Michelin

Un article de WikiF1, l’encyclopédie libre du sport automobile et de la Formule 1.

Image:Crayon.gif Cet article est considéré comme une ébauche à compléter. Si vous possédez quelques connaissances sur le sujet, vous pouvez les partager en le modifiant.
La liste complète de ces articles en cours de rédaction est consultable ici.

Image:Sponsormichlgray.gif

Il faut remonter dans les années soixante-dix pour voir le premier engagement du manufacturier pneumatique Michelin dans une compétition automobile, avec pour résultat au jour d’aujourd’hui un des palmarès des plus impressionnant
[modifier] L’historique de Michelin

Michelin et Cie est fondée en 1889 par André Michelin alors cartographe au ministère de l’intérieur et son frère Edouard Michelin après la reprise de l’entreprise familliale basée à Clermont-Ferrand. Il faut savoir que le secteur du pneumatique était quasi inéxistant à la fin du dix-neuvième siècle, et par exemple il fallait plusieurs heures pour changer le pneu endommagé d’une bicyclette. C’est ainsi qu’Edouard Michelin dépose le brevet pour des pneus se changeant en quelques minutes seulement. Cette invention va lui apporter une grande notoriété, notament après la victoire de Charles Terront dans la course cycliste Paris-Brest-Paris utilisant ce fameux pneu Michelin. Quatre ans plus tard, la première voiture équipée de pneumatiques, l’Eclair utilise des pneus Michelin et participe à la première course officielle de l’histoire : Paris-Bordeaux-Paris.

Le célèbre Bibendum Michelin fait son appartion en 1898. En effet le dessinateur O’Galop va représenter un buveur de bière entouré de chambres à air (les pneus avaient cette allure à cette époque) avec comme inscription en dessous “Nunc est bibendum” (c’est maintenant qu’il faut boire).

En 1899, les 100 km/h sont dépassés par les pneumatiques Michelin en équipant la voiture “Jamais contente”. Tandis que c’est en 1900 qu’apparaît le désormais célèbre Guide Michelin. En 1905, sort de l’usine de Clermont-Ferrand la Semelle Michelin qui améliore l’adhérence et la résistance du pneu. Michelin commence à installer des usines à l’étranger, outre-Manche et outre-Atlantique. En 1913, Michelin invente la roue en acier démontable, qui deviendra la roue de secours.

En 1923, Michelin sort le pneu “Confort” un pneu capable de durer 15 000 km. Puis en 1930, le brevet du pneu à chambre incorporée est déposé. Deux ans plus tard, sort le pneu “Super-confort” 2 fois plus endurant en km que son prédécesseur. En 1934, Michelin sort le pneu “Stop”, dont les lamelles permettent de limiter le risque de dérapage sur sol mouillé. Pendant la guerre, l’usine de Cataroux est bombardée, amis sera reconstruite et modernisée. Le 4 juin 1946, Michelin dépose le brevet du pneu à structure radiale, qui sera commercialisé trois ans plus tard, le Michelin X. En 1951, 2 voitures équipées de pneumatiques Michelin remportent les 24 heures du Mans dans leur catégorie. En 1965 est inauguré la piste d’essais de Ladoux. Et à partir de l’année 1973, Michelin va débuter pour de bon dans la compétition motocycliste et automobile.

Michelin remporte en moto son premier succès important, Jack Findlay remporte le Tourist Trophy disputé sur l’île de Man, tandis qu’en Rallye, les Alpine-Renault enlèvent un premier titre mondial, avec des pneus à structure radiale. En moto, le premier titre mondial de Michelin vient en 1974, avec le sacre de Kent Andersson en 125cc. Puis en 1975, à un autre titre en 125cc, s’ajoute un magnifique sacre en 500cc, grâce à Barry Sheene. A la fin de la saison, Michelin introduit le pneu slick. En 1976, Michelin triomphe en 125, 250, 350 et 500cc. Et c’est l’année suivante en 1977 que Michelin fait son apparition en Formule 1, en même temps que l’écurie Renault, tandis qu’en Moto, le manufacturier français s’octroie la couronne mondiale dans les 5 catégories !

En 1978, les Ferrari sont équipées de Michelin et grâce à Carlos Reutemann, les pneus français s’imposent en F1 pour la première fois. Aux 24 heures du Mans, Pironi et Jaussaud remportent la victoire avec leur Renault-Alpine. En 1979, Michelin s’octroie ses premiers titres mondiaux grâce à Jody Scheckter et Ferrari. Au Grand Prix de France, c’est même le triplé grâce aux Renault de Jabouille et Arnoux, et à Villeneuve sur Ferrari. En 1980, Michelin remporte sa première victoire sur le Paris-Dakar, grâce à la victoire de l’équipage Ataquat-Boukrif-Kaoula dans la catégorie Camions. En 1981, Michelin réalise un carton plein avec 13 victoires en 15 courses de F1, 2 victoires au Paris-Dakar, la reconquête du titre de moto 500cc et manque de peu le titre mondial en rallye.

En 1982, Michelin rate de peu de conserver sa couronne mondiale en F1, mais s’offre le titre mondial en rallye et dans 3 catégories de moto. L’année 1983 sera une des grandes années du manufacturier français : titre mondial en F1, en rallye, dans les 5 catégories de moto, en endurance, moto, en trial et lors du Dakar en camion ! En 1984, Michelin s’attribue un nouveau doublé en Formule 1 et décide de se retirer de la catégorie reine du sport automobile, après 59 succès en 112 GP. En rallye, Michelin remporte le doublé en 1984, 1985 et 1986. En 1987, Michelin introduit le nouveau système ATS qui modifie le style de pilotage des Rallymen. Michelin remporte également cette année son premier titre mondial en Sport-prototypes.

En 1988, Michelin s’impose dans toutes les catégories de moto et du Dakar, qui fête ses 10 ans cette année-là. Michelin remporte également le premier titre de Superbike. En 1989, Michelin réalise le doublé au Mans grâce aux Sauber-Mercedes, et s’octroie les titres mondiaux et constructeurs à la fin de la saison. En moto, c’est un nouveau grand chelem. En 1990, nouveau triplé au Dakar, doublé 250-500 en moto et un énième titre constructeurs en rallye, comme en 1991 et 1992, année où Michelin décroche sa 100ème victoire en rallye. Michelin s’impose également au Mans avec la victoire de la Peugeot 905 de Warwick-Dalmas-Blundell. L’année suivante, les Michelin équipent les 3 premières voitures classées.

En 1994, Michelin remporte un nouveau titre de Moto 500cm3 grâce à Michael Doohan, dont le palmarès va s’accroître au fil des ans. En rallye, Didier Auriol devient le premier français sacré en mondial, toujours sur des pneus Michelin. En superbike, c’est le début de 3 années d’extrême domination, avec 22 victoires en 1995, puis 21 en 1996 et 21 en 1997. La saison 1996 voit Michelin triompher dans presque tous les domaines. En 1997, double victoire en rallye, et magnifique saison en moto 500 pour Mike Doohan et un 4ème titre consécutif. En 1998, Carlos Sainz remporte en Nouvelle-Zélande la 150ème victoire de Michelin en Championnat du Monde des Rallyes, tandis que sur le Dakar, Stéphane Peterhansel remporte une 6ème victoire. En 1999, Michelin s’impose encore et encore. A la fin de l’année, le manufacturier français annonce son retour en F1 en 2001.
Camion de Course Michelin (Jerez 2005)
Agrandir
Camion de Course Michelin (Jerez 2005)

L’année 2000 sera consacrée aux tests, tandis que Michelin reste dans la compétition en moto, rallye, endurance, et en triomphant de manière toujours aussi impressionnante. En 2001, Michelin remporte 4 succès en F1 grâce aux Williams-BMW, tandis que le manufacturier français remporte à nouveau le titre mondial dans les autres catégories. En 2002, malgré la domination des Ferrari sur les Bridgestone, Michelin obtient 24 podiums ! Et en 2003, la saison de F1 est encore plus disputée, les Michelin prenant de plus en plus l’ascendant sur les Bridgestone, même si à la fin c’est Ferrari qui l’emporte. En 2004, Michelin s’impose en rallye, aux 24 Heures du Mans et en Moto 500 où la firme française dépasse le cap des 300 victoires !
Pneus Michelin F1 (Jerez 2005)
Agrandir
Pneus Michelin F1 (Jerez 2005)

En 2005, Michelin équipe 7 écuries de Formule 1, dont 4 de pointe, avec comme objectif de détrôner les Ferrari chaussées en Bridgestone. Le but est concrétisé et la marque de Clermont-Ferrand devient champion du monde de F1 avec Renault et Fernando Alonso !

Cependant, les incéssants changements de règlementation de la FIA sur le Championnat de Formule 1 (la FIA veut revenir au manufacturier unique mais Michelin refuse car ils sont en F1 pour la compétition technique contre leurs concurrents) sonne le glas de la participation de le firme française en F1. Le 14 Décembre 2005, Edouard Michelin annonce que Michelin n’ira pas au délà de la saison 2006.

Le but de la saison 2006 est donc le titre. Alors que Fernando Alonso et sa Renault survole le championnat, le vendredi 26 Mai 2006, jour de repos du week-end du Grand Prix de Monaco, on apprend le décès d’Edouard Michelin, PDG du groupe Michelin. Il est décédé lors d’une virée en mer pour pécher dans le Raz de Sein (Finistère). En hommage, chaque employé arbora lors du grand prix, un brassard noir au bras en signe de deuil.

Catégories de la page: WikiF1:ébauche

Schreibe einen Kommentar

Deine E-Mail-Adresse wird nicht veröffentlicht. Erforderliche Felder sind mit * markiert.