Bernie Ecclestone

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Bernard Charles “Bernie” Ecclestone est né le 28 octobre 1930 à Ipswich en Grande-Bretagne. Figure omnipotente du monde de la Formule 1, il en est devenu au fil des années l’homme le plus puissant et le plus controversé.

Sommaire [cacher] 1 Biographie

1.1 Une éprouvante passion
1.2 Premiers succès de l’affairiste
1.3 Coups de maître et revers d’un alchimiste et visionnaire
1.4 Le grand argentier de la Formule 1
2 Fiche Signalétique
3 Carrière en F1
4 Palmarès
[modifier] Biographie
[modifier] Une éprouvante passion

Issu d’une famille modeste, le jeune Bernie quitte l’école dès l’âge de 16 ans. Passionné de sport mécanique, il est à cette époque plus attiré par les motos que par les voitures. Dès la fin des années 40, il participe à diverses compétitions locales sur deux roues. Mais loin de se contenter de tenir le guidon, il commence aussi à mettre en oeuvre ses qualités d’homme d’affaires. Avec son associé Fred Compton, il crée une concession de motos, baptisée tout simplement “Compton & Ecclestone”. Un grave accident sur le circuit de Brands-Hatch en 1951 l’oblige à se retirer des circuits et à se concentrer sur ses affaires.

Bernie revient dans le monde du sport quelques années plus tard, en tant que manager du jeune pilote britannique Stuart Lewis-Evans. En 1957, il engage d’ailleurs des Connaught-Alta privées pour faire courrir son protégé. Bernie tentera même de se qualifier (sans succès) pour le Grand Prix de Monaco 1958, ce qui lui vaut de figurer très modestement sur les tablettes de la discipline. Stuart Lewis-Evans parti chez Vanwall, Ecclestone n’en reste pas moins son manager. La mort tragique du jeune pilote au Grand Prix du Maroc 1958 est très douloureusement ressentie par Bernie qui décide à nouveau de prendre ses distances avec le sport automobile.

Ecclestone disparait de la circulation durant de nombreuses années. Un blanc sur son curriculum vitae qui reste aujourd’hui la source des rumeurs les plus folles.
[modifier] Premiers succès de l’affairiste

Ecclestone effectue son retour sur la scène publique au milieu des années 60. Par le biais de Roy Salvadori, team-manager de l’écurie Cooper et qui fut son pilote chez Connaught, il fait la connaissance du jeune espoir autrichien Jochen Rindt, dont il devient le manager et ami. Ecclestone se voit aussi confier l’engagement des Lotus d’usine que Rindt et Graham Hill pilotent en Formule 2. L’accident mortel de Rindt à Monza en septembre 1970 laisse une nouvelle fois Bernie accablé par le chagrin.

Mais l’homme ne manque pas d’ambitions. Fin 1971, il propose de racheter l’écurie Brabham à son propriétaire d’alors, l’Australien Ron Tauranac. Ce dernier, seul aux commandes de l’équipe depuis le départ du co-fondateur Jack Brabham, ne se sent pas les épaules suffisament larges pour poursuivre l’aventure en F1 et accepte bien volontiers l’offre de Bernie. Assisté d’un jeune ingénieur sud-africain aux idée lumineuses nommé Gordon Murray, Ecclestone va alors entreprendre de ramener l’écurie Brabham vers les sommets. La réussite sportive de l’écurie Brabham “version Ecclestone” culminera avec les deux titres mondiaux conquis par Nelson Piquet en 1981 et 1983.
[modifier] Coups de maître et revers d’un alchimiste et visionnaire

Mais les ambitions de Bernie ne se limitent aux simples succès sportifs de son écurie. Son objectif est de fédérer les principaux patrons d’écurie afin que les constructeurs soient en position de force dans leurs négociations financières auprès des organisateurs de Grands Prix mais aussi auprès des opérateurs de télévision, l’outil dont Bernie devine qu’il est en passe de révolutionner le sport. En 1974, il fonde ainsi la FOCA (pour Formula One Constructors Association). Sous l’impulsion de la FOCA, la Formule 1 connait alors un spectaculaire essor médiatique et financier, passant en quelques années du statut de sport d’initiés à celui de sport spectacle.
Au coeur des années 70, un partage tacite des pouvoirs en F1 semble s’opérer. A la CSI (Commission Sportive Internationale) les aspects purement techniques et sportifs de la F1, tandis que la FOCA prend en charge la gestion commerciale de la discipline.

Mais à la fin des années 70, les affaires se compliquent avec des tentatives d’ingérence des deux parties sur le domaine réservé de l’autre. La FOCA, qui représente les intérêts des artisans britanniques veut faire interdire les moteurs Turbo, technologie extrêmement coûteuse dans laquelle seuls les grands constructeurs que sont Renault, Ferrari et Alfa Romeo peuvent investir, et lutte contre l’interdiction annoncée des wing-cars, jugée trop dangereuses par le pouvoir sportif. De son côté, la CSI (devenue FISA depuis l’élection à sa tête de l’autoritaire Jean-Marie Balestre) tente de museler le pouvoir de la FOCA en reprenant en main la gestion commerciale des GP. Cette lutte de pouvoir entre Ecclestone et Balestre qui durera de 1979 à 1982 (dont le fameux clash des pilotes à Kyalami en 1982), et qui culmine avec la menace par Ecclestone de créer un championnat parallèle, se termine par une “paix des braves”, symbolisée par la signature des “Accords Concorde” à Paris. Ce document entérine officiellement le partage des compétences au sein de la F1 et donne à Ecclestone les pleins pouvoirs commerciaux.
[modifier] Le grand argentier de la Formule 1

En 1987, Ecclestone devient d’ailleurs le vice-president de la FIA en charge des affaires commerciales de la F1. Ces nouvelles responsabilités officielles le contraignent à céder l’écurie Brabham fin 1987. La main-mise de Bernie sur la F1 s’accentue encore un peu plus en 1991 lorsque Balestre (garant du contre pouvoir sportif) est remplacé à la tête de la FIA par l’Anglais Max Mosley, co-fondateur de l’écurie March et ancien bras droit d’Ecclestone à la tête de la FOCA. Certains ne voient en Mosley qu’un simple homme de paille d’Ecclestone. L’avenir ne leur donnera que partiellement raison, Mosley sachant parfois s’affranchir de Bernie. Mais dans les faits, Ecclestone devient bel et bien l’homme le plus puissant de la F1. Il est de part le fait un des hommes les plus riches d’Angleterre et se permettra même de refuser en 1996 d’être annobli par la Reine.

N’étant plus lui-même directeur d’écurie, Ecclestone se coupe progressivement des autres constructeurs qu’il était pourtant censé représenter à l’origine. La FOCA devient FOA (Formula One Administration), organisme qu’il gère en despote et à la tête duquel il génère d’énormes bénéfices, n’en reversant qu’une part minoritaire aux écuries selon la dernière mouture des Accords Concorde datant de 1997 et en vigueur jusqu’en 2007. Mais dans le contexte d’une Formule 1 traversant la plus grave crise économique de son histoire, cette gourmandise financière de Bernie est de plus en plus mal vécue par les équipes, lesquelles, ironie de l’histoire, brandissent devant lui la menace d’un championnat de F1 parallèle.

[modifier] Fiche Signalétique

Britannique
né le 28 Octobre 1930 à St-Peters-Southelmhan (Angleterre)
Nombre de GP disputés : 0 (1 non-qualification : Monaco 1958)
marié à Slavica Radić, 2 filles (Tamara et Petra)

[modifier] Carrière en F1

1958 Connaught (engage des Type B privées et échoue aux qualifications à Monaco, fait des tests durant le GP de Grande-Bretagne)
1972 à 1987 président de Brabham

[modifier] Palmarès

1981 Champion du Monde de Formule 1 des pilotes avec Nelson Piquet
1983 Champion du Monde de Formule 1 des pilotes avec Nelson Piquet

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