Jim Clark

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Jim Clark est un ancien pilote britannique. Double champion du monde 19631965.

Jim Clark dans les stans du Grand Prix d'Allemagne 1966

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Jim Clark dans les stans du Grand Prix d’Allemagne 1966

Sommaire

Biographie

Fils de fermier écossais, Jim Clark échappe à un destin agricole tout tracé lorsque son beau-frère, propriétaire d’un garage, lui fait découvrir l’automobile alors qu’il a 17 ans. Il dispute quelques rallyes et courses de côte puis découvre les pistes sur des DKW et Porsche.

En 1958, Clark il pilote une Jaguar Type-D (ancienne propriété d’Archie Scott-Brown). Il remporte alors douze des vingt courses auxquelles il participe. Lors de l’une d’elles, à Brands Hatch, il s’accroche avec Colin Chapman qui, cependant, l’engage en 1959 pour disputer les 24 heures du Mans. Il y termine 10ème sur une Lotus EliteClimax.

Chapman l’engage pour la saison de Formule 1 1960. Après avoir marqué des points dès sa deuxième tentative, il termine sur le podium du Grand Prix du Portugal.

En 1961, il signe deux podiums (7ème du championnat) et remporte le Grand Prix de Pau. En Italie, c’est avec lui que s’accroche Wolfgang von Trips ; accident qui met fin à la vie du pilote allemand. Au cours de l’été, de retour au Mans, il termine sur le podium, ayant partagé le volant d’une Aston Martin avec Roy Salvadori. En fin d’année, il remporte trois des quatre Grands Prix de la tournée sud-africaine : Rand, Natal et Afrique du Sud (il laisse la victoire au Grand Prix du Cap, disputé le 2 janvier 1962, à son coéquipier Trevor Taylor).

1962 est sa première grande année : poleman à Monaco, il rate son départ, boucle le 1er tour en 6ème position, remonte à la 2ème place avant d’abandonner. Il remporte l’épreuve suivante sur le juge de paix de Spa en étant parti de la 12ème place. 4ème dès le 1er passage, il prend la tête au 9ème tour et remporte sa première victoire en championnat du monde. De nouveau en pole à Rouen, il abandonne sur problème de suspension avant de l’emporte à domicile et revenir à un point de Graham Hill au classement général. Il termine 4ème en Allemagne, abandonne en Italie et revient à la 2ème du championnat en l’emportant aux États-Unis. En pole pour l’ultime manche, il garde la tête jusqu’au 62ème des 82 tours. Las, une fuite d’huile le contraint à l’abandon. Hill remporte la course et le titre pour BRM. Hors championnat, il a remporté cinq épreuves.

En 1963, sa Lotus 25 est archi-dominatrice. Il signe sept pole positions et remporte sept des dix manches du championnat, en signant une victoire de légende à Spa, sous la pluie. Il écrase cette saison, terminant avec 73 points (54 retenus) contre 29 à son dauphin, Graham Hill. Il remporte, en plus cinq courses hors championnat. Il s’attaque également aux 500 Miles d’Indianapolis qu’il termine en 2ème position.

Lors de la saison suivante, la Lotus 25 est rattrapée par les BRM P261 et Ferrari 156. C’est John Surtees (Ferrari) qui remporte le titre après une longue lutte contre Graham Hill (BRM). Clark, lui, a été victime du manque de fiabilité de la Lotus. Malgré trois nouvelles victoires, il finit à la 3ème place du championnat. Lors des deux derniers Grands Prix, la nouvelle Lotus 33, même si elle abandonne à deux reprises montre son potentiel en signant deux pole positions. A Indianapolis, il a signé la pole position. En Formule 2, il remporte le Grand Prix de Pau et termine 4ème des Trophées de France.

1965 est un nouveau festival puisqu’il remporte, avec cette Lotus 33 les six des sept premiers Grands Prix d’une saison qui en comporte dix. Il est couronnée dès le Grand Prix d’Allemagne après avoir, pour la quatrième fois d’affilée, remporté le Grand Prix de Belgique. De la même façon et dans les mêmes conditions qu’en 1963, il mène cette course de bout en bout. En hiver, il a vaincu aux Antipodes en remportant quatre des sept manches des Tasman Series. Aux États-Unis, il remporte Indianapolis en menant 190 des 200 tours. Il signe ainsi la première victoire d’une voiture à moteur arrière lors de la classique étatsunienne. Dans l’Hexagone, il remporte trois des quatre manches des Trophées de France de Formule 2 et coiffe une nouvelle couronne.

En 1966, la Lotus 33 est rattrapée , à son tour, par la concurrence, surtout les BrabhamRepco. Clark ne signe qu’un succès, aux États-Unis avec une Lotus 43 équipée d’un bloc H16 de BRM. A Indianapolis, il termine une nouvelle fois 2ème.

L’année suivante il débute l’année (après avoir, à nouveau, gagné les Tasman Series) avec de “vieilles” Lotus 33 ou 43 en attendant la Lotus 49 et son bloc V8 Cosworth qui révolutionne l’histoire de la Formule 1. Victorieuse dès sa première sortie, la Lotus 49 permettra à Clark de signer trois autres succès mais les problèmes récurrents et classiques des Lotus le font échouer à la 3ème place d’un championnat remporté par Dennis Hulme.

1968 débute sous les meilleurs auspices puisqu’il remporte le Grand Prix inaugural du championnat et les Tasman Series. Cette victoire ayant eu lieu le 1er janvier, il doit attendre le 12 mai pour disputer le Grand Prix d’Espagne (Grand Prix qu’il a remporté en novembre 1967, hors championnat, avec sa Lotus-BRM). Fidèle à son habitude, il dispute des courses de Formule 2 (l’année précédente, il a remporté les Grands Prix d’Espagne et de Finlande dans cette catégorie). Le 7 avril, lors du Deutschland Trophäe, disputé à Hockenheim, une crevaison lente occasionne un déjantage lors d’un passage en courbe et la Lotus finit sa course hors piste. Jim Clark se tue dans cette accident.

Malgré une courte carrière, la maîtrise de ses machines et de ses trajectoires dans un style coulé inimitable, sa facilité à piloter tout type de voitures (il remporte le championnat britannique de tourisme 1964) en ont fait un des “grands” du sport automobile. Il fut, par exemple, le premier pilote à obtenir plus de victoires et de pole positions que Juan Manuel Fangio.

Fiche signalétique

Carrière en F1

  • 1960 : Lotus-Climax (modèle 18)
  • 1961 : Lotus-Climax (modèles 18 et 21)
  • 1962 : Lotus-Climax (modèles 24 et 25)
  • 1963 : Lotus-Climax (modèle 25)
  • 1964 : Lotus-Climax (modèles 25 et 33)
  • 1965 : Lotus-Climax (modèle 25 et 33)
  • 1966 : Lotus-Climax (modèle 33), Lotus-BRM (modèle 43)
  • 1967 : Lotus-BRM (modèle 43), Lotus-Climax (modèle 33), Lotus-Cosworth (modèle 49)
  • 1968 : Lotus-Cosworth (modèle 49)

Coéquipiers en F1

Palmarès

Records

  • Recordman du nombre de victoires en championnat du monde entre 1968 et 1973
  • Recordman du nombre de pole positions en championnat du monde entre 1967 et 1989
  • Recordman du nombre de meilleurs tours en championnat du monde entre 1967 et 1989
  • Recordman du nombre de chelem depuis 1965
  • Plus jeune champion du monde de Formule 1 de 1963 à 1972.

Distinctions

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