Gérard Larrousse

Un article de WikiF1, l'encyclopédie libre du sport automobile et de la Formule 1.

Gérard Larrousse est un ancien pilote et directeur d'écurie français.

Gérard Larrousse
Agrandir
Gérard Larrousse
Casque de Gérard Larrousse
Agrandir
Casque de Gérard Larrousse
Sommaire

Biographie


Le pilote

Après des études à l'Ecole supérieure de commerce de Paris, il débute en rallye avec une Simca Aronde en 1961. De 1962 à 1964, c'est au volant de Renault Dauphine et R8 Godini qu'il dispute les rallyes hexagonaux.

En 1966, il devient pilote professionnel pour NSU. Il remporte le Rallye de Lorraine et participe pour la première fois aux 24 heures du Mans sur Ferrari GTO engagée par Fernand Tavano.

En 1967, il devient pilote officiel Alpine et retourne au Mans qu'il court avec Patrick Depailler (abandon à la 17ème heure).

En 1968, il gagne une course de Formule France (ancêtre de la Formule Renault) à Albi. Il abandonne une nouvelle fois au Mans (associé à Henri Grandsire).

En 1969, il est engagé par Porsche en voiture de sports. Il termine 12ème à Sebring puis 11ème aux 1000km de Brands-Hatch sur des 911, enfin 2ème aux 24 heures du Mans avec Hans Herrmann (sur Porsche 908), dans le même tour que les vainqueurs Jacky Ickx et Jackie Oliver sur Ford GT40. Avec l'Autrichien Rudi Lins, il termine enfin 5ème des 1000km de Zeltweg.

En 1970, avec l'Allemand Willy Kauhsen, il termine 2ème des 1000km du Nürburgring et des 24 heures du Mans. Puis, avec Lins, il finit 3ème à Zeltweg.

2ème au Mans en 1970 avec la Porsche 917LH
Agrandir
2ème au Mans en 1970 avec la Porsche 917LH

En 1971, il remporte les 12 heures de Sebring (sur Porsche 917) et les 1000km du Nürburgring (sur Porsche 908), en compagnie du Britannique Vic Elford. Il est engagé par John Surtees pour le Grand Prix de France, mais déclare forfait, sa voiture étant indisponible.

Au volant de la Porsche 908 (Nürburgring 1971)
Agrandir
Au volant de la Porsche 908 (Nürburgring 1971)

Après une saison 1972 en voitures de tourisme au sein de l'équipe Ford et pour Joackim Bonnier (qui aligne des Lola) en protos (6ème à Sebring, avec Jo Bonnier et Reine Wisell, aux 1000km du Nürburgring avec le seul Bonnier et 5ème aux 1000km de Spa avec Hughes de Fierlant), il est engagé par Matra-Simca en 1973 et réalise un parcours fantastique en triomphant à Vallelunga, Dijon, au Mans, sur l'Osterreichring et à Watkins Glen. Avec Henri Pescarolo et la MS670B, ils offrent le titre mondial à la firme française. En rallye, il pilote pour Alfa Romeo.

En 1974, les deux pilotes récidivent (victoire aux 1000km de Monza, au Mans, à Zeltweg et aux 6 heures de Kyalami). Il remporte également le titre européen des voitures (2 litres) avec Alpine-Renault et fait une brève apparition en Formule 1. Il est aligné sur trois GP sur une Brabham BT42 de la Scuderia Finotto. Qualifié 28ème en Belgique (à 4"5 de la Ferrari de Clay Regazzoni), il abandonne au 54ème tour alors qu'il pointe en 25ème et dernière position. Sa voiture indisponible pour la Suède, il rate sa qualification en France avec le 30ème et dernier temps. Il ne reviendra plus sur les paddocks de F1, du moins en tant que pilote. En protos, suite au retrait de Matra, il est engagé en catégorie 2 l. par Alpine.

Lors du GP de Belgique 1974
Agrandir
Lors du GP de Belgique 1974

En 1975, il triomphe aux 1000km du Mugello avec Jean-Pierre Jabouille. C'est la toute première victoire d'un Renault V6 turbo. Toujours avec Jabouille, il termine 3ème des 1000km de Monza et 4ème des 1000km du Nürburgring. Avec Jean-Pierre Jarier, il termine sur le podium des 6 heures de Watkins Glen. Il court en F2 avec des Alpine et des Jabouille-BMW. Il gagne à Hockenheim et, avec deux autres podiums, termine 4ème du championnat d'Europe.


Le directeur

Il met un terme à sa carrière de pilote et devient directeur sportif chez Renault qui vient de créer sa branche compétition.

En 1976, Pescarolo et Jarier finissent 2èmes des 4 heures de Monza, puis Laffite-Depailler et Jabouille-Jarier terminent 2ème et 3ème des 500km de Dijon. Alpine-Renault termine 3ème du classement mondial des sport-prototypes. Les monoplaces (Martini et Jabouille) de l'écurie Elf (motorisée par Renault) réalisent un quadruplé dans le championnat de F2 et Renault participe pour la première fois aux 24 heures du Mans (abandon à mi-course pour Jarier-Tambay-Dolhem).

En 1977, Renault fait son apparition en F1 avec le moteur turbo et Jean-Pierre Jabouille (qui connaît quatre abandons en autant de sorties). Au Mans, Depailler et Laffite abandonnent à deux heures du but.

En 1978, c'est le triomphe des Alpine au Mans avec le duo Didier Pironi-Jean-Pierre Jaussaud, complétée par la 4ème place de Fréquelin-Ragnotti-Dolhem-Jabouille. En F1, ce dernier termine 4ème à Watkins Glen.

En 1979, Jabouille (accompagné de René Arnoux) remporte le Grand Prix de France à Dijon. Les pilotes jaunes signent six poles positions et Renault termine 6ème du classement constructeurs. Dans le même temps, Renault développe sa R5 turbo de rallye.

En 1980, Arnoux l'emporte aux GP du Brésil et d'Afrique du Sud et Jabouille en Autriche. L'écurie est 4ème de la hiérarchie mondiale.

En 1981, la R5 remporte le rallye de Monte-Carlo avec Jean Ragnotti et, en F1, on engage Alain Prost (à la place de Jabouille parti chez Ligier) qui gagne en France, en Italie et aux Pays-Bas. Renault monte sur le podium final derrière Williams et Brabham.

En 1982, les pilotes gagnent deux fois chacun, mais leur rivalité les empêchent de rester en lice pour le titre et Renault est de nouveau 3ème derrière Ferrari et McLaren.

En 1983, Prost (secondé par Eddie Cheever) rate de peu (et pour des raisons très litigieuses) le titre face à Nelson Piquet (Brabham). Cette même année, Renault fournit ses moteurs à Lotus (Elio de Angelis signe la pole à Brands-Hatch). Renault échoue de 10 points face à Ferrari dans la conquête du titre constructeurs.

1984 marque le début du déclin et Patrick Tambay n'arrive qu'à inscrire une pole (GP de France). Renault termine 5ème du championnat (Lotus est 3ème avec de Angelis et Mansell). Renault fournit une équipe supplémentaire : Ligier.

En 1985, il devient directeur sportif chez Guy Ligier (Laffite signe deux podiums et Philippe Streiff, un) puis, il fonde, fin 1986, sa propre écurie en s'associant à Didier Calmels.

Utilisant des Lola jusqu'en 1990, Larrousse poursuit la F1 grâce à un éphémère partenariat avec Venturi (1992), puis avec des sponsors japonais et Robin Herd (1993 et 1994). Le meilleur résultat de cette écurie restera le podium d'Aguri Suzuki lors du GP du Japon 1990. En proie à de graves difficultés financières, Gérard Larrousse met fin aux activités de son équipe à l'orée de la saison 1995.

En tenue de directeur de son écurie
Agrandir
En tenue de directeur de son écurie

Il reprend le volant en GT en 2000 dans le championnat de France puis en FIA en 2001. Il revient, en 2003, dans le championnat de France au volant d'une Lamborghini Diablo.

Il est, depuis, consultant en automobile.


Fiche Signalétique

  • Français
  • né le 23 Mai 1940 à Lyon (France)
  • Début en GP : Belgique 1974
  • Dernier GP : Belgique 1974
  • Nombre de GP disputés : 1 (1 non-qualification : France 1974)
  • Meilleur résultat en course : abandon
  • Meilleur résultat en qualifications : 28ème (Belgique 1974)
  • Nombre de point marqués : 0


Carrière en F1

  • 1974 : Brabham-Cosworth (modèle BT42 de la Scuderia Finotto)
  • 1977-1984 : Directeur sportif de Renault
  • 1985-1986 : Directeur sportif de Ligier
  • 1987-1995 : Président de Larrousse

Palmarès

Liens


Distinctions

  • Médaille de la Légion d'honneur (1974)
Outils personels