Coventry Climax

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Coventry Climax est une entreprise britannique fabriquant des élévateurs et des moteurs industriels et de compétition automobile (quadruple champion du monde de Formule 1).

Logo de Coventry Climax

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Sommaire

Historique

Créée en 1903 par Lee Stroyer, la compagnie se lance dans les moteurs de compétition dans les années 1950 après avoir conçu des moteurs de série (pour Triumph et Aston Martin, entre autres). Ces moteurs sont répertoriés sous les lettres FW (pour feather weight : poids plume). Les Climax étaient en effet extrêmement légers puisque conçus à partir de moteurs de pompes à incendie devant être tirés par un homme. Ils étaient très coûteux mais très fiables. En effet, les moteurs originaires devaient pouvoir démarrer et fonctionner sans chauffe au maximum de leurs performances et ce pendant un temps très long.

Cependant, Coventry Climax développa des moteurs spécifiquement pour la course, le premier étant le FPF puis le légendaire V8 FWMV deux fois champion du monde de F1 en 1963 et 1965.

En 1963, l’entreprise fut achetée par Jaguar et intégré au complexe Leyland.

Coventry Climax abandonna les moteurs de course en 1966 (ses moteurs furent utilisés jusqu’en 1969). La fin de la Formule 1 à 1500 cc et l’échec d’un très complexe et très coûteux flat 16 (le FWMW) qui fit jeter l’éponge à cette petite entreprise qui fabriqua alors des diesel pour l’armée, utilisés entre autres dans les chars, puis des élévateurs à partir de 1977.

A l’heure actuelle, de nombreux Climax sont encore en activité dans les courses de voitures historiques.

Moteurs de F1

FPF 1.5

Après l’échec d’un projet de V8 (le FPE), Climax décida de développer un 4 cylindres en ligne, le FPF de 1 500 cc. Ce bloc était entièrement en aluminium et délivrait des puissances de l’ordre de 100 ch/l. Le FPF 1.5 connut un grand succès en F2 avant d’être utilisé en F1 de 1957 à 1963 et en 1965.

FPF 2.0

Dès 1957, à la demande de Lotus et Cooper, Climax augmente la cylindrée du FPF à 1 967 cc. Bien que peu puissant (176 ch) sur le papier face à la concurrence des moteurs de 2 500 cc, ce moteur connaît le succès. Roy Salvadori inscrit le premier point d’un Climax au Grand Prix de Grande-Bretagne 1957 avec une Cooper.

FPF 1.9 et 2.2

Sur sa lancée, Climax développe des versions 1 900 cc, puis 2 200 cc (pour 220 ch) du FPF en 1958.

FPF 2.5 et 2.7

De 1958 à 1960 (fin de la F1 2 500 cc), puis en 1966, Climax développe une version de 2 500 cc (240 ch à 6 750 tr/min) qui fut également utilisée en USAC. En 1967, sa cylindrée est portée à 2 700 cc (la F1 est en formule 3 000 cc depuis 1966). En 1958, toujours pour Cooper, Stirling Moss l’emporte en Argentine. Puis c’est au tour de Maurice Trintignant à Monaco.

En 1959, ce sont les titres pilote pour Jack Brabham (2 victoires) et constructeur pour Cooper (avec, en plus de l’Australien, deux victoires pour Moss, qui a signé la première pole d’un Climax à Monaco, et une pour Bruce McLaren).

En 1960, Brabham et Cooper conservent leurs titres. L’Australien signe quatre victoires et trois poles, tandis que Moss remporte deux GP (et quatre poles) pour Lotus. On compte aussi une victoire pour McLaren (Cooper) et une pole pour John Surtees (Lotus).

FWMV

Si Ferrari domina la première saison de l’ère du 1.5 l (avec le titre constructeur et le titre pilote pour Phil Hill), le nouveau V8 Coventry Climax allait venir mettre à mal cette suprématie dès la fin de cette saison 1961.

Le Climax FWMV 1 500 cc

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Le Climax FWMV 1 500 cc

Ce V8 à 90° avait le moteur FWMC (endurance) pour origine et bénéficia d’un programme régulier de développement jusqu’à la fin 1965 qui lui permit de passer de 185 à 213 ch dans sa dernière spécification à 32 soupapes. Avec ses petits pistons,il arrive à des régimes alors extraordinaires (de l’ordre de 10 000 tr/min).

A partir de 1963, l’injection remplace les carburateurs. Avec 115 kg, ce propulseur est alors l’un des plus légers. Il décrocha 22 victoires au total, dont 19 furent l’œuvre de Jim Clark (double champion en 1963, avec 7 victoires, et 1965, avec 6 victoires) au volant de ses Lotus.

Ce V8 montre encore sa robustesse et son efficacité en tant que moteur client auprès de bon nombre de privés. Si sa carrière fut moins longue que celle du Ford-Cosworth DFV, il joua, en son temps, un rôle tout aussi historique.

En 1966, la réglementation autorisant 3 000 cc, Climax ne put que proposer une version ré-alésée du FWMV qui donnait 240 ch là où les autres pouvaient atteindre les 400 ch. Seul Clark sauve l’honneur avec deux poles et une 3ème place aux Pays-Bas.

En 1967, c’est John Love qui crée la surprise avec sa 2ème place à domicile, à bord de sa Cooper privée.

Les derniers Climax (le 4 cyl. 2,7 l) sont utilisés au Grand Prix du Canada 1969 par les locaux Al Pease (Eagle de John Maryon) et John Cordts (Brabham de Paul Seitz).

Autres moteurs

FWMA

Bloc de 750cc dérivé d’un moteur pour la marine. A bord d’une Lotus XI, il remporta sa catégorie (< 1 100 cc) aux 24 heures du Mans 1957.

Fiche signalétique

  • Motoriste britanique
  • Fondateur : Leonard Lee
  • Débuts en GP : Monaco 1967
  • Dernier GP : Canada 1969
  • Victoires : 40 (1ère : Argentine 1958, Stirling Moss sur Cooper)
  • Poles positions : 44 (1ère : Monaco 1969, Stirling Moss sur Cooper)
  • Meilleurs tours : 44 (1er : Monaco 1959, Jack Brabham sur Cooper)
  • Nombre de podiums : 104 (1er : Argentine 1958, Stirling Moss sur Cooper)
  • Nombre de points : 684 (1ers : Grande-Bretagne 1957, Roy Salvadori sur Cooper)

Palmarès

  • Champion du monde des constructeurs 1959, 1960, 1963 et 1965
  • Champion du monde des pilotes 1959, 1960, 1963 et 1965
  • 1957 : victoire de catégorie aux 24 heures du Mans

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