Jarno Trulli

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Jarno Trulli est né le 13 Juillet 1974 à Pescara (Italie)

Sommaire

Introduction

L’Italie tient-elle là le champion du monde qu’elle se cherche depuis 50 ans et la double couronne d’Alberto Ascari? Rien n’est moins sur. Mais ce qui est certain, c’est que Jarno Trulli, au même titre que son compatriote Giancarlo Fisichella incarne le renouveau d’une F1 italienne sinistrée au milieu des années 90. Trulli, c’est d’abord un prénom qui fleure bon la vitesse, celui que ses parents, passionnés de sport mécanique lui ont donné en hommage à Jarno Saarinen, le petit Mozart de la moto, tragiquement disparu en course un an avant sa naissance. Mais Trulli,c’est surtout un impressionnant palmares sur 4 roues, en karting, avec plusieurs titres de champions du monde à la clé.

Un homme pressé

Jarno Trulli débute sa carrière en monoplace dans le championnat de Formule 3 allemande en 1995, au sein de l’écurie KMS. Son ascencion sera météorique. Deux victoires en six courses lui permettent d’attirer les regards sur lui. Toujours à l’affut d’une bonne affaire, le rusé Flavio Briatore décide alors de le prendre sous son aile et de lui payer sa saison 1996. Il remporte le championnat puis accède directement a la F1 en 1997, chez Minardi, écurie dans laquelle Flavio Briatore vient de prendre des parts. Ses débuts sont remarquables, puisqu’il prend rapidement l’ascendant sur son expérimenté équipier, le Japonais Ukyo Katayama. A mi-saison, une place se libère chez Prost GP, où Olivier Panis vient de se briser les jambes. Flavio s’empresse de placer son poulain au sein de cette écurie, capable de jouer les troubles fêtes en tête du peloton. Immédiatement, le jovial Trulli enthousiasme toute son équipe par sa fraîcheur et son talent. Une belle qualification à Magny Cours pour sa première apparition en bleu, une 4eme place à Hockenheim suite a un duel musclé avec le futur champion du monde Jacques Villeneuve, Trulli ferait presque oublier Panis. Mais la suite de son interim est plus pénible, le très inexpérimenté Trulli s’avérant incapable d‘exercer son rôle de leader au sein de l’écurie française et se fourvoyant parfois dans ses choix techniques. Au cœur de l’été, les rumeurs de transfert battent leur plein, Panis est sur le point d’effectuer son retour, Alain Prost courtise des stars telles que Damon Hill ou Gerhard Berger, et l’avenir de Trulli s’annonce du coup bien incertain. A Zeltweg, tandis que la rentrée de Panis est programmée pour la semaine suivante, Trulli s’apprête à disputer son dernier Grand Prix. Qualifié en haut de grille, il s’empare de la tête des le deuxième tour au nez et à la barbe de tous les ténors, et ne cède le leadership qu’a mi-course, contraint à l’abandon sur casse moteur. Dépité, Trulli rentre aux stands la tête basse. Mais il n’a pas tout perdu puisque enthousiaste, Alain Prost s’empresse de lui faire signer un contrat de titulaire pour les deux saisons suivantes. Trulli n’est plus un intérimaire, c’est un authentique espoir, et Prost ne veut pas le voir s’échapper. 

Prost et Jordan, 4 saisons de galère

Pour autant, ses deux années chez les bleus seront douloureuses. Loin de confirmer le potentiel entraperçu en 1997, Prost GP s’enferme progressivement dans une crise sportive et financière dont elle ne sortira jamais. Trulli ne marquera qu’épisodiquement des points, dont un podium opportuniste au Nurburgring sous la pluie en 1999. Mais l’abnégation de Trulli qui a pris l’ascendant sur son équipier Panis ne passe pas inaperçue, et Eddie Jordan l’engage aux cotés de Heinz-Harald Frentzen. Au sein d’une écurie qui vient de se mêler a la lutte pour le titre, les espoirs de Trulli sont grands. Malheureusement, le scénario se répète. Il arrive dans un team sur la pente descendante. Ses nombreux coups d’éclat en qualification, ne sont que rarement concrétisés en course, la faute à une voiture trop peu fiable et aux performances irrégulières. Mais à nouveau, ce manque de résultat est compensé par la satisfaction d’avoir pris l’ascendant sur Frentzen, son redoutable équipier.

Les années Renault

La cote de Trulli reste au beau fixe, et son mentor Flavio Briatore, nouveau directeur sportif de Renault, ne manque pas de l’appeler pour venir défendre les couleurs de la firme au losange à partir de 2002. Malmené un temps par son jeune équipier Jenson Button, Trulli finit la saison en trombe, sans pour autant avoir été en mesure de se mêler a la lutte pour la victoire, en raison d’un matériel insuffisamment fiable ou performant. Ce déficit de résultat commence à ternir l’image de Jarno, dont le profil d’éternel espoir du sport auto se fane progressivement, tandis qu’une nouvelle génération de pilotes, emmenée par Kimi Raikkonen ou encore Fernando Alonso déferle sur les grilles. Aux cotés du jeune prodige espagnol, nouvelle coqueluche de la F1, le paddock ne donne pas chère de la peau de Jarno Trulli. Pourtant, si les performances les plus marquantes de l’écurie Renault en 2003 sont l’oeuvre d’Alonso, Trulli n’a pas à souffrir de la comparaison en terme de performance pure. Tout juste lui manque t-il ce brin de réussite qui semble le fuir depuis tant d’année. La délivrance arrive enfin en 2004 dans les rues de Monaco. S’élançant de la pôle position, insensible aux multiples rebondissements qui émaillent la course, Trulli s’en va cueillir avec autorité la toute première victoire de sa carrière, plus de 7 années apres ses débuts dans la formule reine. Une victoire qui vient concretiser un début de saison de grande qualité. Mais paradoxalement, ce succès marque la fin de la lune de miel entre Trulli et Renault. En opposition avec ses dirigeants sur divers aspects contractuels, il se voit indiqué la porte à trois courses de la fin de la saison 2004, sans grande considération pour le travail effectué.

Mais Jarno Trulli ne reste pas longtemps inactif. Rapidement, il annonce sa signature chez Toyota, écurie ambitieuse qu’il rejoint pour les deux dernières courses de l’année 2004.

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