Jean Alesi

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Giovanni Alesi est un pilote français né le 11 Juin 1964 à Avignon (France).
Sommaire [cacher] 1 Biographie

1.1 Oncle Ken
1.2 Les années Ferrari
1.3 Déceptions
1.4 L’après F1

1.4.1 Le DTM (2002-2006)
1.4.2 Une nouvelle aventure en Asie: les Speedcar Series (2007)
1.4.3 Retour aux sources: Ferrari et Le Mans Series en 2010
2 Fiche Signalétique
3 Carrière

3.1 Formule 1
3.2 Sport Automobile
4 Palmarès

4.1 Titres
4.2 Son unique participation aux 24 heures du Mans
[modifier] Biographie
[modifier] Oncle Ken

Fils d’un carrossier d’Avignon (il obtint lui-même un diplôme de carrossier pour reprendre l’affaire familiale), Jean Alesi baigne dès son plus jeune âge dans le milieu de l’automobile. Des photos de Walter Röhrl et Gilles Villeneuve ornent sa chambre d’adolescent. C’est tout naturellement qu’avec son pote Philippe Gache, il se lance dans la compétition. Il débute modestement par le Karting (il sera champion de la Ligue Provence-Corse en 1982), puis la Coupe Renault 5 en 1983. Vient enfin la monoplace. Jean Alesi est doué. Naturellement rapide. Son palmarès se forge rapidement. Après 2 années de Formule Renault, il devient champion de Formule 3 française en 1987 (il termina 2ème en 1986), il terminera seconde du Grand Prix de Monaco de F3 derrière Didier Artzet. Il domine aussi le championnat international de Formule 3000 1989, au sein de l’écurie Jordan.

En ces temps là, les places en Formule 1 étaient nombreuses, et l’argent des fabricants de tabac coulaient à flot… y compris en France. A mi-saison, l’écurie Tyrrell signe un contrat avec Camel, ce qui entraîne le départ de Michele Alboreto, son leader, soutenu par Marlboro. Le vieux Ken Tyrrell, sur les conseils d’Eddie Jordan, se tourne alors vers Alesi… poulain de la marque au chameau. Les débuts de Jean se font donc sur le bitume surchauffé du Paul Ricard, quasiment a domicile (il n’effectuera pas d’essais préalables comme il est coutume de le faire). “Essaye de te qualifier” lui glisse Ken avant les essais. Jean Alesi voit au delà, et d’emblée, prend de vitesse son expérimenté équipier Jonathan Palmer. A l’issue des premiers essais, Gerhard Berger et Nigel Mansell, les pilotes Ferrari, font violemment irruption dans le stand Tyrrell pour se plaindre du comportement du jeune avignonnais, un peu trop agressif à leur goût. Ken Tyrrell fait profil bas, mais au fond de lui, il jubile. Il vient a nouveau de mettre le doigt sur une perle rare, un diamant brut qu’il lui appartiendra de polir. Alesi vient d’offrir une nouvelle jeunesse a son patron. Le dimanche, après avoir pointé un temps deuxième, il franchit son premier drapeau à damier à la quatrième place.

Alesi achève la saison pour Tyrrell, ce qui ne lui empêche pas de parallèlement remporter le titre en F3000. Toujours chez Tyrrell, 1990 débute en fanfare (après avoir servi d’ouvreur au Rallye de Monte Carlo). Dans les rues de Phœnix, mettant à profit la forme étincelante de ses gommes Pirelli, il s’échappe en tête dès le début de la course. Il cède finalement le commandement à Ayrton Senna, non sans lui avoir vaillamment résisté, au prix d’un mano a mano qui marquera durablement les esprits et lui vaudra les compliments admiratifs de la star brésilienne qui dira après la course “La course à la limite, c’est ainsi que je conçois le sport automobile”. Un nouveau podium, quelques semaines plus tard à Monaco, toujours derrière Senna, achève de le positionner comme la future star de la F1. Bien que prestigieuse, l’écurie Tyrrell n’en finit plus de courir après sa gloire passée, et n’a pas les moyens de satisfaire l’ambitieux Alesi. D’autant plus que celui ci subit la cour effrénée des meilleures écuries du plateau. Les propositions alléchantes affluent. En provenance notamment de Williams-Renault avec qui Alesi signe un pré-contrat. Mais finalement, Alesi, le petit-fils d’immigré sicilien, ne résiste pas aux sirènes de Maranello. Direction Ferrari !
[modifier] Les années Ferrari

Aux cotés d’Alain Prost, qui fait figure de favori du championnat 1991, Alesi s’apprête à cueillir ses premières victoires. Las… la Ferrari 642 (puis 643) est un échec, et au sein de la Scuderia, les luttes intestines reprennent de plus belle. Cesare Fiorio, le directeur sportif n’y résiste pas. Limogé. Tout comme Alain Prost, en fin de saison. Auteur de performances mitigées, Alesi conserve néanmoins sa place. 1992 sera pire en terme de résultats, mais Alesi conquiert progressivement le coeur des exigeants tifosi, qui voient en lui l’héritier de Gilles Villeneuve, son héros d’enfance. Même fougue, même enthousiasme, même absence de calcul. Malgré une monture rétive, Alesi démontre toute son habileté au volant, notamment sur piste humide. Les deux saisons suivantes voient la Scuderia lentement remonter la pente, mais toujours sans victoires pour Alesi, qui acquiert progressivement une image de sympathique loser. D’autant plus frustrant pour lui, l’ex-grand espoir de la F1, qu’une nouvelle génération, emmenée par Michael Schumacher et Damon Hill commence a truster les succès. En 1994, il ratera 2 courses (Aïda et Imola suite à un accident en essais privés à Fiorano). Il offrira néanmoins une sublime pole position aux tifosi, chez eux, à Monza. La délivrance arrive finalement le 11 Juin 1995 (le jour de ses 31 ans), sur le tracé de Montréal pour le GP du Canada. Victoire chanceuse, certes, mais ô combien méritée pour un pilote abonné à la poisse et qui se montrera plusieurs fois cette saison comme étant au sommet de son art. La saison 1995 aurait pu être nettement meilleure pour le Français, comme par exemple à Suzuka où la victoire lui était promise. Pour beaucoup, il apparaît comme le meilleur pilote du monde derrière Michael Schumacher. Mais au delà des compliments reçus par Alesi, l’ambiance se crispe au sein de la Scuderia, qui souhaite se séparer du Français pour faire place nette à Michael Schumacher.
[modifier] Déceptions

Alesi trouve alors refuge pour les saisons 1996 et 1997 chez Benetton, l’écurie championne du monde en titre, avec des ambitions élevées. Le titre mondial, ni plus ni moins. Malheureusement, Alesi éprouve toutes les peines du monde à marcher dans les traces de Schumacher, son prédécesseur. Le Français enchaine les podiums, mais au bout de deux années chez Benetton, le verdict est cruel. Alesi est rapide, certes, mais ne semble pas être fait du même bois que les plus grands. Si son coup de volant n’est pas remis en cause, Alesi est souvent montré du doigt par ses ingénieurs pour son manque d’implication dans le développement technique et fin 1997, Benetton préfère miser sur les jeunes espoirs que sont Würz et Fisichella. Le bilan Benetton est certes mitigé mais il n’est pas si mauvais : 1 pole, 2 meilleurs tours, 13 podiums, 83 points et 2 quatrième place finale au championnat. Jean passe chez Sauber en 1998 puis 1999, une écurie familiale de milieu de grille, comme pouvait l’être Tyrrell à ses débuts. Alesi n’est plus en haut de l’affiche et doit se contenter d’un podium (au Grand Prix de Belgique 1998) comme seul résultat notable.ON se souviendra aussi d’une drôle de séance de qualifications à Barcelon en 1999 où il eut la pôle pendant une demi-heure,au nez et à la barbe des McLaren et Ferrari !! Si les médias et le public se régalent toujours de sa fougue d’éternel jeune homme et de ses prestations spectaculaires dans le ventre mou du peloton, force est de constater que les grandes écuries ne s’intéressent plus à lui.

Le défi franco-français relevé avec son ami Alain Prost au sein du Prost GP ne fera que prolonger pathétiquement sa descente aux enfers: à cause entre autres d’un moteur Peugeot catatsrophique,la saison 2000 est un terrible cauchemar sanctionné par 12 abandons et aucun point marqué. 2001 semblait mieux parti: les essais hivernaux sont très encourageants mais au final,les résultats ne sont pas à la hauteur.Jean signe quelques belles courses comme à Monaco et Montréal et ramène quelques points.Pourtant,les relations entre jean et Prost se dégradent.Alesi livre son amertume dans la presse et provoque le courroux de Prost.Le clash est inévitable : c’est une rupture professionnelle, mais aussi affective pour les deux hommes, qui se séparent fachés. Eddie Jordan (son patron en F3000) lui offre alors un inattendu post-scriptum (5 courses).Il livre encore de belles passes d’armes avec un point arraché de haute lutte à Spa mais Jordan lui fait comprendre que Honda, motoriste de l’écurie irlandaise, a l’intention de lancer son jeune protégé Takuma Sato.Evincé malgrè lui et n’ayant pas d’alternative intéressante,jean annonce son retrait définitif de la F1 fin 2001.
Jean fera même ses débuts au cinéma (!) à l’occasion du film “Driven”, de Renny Harlin avec Sylvester Stallone, avec un passage éclair.
[modifier] L’après F1
AMG-Mercedes CLK (DTM 2003)
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AMG-Mercedes CLK (DTM 2003)
[modifier] Le DTM (2002-2006)

De 2002 à 2006, Jean Alesi défend les couleurs de Mercedes dans le championnat DTM, avec plusieurs victoires à son palmarès. Il aura même l’occasion de rouler à nouveau en Formule 1 en essais privés pour le compte de McLaren/Mercedes en 2002. A croire que le chat noir le poursuivra toujours, la manche française du DTM qui aurait du se courir en Avignon en 2005 fut annulée à cause d’une sombre loi de … 1955.

Jean décida néanmoins de stopper sa carrière de pilote DTM et de dire adieu … une deuxième fois.En 2006,il avait été évincé des teams officiels Mercedes en raison d’une saison 2005 ratée.Il disputa donc sa dernière année avec une voiture 2005 moins performante,ce qui ne l’empêcha pas de réaliser quelques prouesses,notamment sous la pluie.

Il est aussi capitaine de l’équipe de France de circuit dont le but est d’aider les jeunes pilotes français à accéder à la Formule 1.
Jean a reçu en début d’année 2006 la légion d’honneur. Des rumeurs évoquaient son retour en F1 mais en tant que directeur d’une nouvelle écurie motorisée par Mercedes et financée par des fonds japonais. Le projet est hélas tombé à l’eau: le groupe d’investissements japonais Direxiv s’est volatilié et la FIA désigna Prodrive pour constituer la seule nouvelle écurie autorisée à s’engager en F1 pour 2008
[modifier] Une nouvelle aventure en Asie: les Speedcar Series (2007)

Mais, jamais résigné et toujours animé par le démon de la course, Jean crée la surprise début 2007 en annonçant son engagement dans un nouveau championnat : il s’agit des Speedcar Series, une compétition qui se déroule au Moyen Orient et en Asie. Il s’agit d’une formule monotype mettant en scène des stock cars inspirées de la NASCAR.

Jean Alesi, qui a été le pilote d’essai et de mise au point de ces Speedcar, y remporte en deux saisons 5 courses mais n’a jamais pu jouer le titre en raisons de problèmes mécaniques à répétition. Il se distingue toujours par son sens de l’attaque et des dépassements audacieux.Malheureusement, la serié Speedcar cesse à la fin de sa deuxième année d’existence.

[modifier] Retour aux sources: Ferrari et Le Mans Series en 2010

Fin 2009, après une séance d’essais concluante à Fiorano, Jean Alesi annonce son retour à la compétition en Europe et sur Ferrari ! En effet, l’avignonnais est engagé par l’écurie AF Corse pour disputer la saison 2010 des Le Mans Series sur une Ferrari F430. Son engagement suscite un grand enthousiasme des fans et apporte de la notoriété à cette série d’Endurance. Il doit faire équipe avec une autre star de la F1, Giancarlo Fisichella et le spécialiste de la discipline, le finlandais Toni Vilander. En Avril, Jean Alesi dispute la 1ère course de sa “seconde carrière” en rouge lors des 8 heures du Castellet : il termine sur le podium de la catégorie GT2.
[modifier] Fiche Signalétique

Français
Né le 11 Juin 1964 à Montfavet (Vaucluse)
Débuts en GP : France 1989
Dernier GP : Japon 2001
Nombre de GP disputés : 201
Meilleur résultat en course : victoire (Canada 1995).
Meilleur résultat en qualifications : pôle position (Italie 1994 et Italie 1997)
Nombre de points marqués : 242
Nombre de Meilleurs Tours : 4
Nombre de Podiums : 32
Site Web : http://www.jean-alesi.com
marié avec Kumiko Goto (Japonaise), 2 filles (Charlotte et Héléna), 2 fils (Giuliano et John)

[modifier] Carrière
[modifier] Formule 1

1989 Tyrrell/Ford
1990 Tyrrell/Ford
1991 Ferrari
1992 Ferrari
1993 Ferrari
1994 Ferrari (forfait à Aïda et à Imola suite à un accident en essais privés à Fiorano)
1995 Ferrari
1996 Benetton/Renault
1997 Benetton/Renault
1998 Sauber/Petronas
1999 Sauber/Petronas
2000 Prost/Peugeot
2001 Prost/Acer puis Jordan/Honda (à partir du GP de Hongrie)
2002 tests pour McLaren/Mercedes

[modifier] Sport Automobile

1981 Karting Ligue Provence-Corse (2ème)
1982 Karting Ligue Provence-Corse (Champion)
1983 Coupe R5 France (7ème, 1 victoire)
1984 Formule Renault France (10ème)
1985 Formule Renault France (5ème)
1986 Formule 3 France (2ème, 2 victoires)
1987 Formule 3 France (Champion, 7 victoires)
1988 Formule 3000 (10ème)
1989 Formule 3000 (Champion, 3 victoires), Formule 1 (9ème), Le Mans, IMSA-GTO, 24 Heures de Chamonix (15ème)
1990 Formule 1 (9ème), 24 Heures de Chamonix (2ème)
1991 Formule 1 (7ème)
1992 Formule 1 (7ème)
1993 Formule 1 (6ème), 1 course sur Alfa Romeo 155 enSupertourisme France
1994 Formule 1 (5ème)
1995 Formule 1 (5ème,1 victoire)
1996 Formule 1 (4ème)
1997 Formule 1 (4ème)
1998 Formule 1 (11ème), 24 Heures de Chamonix (2ème)
1999 Formule 1 (15ème)
2000 Formule 1 (non classé)
2001 Formule 1 (14ème), DTM tests
2002 DTM (5ème,2 victoires), Formule 1 (tests avec McLaren)
2003 DTM (5ème,2 victoires)
2004 DTM (7ème), ROC
2005 DTM (7ème,1 victoire)
2006 DTM (9ème)
2007 Speedcar Series (pilote d’essai)
2008 Speedcar Series (4e du championnat,2 victoires)
2008-2009 Speedcar Series (5e du championnat,3 victoires)

[modifier] Palmarès
[modifier] Titres

1981 vice-champion de la Ligue Provence-Corse de Karting
1982 Champion de la Ligue Provence-Corse de Karting
1986 vice-champion de France de F3 avec 2 victoires
1987 Champion de France de F3 avec 7 victoires
1989 Champion Intercontinental de F3000 avec 3 victoires
2004 vainqueur de la ROC Nation’s Cup

[modifier] Son unique participation aux 24 heures du Mans

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