS (Driot Arnoux Motor Sport). Le succès sera au rendez-vous car l'écurie remportera 3 titres et 21 victoires entre 1989 et 2001.
L'écurie tentera même d'entrer en Formule 1 en 1996 avec un châssis conçu par Reynard mais faute de moyens, le projet sera annulé.
Fiche Signalétique
- Français
- né le 4 Juillet 1948 à Pontcharra (France)
- Débuts en GP : Belgique 1978
- Dernier GP : Australie 1989
- Nombre de GP disputés : 179 (15 non-qualifications)
- Meilleur résultat en course : victoire (7 fois)
- Meilleur résultat en qualifications : pôle position (18 fois)
- Nombre de points marqués : 181
- Nombre de meilleurs tours : 12
- Nombre de podiums : 22
- Meilleur classement au championnat : 3ème (1983)
- marié à Nelly Bordignon
Carrière
Formule 1
- 1974 : tests pour Lotus/Ford
- 1978 : Martini/Ford , Surtees/Ford (les 2 derniers GP de la saison)
- 1979 : Renault
- 1980 : Renault
- 1981 : Renault
- 1982 : Renault
- 1983 : Ferrari
- 1984 : Ferrari
- 1985 : Ferrari (limogé après le GP du Brésil)
- 1986 : Ligier/Renault
- 1987 : Ligier/Alfa Romeo (suite aux déclarations de René, Alfa-Romeo jètera l'éponge avant le premier GP) , Ligier/Megatron
- 1988 : Ligier/Judd
- 1989 : Ligier/Ford
Sport Automobile
- 1972 Volant Shell (Champion)
- 1973 Formule Renault France (Champion)
- 1974 Formule 5000, Formule 2
- 1975 Formule Super Renault France (Champion)
- 1976 Formule 2 (2ème)
- 1977 Formule 2 (Champion), Le Mans
- 1978 Formule 1 (non classé)
- 1979 Formule 1 (8ème)
- 1980 Formule 1 (6ème, 2 victoires)
- 1981 Formule 1 (9ème)
- 1982 Formule 1 (6ème, 2 victoires)
- 1983 Formule 1 (3ème, 3 victoires)
- 1984 Formule 1 (6ème)
- 1985 Formule 1 (17ème)
- 1986 Formule 1 (8ème)
- 1987 Formule 1 (19ème)
- 1988 Formule 1 (non classé)
- 1989 Formule 1 (23ème)
- 1990 à 1993 retraite
- 1994 Le Mans
- 1995 Le Mans
- 1996 retraite
- 1997 Trophée Andros (15ème)
- 1998 Trophée Andros (16ème)
- 1999 Trophée Andros
- 2000 Trophée Andros
- 2001 Trophée Andros, Lamborghini Supertrophy
- 2002 à 2004 retraite
- 2005 GP Masters
- 2006 GP Masters
Palmarès
Titres
- 1972 vainqueur du Volant Shell
- 1973 Champion de France de Formule Renault
- 1975 Champion de France de Formule Super Renault
- 1976 vice-champion d'Europe de Formule 2
- 1977 Champion d'Europe de Formule 2
- 1983 Champion du Monde de F1 des constructeurs avec Ferrari
- 2005/2006 participe au GP Masters
Ses 3 participations aux 24 heures du Mans
| Année | Numéro | Voiture | Catégorie | Copilotes | Essais qualificatifs | Résultat en course | |
| 1 | 1977 | 16 | Renaut Alpine A442 | Groupe V | Guy Fréquelin / Didier Pironi | 5ème | Abandon |
| 2 | 1994 | 40 | Chrysler Viper RT10 | GT1 | Bertrand Balas / Justin Bell | 41ème | 12ème |
| 3 | 1995 | 1 | Ferrari 333 SP | WSC | John Cochran / Massimo Sigala | 17ème | Abandon |
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