Jacques Villeneuve

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Jacques Villeneuve est un pilote automobile québécois, né le 9 avril 1971 à Saint-Jean sur Richelieu (Canada).

Sommaire

Biographie

Avant la F1

Après une enfance dans l’ombre du célèbre n°27 de Ferrari Gilles Villeneuve mort au volant, Jacques est pris à son tour par la passion du pilotage. A l’âge de 15 ans, il s’inscrit à l’école de pilotage Jim Russel situé sur le tracé du Mont-Tremblant au Québec. Il effectue ses débuts en 1988 en Italie dans le championnat de tourisme Alfa, puis passe dans le championnat local de F3, de manière peu fructueuse. En 1992, il s’exile au Japon, toujours en Formule 3. Les premiers résultats arrivent et Jacques devient vice-champion avec 3 victoires à la clé.

Parallèlement, il effectue un retour remarqué au Canada dans le championnat de Formule Atlantic. Sur le tracé de “Trois-Rivieres”, théâtre des premiers exploits de son père, il grimpe sur le podium dès sa première course. En 1993, pour sa première saison complète dans la discipline, au sein de l’écurie Forsythe-Green, il décroche cinq victoires et le titre honorifique du meilleur débutant de l’année. Mais il laisse échapper le titre à son compatriote David Empringham.

L’année suivante est celle du grand saut vers le championnat IndyCar, toujours au sein de l’écurie Forsythe-Green. Il termine cette première saison à la 6ème place finale du championnat et remporte à nouveau le titre du meilleur débutant de l’année. Il s’offre aussi une splendide deuxième place à l’Indy 500 sur les talons d’Al Unser Jr. Mais le moment fort de sa saison restera sa première victoire dans la discipline, sur le magnifique circuit routier d’Elkhart Lake où ironie du sort, son oncle (prénommé Jacques lui aussi) s’était imposé lui aussi 9 ans auparavant.

L’année 1995 est celle de la consécration. Au sein de l’écurie Green, il s’impose dès le début de la saison sur le tortueux tracé urbain de Miami. Trois autres victoires suivront, dont un impressionnant succès à l’Indy 500, malgré une pénalité de deux tours. Un exploit!
Il décroche le titre lors de la finale de la saison, à Laguna Seca. Mais la F1 n’a pas attendu le dénouement du championnat pour lui faire les yeux doux. Dès l’été, il est convié à un test par l’écurie WilliamsRenault avec laquelle Jacques signe peu de temps après.

1996-1998 : les années Williams

Pour ses débuts en 1996, il fait donc équipe avec Damon Hill qui se bat pour le titre de champion du monde face à Michael Schumacher depuis 1994. Schumacher parti chez Ferrari, Hill apparait comme le grand favori de la saison. Pourtant, dès sa première course, Jacques se pose comme le principal rival de son équipier. Sur le tout nouveau tracé de Melbourne, Jacques réalise la pole position et semble s’envoler vers la victoire avant qu’un problème mécanique le contraigne à ralentir et à assurer la 2ème place derrière Hill. Mais ce n’est que partie remise. Jacques signe sa première victoire quelques semaines plus tard sur le tracé du Nürburgring pour le GP d’Europe. Dominé en vitesse pure par Hill sur l’ensemble de la saison, Jacques s’accroche néanmoins et à l’attaque du dernier GP de la saison à Suzuka, il conserve un petit espoir de décrocher la couronne mondiale. Mais ce jour là, Hill est souverain et ne laisse aucune chance à son jeune rival québécois, obligé de se contenter du titre honorifique de vice-champion avec 78 points au compteur.

Hill parti chez Arrows, Jacques fait équipe en 1997 avec le prometteur Allemand Frentzen, ancien pensionnaire de la filière Mercedes d’où est issu Schumacher. Les Williams sont dominatrices et Villeneuve fait du petit bois de son nouvel équipier, mal à l’aise dans l’environnement si particulier de l’écurie de Grove. Le titre semble acquis à Jacques mais une série d’erreurs de la part du pilote canadien permet à Michael Schumacher et à sa Ferrari de rester jusqu’au bout en lutte pour le championnat. Le titre se joue lors de l’ultime rendez vous du championnat sur le tortueux tracé de Jerez en Espagne dans le cadre du GP d’Europe, avec les deux hommes séparés par un seul point à l’avantage de Schumacher. Parti irrésistiblement en tête, Schumacher est impuissant en fin de course face au retour de Villeneuve. A une autoritaire tentative de dépassement par l’intérieur de Villeneuve, Schumacher répond par un coup de volant sur son adversaire qui n’a d’autre effet que d’envoyer sa Ferrari piteusement s’échouer dans le bac à sable. La Williams est elle aussi touchée mais n’empêche pas Villeneuve de continuer sa route vers le titre à défaut de la victoire, puisque le Canadien laisse la victoire aux McLaren de Mika Häkkinen et David Coulthard, la troisième place lui suffisant pour coiffer sa première couronne mondiale. Jacques est au sommet de sa carrière.

Pour la saison 1998, Williams perd le soutien officiel de Renault et doit se contenter de blocs Mécachrome, les moteurs Renault de la saison précédente. Les résultats s’en ressentent fortement, Jacques ne marquant que 21 points pour finir 5ème du championnat.

Le défi BAR

Malgré quelques opportunités dans d’autres équipes, Jacques se lance dans un pari osé, celui de monter une écurie de F1 avec son manager écossais Craig Pollock, elle s’appellera BAR pour British American Racing du nom de son sponsor principal British American Tobacco. En 1999, ils utilisent le moteur Supertec, c’est à dire, une évolution de l’ancien V10 Renault qui équipe aussi Benetton et Williams. De conception assez classique, la BAR démontre un certain potentiel, permettant à Jacques de signer quelques jolis coups en qualification. Mais la fiabilité est catastrophique, Villeneuve et son équipier Ricardo Zonta ne marquant pas le moindre point de toute la saison. Les années vont se succéder et les résultats ne s’amélioreront guère, BAR n’arrivant pas à produire une voiture à la hauteur des ambitions de Villeneuve, et cela malgré un budget conséquent et l’appui du motoriste Honda à partir de 2000. 4 années de résultats plus que moyens ne vont évidemment pas sans créer d’importantes secousses internes au sein de l’écurie. Lors de l’hiver 2001-2002, BAT retire la direction de l’écurie à Craig Pollock et le remplace par l’Anglais David Richards, éphémère directeur sportif de Benetton en 1998 mais surtout connu pour ses nombreux succès en Rallye. Homme de caractère, Richards ne tarde pas à s’opposer à Villeneuve à qui il reproche son manque d’implication au sein de l’écurie ainsi que son salaire trop élevé. De son côté, Jacques digère mal la brutale mise à l’écart de son ami Craig Pollock. Le climat ne cesse de s’envenimer entre les deux hommes, et la position de Jacques apparait d’autant plus fragile qu’en 2003, il éprouve de plus en plus de difficultés à faire jeu égal avec son nouvel équipier, le jeune Britannique Jenson Button. Le conflit larvé entre Richards et Villeneuve aboutit finalement à la mise à pied du Canadien quelques jours avant le dernier GP de la saison au Japon et à son remplacement par le Japonais Takuma Sato.

Le plateau étant verrouillé pour 2004 où presque toutes les grandes équipes ont conservé leurs pilotes 2003, Jacques ne trouve pas de volant et se voit contraint à une année sabbatique. Il continue pourtant à s’entrainer physiquement au cas où un volant se libérerait. La suite des évènements lui donne raison puisque Renault l’appelle en renfort pour les 3 dernières courses de la saison en remplacement de Trulli, en position délicate avec son employeur.
Il signe dans la foulée avec l’écurie Sauber pour 2005.

Sauber-BMW

En ce début de saison 2005, tout le monde à souvenir de ces piètres prestations au volant de la Renault. Cela ne va pas s’arranger. Jacques a du mal avec le système de freinage de la Sauber C24. De plus, ses ingénieurs ne lui laissent que peu de liberté quand à ses choix de réglages et de stratégie. Il signera néanmoins une belle quatrième place à Imola suite au déclassement des … BAR. Il entrera an tout et pour tout 3 fois dans les points sur 18 GP (il sera victime de l’affaire Michelin à Indianapolis), mais n’abandonnera que 4 fois. Pire, il terminera la saison au quatorzième rang deux points… derrière Felipe Massa. En fin de saison, BMW rachète Sauber. Jacques ne parait pas inquiet, il a signé pour 2 ans avec Sauber, il est clair qu’il sera titulaire en 2006. Nick Heidfeld est annoncé comme titulaire dans la nouvelle équipe BMW Sauber mais toujours rien sur Jacques. Tout rentrera dans l’ordre lorsque Mario Theissen annoncera le line-up complet de l’équipe. La saison sera surement décisive pour Jacques pour la continuation de sa carrière au sommet du sport-automobile. Sans résultat, il pourrait se retrouver à pied… définitivement.

Fiche Signalétique

  • Canadien
  • né le 9 Avril 1971 à Saint-Jean-sur-Richelieu (Canada)
  • Début en GP : 1996
  • Dernier GP : 2005
  • Nombre de GP disputés : 151
  • Meilleur résultat en course : victoire (11 fois)
  • Meilleur résultat en qualifications : pole position (13 fois)
  • Nombre de points marqués : 228
  • Nombre de podiums : 23
  • Nombre de meilleurs tours : 9
  • Site Web : http://www.jv-world.com
  • fils du pilote Gilles Villeneuve, neveu du pilote Jacques Villeneuve Sr

Carrière en F1

Palmarès

  • 1992 vice-champion du Japon de F3 avec 3 victoires
  • 1993 “Rookie of the Year” Formule Atlantic avec 5 victoires
  • 1994 “Rookie of the Year” IndyCar
  • 1995 Champion IndyCar, vainqueur des 500 Miles d’Indianapolis
  • 1996 vice-champion du Monde de F1 des pilotes, Champion du Monde de F1 des constructeurs avec Williams
  • 1997 Champion du Monde de F1 des pilotes, Champion du Monde de F1 des constructeurs avec Williams


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