British Racing Motors

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(Redirigé depuis BRM)

British Racing Motors est une ancienne écurie, un ancien constructeur et motoriste britannique de Formule 1.

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Sommaire

Historique

Le projet à Raymond Mays pour fondateur en 1947. L’ancien co-fondateur d’ERA rassemble les spécialistes britanniques de l’après-guerre (entre autres, l’ingénieur Peter Berthon) afin de pouvoir contrer les constructeurs italiens alors dominants (Ferrari et Alfa Romeo).

BRM P201 (Grand Prix Historique de Pau 2004)

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BRM P201 (Grand Prix Historique de Pau 2004)

Tout d’abord associés, les frères Owen deviennent propriétaires en 1954. Jusqu’en 1970, l’écurie s’appellera officiellement Owen Racing Organisation. A partir de 1971, l’écurie portera le nom de son principal sponsor accolé à celui de BRM. Pour les dernières saisons de BRM, celle-ci s’appellera Stanley BRM, du nom de Louis Stanley, beau-frère d’Alfred Owen, nouveau propriétaire.

La P15

Les projets de BRM sont d’emblée ambitieux. Berthon conçoit la P15, châssis tubulaire équipé d’un bloc V16 de 1 500 cm3.

Reg Parnell (Silverstone 1951)

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Reg Parnell (Silverstone 1951)

La P15 sera un flop malgré une belle 5ème place lors de son premier engagement.

Le changement de réglementation met fin à l’existence de la P15 et l’on doit attendre 1956 pour revoir BRM s’aligner en championnat du monde.

La P25

Le modèle suivant, P25 sera utilisé de 1956 à 1960. Après des débuts difficiles, la 25 ne marque ses premiers points qu’au Grand Prix de Monaco 1958 (Harry Schell 5ème). L’Étatsunien et Jean Behra signent un beau podium (2ème et 3ème) au Grand Prix suivant. Il faut attendre l’édition suivante de ce même Grand Prix des Pays-Bas pour voir Joakim Bonnier signer pole position et victoire. Seul Stirling Moss signera un autre podium à domicile.

Joakim Bonnier vainqueur du Grand Prix des Pays-Bas 1959 sur sa BRM P25

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Joakim Bonnier vainqueur du Grand Prix des Pays-Bas 1959 sur sa BRM P25

En 1960, la P48 est la dernière Formule 1 2,5 l. Graham Hill signe un nouveau podium batave et termine 15ème du championnat.

Les luttes pour la victoire

1961 voit l’apparition de la Formule 1 1 500 cm3. Pour cette première année, Tony Brooks signe un podium lors de l’ultime manche du championnat.

En 1962, Graham Hill est associé à Richie Ginther. Avec la BRM P57, il signe un succès dès la manche d’ouverture. Il signe trois autres victoires et s’adjuge le titre. Son coéquipier termine 8ème avec un podium à Monza. BRM est bien sûr championne chez les constructeurs.

L’année suivante, le duo reprend la bataille pour conserver le titre. Avec deux victoires, Hill finit vice-champion derrière Jim Clark. Ginther avec cinq podiums termine 3ème à égalité de points. L’écurie termine également vice-championne, derrière Lotus. Au cours de cette saison, BRM fournit régulièrement une P57 à la Scuderia Centro Sud.

En 1964, Graham Hill signe deux victoires et reste en lice pour le titre jusqu’à la dernière manche. Là, un Lorenzo Bandini combatif lui met des bâtons dans les roues afin de favoriser l’accession au titre de son coéquipier de Ferrari, le Britannique John Surtees.

Graham Hill (Belgique 1964)

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Graham Hill (Belgique 1964)

En 1965, Hill se voit adjoindre les services d’un nouveau coéquipier : l’Écossais Jackie Stewart. Une nouvelle fois Hill termine vice-champion (avec deux succès) et Stewart, qui signe son premier succès à Monza, termine 3ème du classement final.

En 1966, la P261 vieillissante ne permet à l’écurie que de remporter un seul Grand Prix (Stewart à Monaco). Hill, avec trois podiums, termine 5ème du championnat. L’Écossais, lui, est 7ème. BRM descend à la 4ème place des constructeurs. 1966 est aussi l’année où BRM associe deux blocs 8 cylindres pour confectionner un moteur H16. Avec ce bloc rétif, ambitieux, et pour certains “suicidaire”, Stewart signe une 2ème place en Belgique et Jim Clark remporte le Grand Prix des États-Unis sur une Lotus 43 équipée de ce bloc H16.

Descente et sursauts

En 1967, Graham Hill est parti chez Lotus (qui lui apportera son second titre). BRM abandonne ses anciennes architectures moteurs et conçoit un V12. Stewart voit donc arriver un nouvel équipier : Mike Spence. Malgré leurs efforts, les pilotes BRM n’arriveront à ne marquer que 17 points (avec la 5ème place du pilote Reg Parnell, Chris Irwin en France). Le meilleur résultat reste la 2ème place de Stewart (9ème du championnat) en Belgique. BRM est 6ème chez les constructeurs.

Pour la saison suivante, Stewart est parti rejoindre Ken Tyrrell et Matra. BRM attire alors le Mexicain Pedro Rodriguez et le Britannique Richard Attwood. Rodriguez, avec trois podiums (dont une 2ème place en Belgique – Attwood fait de même à Monaco) termine 6ème du championnat et BRM remonte d’une place au classement final.

En 1969, Jackie Oliver et John Surtees se partage les BRM alignées sur les Grands Prix par l’usine (Reg Parnell est toujours fourni par ailleurs). Seul un podium de l’ex-champion du monde aux États-Unis viendra égayer cette saison difficile qui voit BRM stagner à la 5ème place mais avec 31 points de moins que le 4ème, McLaren.

En 1970, l’équipe prend le nom de Yardley Team BRM et voit le retour de Pedro Rodriguez ainsi que l’arrivée de l’ingénieur Tony Southgate. Le Mexicain l’emporte en Belgique et termine 2ème aux États-Unis pour une 7ème place finale. Ceci n’empêche pas l’équipe de redescendre à la 6ème place chez les constructeurs.

La saison suivante, l’écurie aligne régulièrement trois (voire quatre ou cinq) pilotes sur chaque Grand Prix. Jo Siffert l’emporte en Autriche et Peter Gethin en Italie. BRM termine de nouveau vice-champion mais avec la moitié des points de Tyrrell. De plus en cours de saison, l’équipe perd son leader lorsque Rodriguez perd la vie sur le Norisring.

Pour l’année 1972, l’équipe change de nouveau de nom en se nommant Marlboro Team BRM. Jean-Pierre Beltoise signe une belle et courageuse victoire dans les rues détrempées de Monaco. Ce seront ses seuls points de l’année. BRM s’effondre avec la 7ème place constructeurs.

En 1973, le Français voit arriver Clay Regazzoni et Niki Lauda. Les pilotes se débattent avec plusieurs versions de la P160. Le Suisse signe une belle pole position en Argentine, mais le meilleur résultat restera la 4ème place de Beltoise au Canada.

1974 nouveau nom : Team Motul BRM et apport de pilotes français, avec Beltoise, Migault et Pescarolo et nouvel ingénieur : Tony Southgate (parti chez Shadow) est remplacé par Mike Pilbeam. Beltoise signe une belle 2ème place en Afrique du Sud (derrière la Brabham de Carlos Reutemann). BRM reste toujours 7ème du classement final.

A partir de 1975, par manque de financement correct, l’équipe devient Stanley BRM et n’aligne qu’un pilote sur les quelques Grands Prix qui lui reste à vivre et surtout à se qualifier. Plus aucun point viendra s’adjoindre aux 433 acquis entre 1951 et 1974.

Fiche signalétique constructeur

  • Constructeur britannique
  • Fondateur : Raymond Mays & Peter Berthon
  • Débuts en GP : Grande-Bretagne 1951
  • Dernier GP : Afrique du Sud 1977
  • Nombre de GP : 197
  • Victoires : 17
  • Poles positions : 11
  • Meilleurs tours : 15
  • Podiums : 61
  • Doublés : 5
  • Nombre de points : 433
  • Champion du monde constructeurs 1962
  • Champion du monde pilotes 1962

Modèles de F1

Ingénieurs

Motoristes

Pilotes

Écuries et pilotes clients

Fiche signalétique motoriste

  • Motoriste britannique
  • Fondateur : Raymond Mays & Peter Berthon
  • Débuts en GP : Grande-Bretagne 1951
  • Dernier GP : Afrique du Sud 1977
  • Nombre de GP : 189
  • Victoires : 18
  • Poles positions : 11
  • Meilleurs tours : 14
  • Podiums : 65
  • Doublés : 5
  • Nombre de points : 499
  • Champion du monde constructeurs 1962
  • Champion du monde pilotes 1962

Moteurs de F1

  • BRM 15 (1951)
    • V16
    • Cylindrée : 1 487 cm3
    • Puissance : 600 ch à 12 000 tr/min
  • BRM 255 (1956-1957)
    • 4 cylindres en ligne
    • Cylindrée : 2 491 cm3
    • Puissance : 260 ch à 8 000 tr/min (1956), 280 ch à 8 800 tr/min (1957)
  • BRM 258 (1958)
    • 4 cylindres en ligne
    • Cylindrée : 2 491 cm3
    • Puissance : 280 ch à 8 800 tr/min
  • BRM 259 (1959)
    • 4 cylindres en ligne
    • Cylindrée : 2 491 cm3
    • Puissance : 285 ch à 8 800 tr/min
  • BRM 1.5 V8 (1962-1965)
    • V8
    • Cylindrée : 1 498 cm3
    • Puissance : 190 ch à 11 000 tr/min (1962) ; 200 ch à 10 500 tr/min (1963) ; 205 ch à 10 500 tr/min (1964); 220 ch à 11 500 tr/min (1965)
  • BRM 1.0 L4 (1966)
    • 4 cylindres en ligne
    • Cylindrée : env. 1 000 cm3
  • BRM P60 1.9 (1966)
    • V8
    • Cylindrée : 1 909 cm3
    • Puissance : 240 ch à 10 000 tr/min
  • BRM P56 (1966-1967)
    • V8
    • Cylindrée : env. 2 000 cm3
  • BRM P60 2.0 (1967)
    • V8
    • Cylindrée: env. 2 100 cm3
  • BRM P75 (1966-1968)
    • H16
    • Cylindrée : 2 998 cm3
    • Puissance: 400 ch (1966) ; 400/420 ch à 11 500 tr/min (1967)
  • BRM 2.1 V8 (1967)
    • V8
    • Cylindrée : 2 070 cm3
    • Puissance : 275 ch à 10 000 tr/min
  • BRM P142 (1967-1974)
    • V12
    • Cylindrée : 2 998 cm3
  • Puissance : 400 ch à 10 000 tr/min (1968), 420 ch à 11 500 tr/min (1969), 435 ch à 10 500/11 000 tr/min (1970-1971), 450 ch à 10 750 tr/min(1972)
    • Poids : 163 kg
  • BRM P200 (1975-1976)
    • V12
    • Cylindrée : 2 998 cm3
    • Puissance : 470 ch à 12 000 tr/min
  • BRM P202 (1976-1977)
    • V12
  • Cylindrée : 2 998 cm3
    • Puissance: 470 ch à 11 000 tr/min

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