Giuseppe Farina

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Giuseppe “Nino” Farina fur le premier champion du monde de Formule 1 de l’histoire.

de son nom complet Emilio Giuseppe Farina

Biographie
[modifier] Un style plus “condottiere que dottore”

Giuseppe Farina est né le 30 Octobre 1906 à Turin. C’est d’ailleurs à ce moment que son grand-père Giovanni crée un atelier de carrosserie que son oncle Gian Batista “Pinin” rendra mondialement célèbre. Indiscutablement, cela ne peut que créer d’emblée des liens très forts avec l’automobile.
C’est encore en famille que Giuseppe Farina s’initie à la course en 1925. Il dispute la course de montagne Aoste-Grand Saint-Bernard. Celle-ci magistralement entamée, se finit hélas sur une civière. Talent, témérité et prise de risques : voici qui préfigure déjà ce que sera la carrière de ce futur champion du Monde.
Quelques autres blessures et déconvenues l’inciteront à un break. Il poursuit alors de brillantes études. Il devient “dottore” en économie puis accomplit ses obligations militaires, lieutenant dans la cavalerie.
Il revient ensuite à ses premières amours, la compétition automobile. On le trouve d’abord chez Alfa Romeo avec Jean-Pierre Wimille, puis au volant d’une Maserati avec laquelle il remporte son premier GP en 1935. Sa détermination et son style lui valent très rapidement la protection et l’amitié de l’as Tazio Nuvolari, sous la tutelle duquel “Nino” apprendra beaucoup.
Au temps de l’hégémonie allemande d’avant-guerre, il reste fidèle aux couleurs italiennes. Il tente alors avec son Alfa Romeo de résister aux surpuissantes Mercedes et autres Auto-Union. Quelques accidents, dont certains mortels s’en suivront… Cela contribuera, de façon injuste, à lui accoler une réputation tenace de pilote dangereux. “Souvent il nous faisait peur” diront certains de ses rivaux et même ses amis.
Malgré tout, il remporte quelques victoires dans la Coupe des “voiturettes”, l’ancêtre de la Formule 2. Il profite dès 1938 de la naissance des “Alfetta” pour enfin “étoffer” son palmarès. Il obtient trois titres nationaux consécutifs en 1937, 1938 et 1939.
Ceci aura certainement pour conséquence de le mettre en situation de force à la fin de la guerre et de lui permettre d’en récolter les bénéfices dès 1950.
[modifier] Le premier champion du monde de Formule 1

C’est alors qu’intervient la guerre qui, pour lui ainsi que pour d’autres, “volera” les meilleures années. Il est le dernier à imposer l’”Alfetta” à Tripoli en 1940, et ce sera tout naturellement lui qui six ans plus tard la replacera au commandement au GP des Nations à Genève, comme si la seconde guerre mondiale n’avait été qu’une toute petite parenthèse.
Mais en 1946, suite à une consigne de course mal vécue, il claque la porte de l’écurie Alfa Romeo. Suivront quatre années où, au gré de ses humeurs et de ses convalescences, il passera de Maserati à Ferrari.
Il remporte quelques courses dans cette période et continue d’accumuler les accidents dont il ressort toujours, presque miraculeusement, à peu près indemne. “Grâce à ses prières à la Vierge” affirme-t-il. C’est ainsi que se forge sa légende de pilote indestructible.
Enfin, en 1950, il rejoint Fagioli chez Alfa Romeo avant que l’écurie ne complète la triplette par ce prometteur argentin, Juan Manuel Fangio, qui s’est révélé en 1949. Il est à noter que le constructeur italien profite d’une nouvelle convalescence de Nino pour réaliser, au mécontentement de l’italien, ce dernier recrutement.
Quoiqu’il en soit, les mythiques “3 FA” sont désormais réunis dans l’écurie qui devait dominer les débuts de la F1. Farina a 44 ans… Aux côtés de Fagioli qui en a 52, Fangio fait presque figure de cadet avec ses 39 ans.
Le grand prix d’Angleterre sur l’ex-base aérienne de Silverstone fut la première course de la F1 moderne. Très vite, l’italien profitait de la domination de sa machine pour emporter cette édition. Il serait décidément cette saison l’homme des “premières”.
Le reste de la saison se résumera à un duel Farina/Fangio. Luigi Fagioli ne sera jamais en mesure de rivaliser avec ces deux-là…
Trois victoires + trois record du tour partout. C’est à Spa que s’est étonnamment joué le titre quand Farina, en proie à un problème de transmission accepte la mort dans l’âme de finir la course en levant le pied en deça de 100 km/h. Il empochera alors les 3 points de la quatrième place, lourds de conséquences à l’heure du compte final.
Ce pilote téméraire, qui chantait au volant dans les courbes prises à fond, est sacré champion du monde. Il récolte enfin là la de son talent et de son audace.
En 1951, Farina retombe dans ses travers… Après de multiples accidents, il est vite éclipsé par Fangio et ne termine le championnat qu’en 4ème position, devancé aussi par les Ferrari d’Ascari et Gonzalez.
[modifier] Les dernières courses du “dottore”

Il se classe à nouveau vice-champion du monde en 1952, derrière l’ogre Ascari qu’il a rejoint chez Ferrari.
En 1953, il remporte sur le toboggan de l’Eifel sa dernière course au GP d’Allemagne. Pilote au grand coeur, il n’oublie pas de dédier cette victoire à son maître et idole Tazio Nuvolari qui, miné par la maladie, mourra neuf jours plus tard.
Ce succès n’empêchera pas Ascari d’emporter à nouveau le titre devant Fangio et Farina.
En 1954, après le départ malheureux d’Ascari chez Lancia, Farina semblait pouvoir reconquérir ses privilèges chez Ferrari. Mais deux nouveaux accidents aux Mille Miglia et à Monza (en essais privés) ainsi que la domination de Mercedes ruinèrent ses espoirs.
A Monza, quand sa voiture prend feu, il est prisonnier des flammes et doit se rouler par terre pour éteindre celles qui ont enflammé sa combinaison.
Il ne reprend le volant qu’en 1955 et parvient encore à remporter quelques belles places (2ème en Argentine, 4ème à Monaco et 3ème à Spa) méritoires quand on sait qu’il ne pouvait plus, malgré des doses massives d’analgésiques, endurer les douleurs consécutives à son accident.
En 1956, il tente même de se qualifier pôur les 500 Miles d’Indianapolis au volant d’une Kurtis propulsée par un moteur Ferrari et au volant d’une Ferrari 555-375 V12 mais il sera trop lent. Il reviendra en 1957 mais son équipier Keith Andrews détruira la voiture durant les essais. Ces problèmes de santé plus la mort tragique de son ami et coéquipier Ascari lui firent comprendre qu’il était temps de mettre un terme à une brillante carrière. Il tente alors plusieurs reconversions, tour à tour concessionnaire, enseignant ou concepteur de châssis pour Pininfarina. Il fera même du cinéma…. il jouera la doublure d’Yves Montand dans le film “Grand Prix” de John Frankenheimer.

Le 30 juin 1966, quelques mois avant son soixantième anniversaire, Farina quitte Turin au volant de sa Lotus Cortina pour aller assister au GP de France à Reims. Il n’arrivera jamais à destination, sa Lotus s’écrasant contre un arbre sur une route des Alpes près de Chambéry.

Destinée étrange pour celui que l’on avait fini par croire indesctructible, rescapé de tant d’accidents et de blessures… décédé sur une banale route de campagne au volant d’une simple voiture de tourisme. Cette fois-ci, la Vierge s’était lassée de lui sauver la vie.
Fangio disait de lui : “Farina est quelqu’un que je respecte mais je ne l’admire pas. Nino roule vraiment comme un fou. Il croit en la protection de la madone, mais il doit savoir que la Madone ne sera pas toujours à sa disposition”.

Parcours atypique que celui de Farina. Encore trop jeune, trop tendre dans les années trente pour rivaliser avec un Nuvolari ou un Caracciola… On peut s’interroger sur ce qu’aurait pu être sa destinée si elle n’avait pas été interrompue par la seconde guerre mondiale. Toujours est-il qu’il semble après le conflit trop usé, par l’âge et les blessures à répétition, pour résister aux assauts de la “jeune garde” menée par Ascari ou même Fangio. Farina devra se contenter d’un seul titre, mais quel titre ! Le tout premier d’une nouvelle ère de la course automobile.

[modifier] Fiche Signalétique

Italien
né le 30 Octobre 1906 à Turin (Italie)
décédé le 30 Juin 1966 à Aiguebelle (France) dans un accident de la route
Début en GP : Grande-Bretagne 1950
Dernier GP : Belgique 1955
Nombre de GP disputés : 33 (1 non-qualification : 500 Miles d’Indianapolis 1956)
Meilleur résultat en course : victoire (5 fois)
Meilleur résultat en qualifications : pole position (5 fois)
Nombre de points marqués : 127,33
Nombre de podiums : 20
Nombre de meilleurs tours : 5

[modifier] Carrière en F1

1950 Alfa-Romeo
1951 Alfa-Romeo
1952 Ferrari
1953 Ferrari
1954 Ferrari
1955 Ferrari
1956 Kurtis/Ferrari, Ferrari

[modifier] Palmarès

1937 Champion d’Italie de Formule Libre
1938 Champion d’Italie de Formule Libre
1939 Champion d’Italie de Formule Libre
1950 Champion du Monde de Formule 1 des pilotes
1952 vice-champion du Monde de Formule 1 des pilotes

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