Toyota

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Sommaire

Toyota en Championnat du Monde des Rallyes

C’est en 1974 que les premières Toyota apparaissent en championnat du monde, avec bien entendu la Celica. Une seule victoire est enregistrée dans les années 70, celle de Hannu Mikkola au rallye des 1000 lacs 1975.

La présence de Toyota est discrète et le constructeur développe une Celica Groupe B dès la naissance de cette catégorie, en 1983. Le premier rallye de Toyota en groupe B fut le rallye des 1000 lacs 1983, en Finlande, avec le jeune mais talentueux Juha Kankkunen au volant. La Celica obtint une sympathique sixième place pour ce premier rallye. Le deuxième fut encore meilleur. Toyota et l’expert du désert Björn Waldegaard firent équipe pour gagner le rallye de Côte d’Ivoire en octobre 1983, pour la seconde sortie de la Celica. Toutefois, le rallye du RAC 1983 fut une révélation pour Toyota. La Celica ne pouvait tout simplement pas aller assez vite pour rester au contact sur les routes étroites d’Europe.
En fait, jusqu’à la fin du groupe B en 1986, la Celica va souffrir sur les routes européennes face au Delta 037, Peugeot 205 ou autres Audi Quattro. Par contre, la Celica, simple et robuste, se révèle être la reine de l’Afrique, avec 3 succès consécutifs au Safari Rally entre 1984 et 1986 (2 pour Waldegaard, 1 pour Kankkunen).

Une nouvelle ère commence par Toyota en 1987 avec la nouvelle règlementation Groupe A. Le duel avec Lancia va durer plusieurs années et c’est en 1990 que la marque décroche son premier titre conducteur avec Carlos Sainz. Face aux Delta de Didier Auriol et Miki Biasion, l’espagnol remporte les 1000 lacs, l’Acropole, le RAC et la Nouvelle Zelande. Sainz décroche une seconde place au championnat en 1991 avec pas moins de cinq victoires (Monte Carlo, Corse, Portugal, Nouvelle-Zelande, Argentine) puis décroche un deuxième titre en 1992 malgrè la domination en performance des Lancia. Plus régulier, Sainz ne gagne pas moins le Safari, le RAC, la Nouvelle-Zelande et son rallye national en Catalogne. Le règne de la Celica commence avec deux doublés pilote-constructeur en 1993 (Kankkunen) et 1994 (Auriol). 1995 aurait du sans doute continuer la série mais en début de saison, une irrégularité sur la bride des turbos est découverte : c’est l’humiliation pour Toyota Team Europe qui est condamné à un an de suspension… une sanction qui se traduit en fait par un retrait de la compétition.

La troisième période commence en 1997 avec l’engagement en fin de saison d’une nouvelle arme : la Corolla WRC. Toyota engage ses deux pilotes historiques, Auriol et Sainz. En 1998, Toyota frole le titre : lors du dernier rallye de la saison au RAC, Sainz entame la dernière spéciale en champion du monde virtuel, son principal rival Tommi Makinen ayant abandonné. Coup incroyable du sort, le moteur de Sainz cède à 500 mètres du but et le titre s’envole. En 1999, Toyota remporte le titre mondial constructeur mais le championnat pilote revient une nouvelle fois à Makinen sur Mitsubishi. La F1 s’approchant à grands pas, Toyota se retire du WRC.

Au total,Toyota a remporté 43 rallyes mondiaux.

Comme toutes les voitures marquantes du mondial, les Toyota ont aussi remporté de nombreux championnats nationaux. Voici le palmarès(presque complet) des Celica et Corolla :

Toyota Celica 4WD puis GT-Four

  • 1980

Championnat d’Autriche (Warmbold)

  • 1986

Championnat de Pologne (Kostrzak)
Championnat du Moyen Orient (Mohammed Bin Sulayem)

  • 1987

Championnat du Moyen Orient (Mohammed Bin Sulayem)

  • 1988

Championnat du Moyen Orient (Mohammed Bin Sulayem)

  • 1989

Championnat du Moyen Orient (Mohammed Bin Sulayem)
Championnat d’Angleterre (Llewellin)

  • 1990

Championnat du Moyen Orient (Mohammed Bin Sulayem)
Championnat d’Angleterre (Llewellin)
Championnat Asie-Pacifique (Carlos Sainz)

  • 1991

Championnat du Moyen Orient (Mohammed Bin Sulayem)
Championnat d’Afrique (Satwant Singh)

  • 1992

Championnat du Portugal (Santos)
Championnat d’Autriche (Wittmann)

  • 1993

Championnat d’Afrique (Satwant Singh)
Championnat du Moyen-Orient (Al Thami)
Championnat de Pologne (Przybylski)

  • 1994

Championnat de Finlande (Marcus Grönholm)
Championnat de Russie (Narishkin)
Championnat de Pologne ((Przybylski)

  • 1995

Championnat de Tchéquie (Enrico Bertone)
Championnat d’Europe (Enrico Bertone)
Championnat de Pologne (Krzysztof Hołowczyc)

  • 1996

Championnat de Finlande (Marcus Grönholm)
Championnat d’Estonie (Ruutel)
Championnat de Suède (Thomas Rädstrom)
Championnat d’Europe (Armin Schwarz)
Championnat de Pologne (Krzysztof Hołowczyc)

  • 1997

Championnat de Finlande (Marcus Grönholm)
Championnat d’Estonie (Markko Martin)
Championnat de Suède (Jonsson)
Championnat de Tchéquie (Dolak)
Championnat d’Autriche (Rosenberg)
Championnat d’Allemagne (Kahle)

  • 1998

Championnat d’Estonie (Markko Martin)

  • 1999

Championnat d’Afrique (Charles Muhanji)

Toyota Corolla

  • 1998

Championnat de Finlande (Marcus Grönholm)
Championnat Asie-Pacifique (Yoshio Fujimoto)
Championnat d’Italie (Andrea Aghini)
Championnat de Pologne (Gryczynski)

  • 1999

Championnat de Finlande (Hagström)
Championnat d’Italie (Andrea Aghini)
Championnat de Hollande (Rocco Theunissen)

  • 2000

Championnat de Hollande (Rocco Theunissen)
Championnat d’Italie (Longhi)
Championnat d’Europe (Henrik Lundgaard)
Championnat de Belgique (Rocco Theunissen)
Championnat du Portugal (Pedro Chaves)

  • 2001

Championnat de Finlande (Tuohino)
Championnat d’Estonie (Murakas)
Championnat de Belgique (Pieter Tsjoen)
Championnat d’Autriche (Wittmann)
Championnat d’Europe (Armin Kremer)

  • 2002

Championnat d’Angleterre (Milner)
Championnat de Belgique (Rocco Theunissen)
Championnat d’Estonie (Murakas)

  • 2003

Championnat de Belgique (Pieter Tsjoen)
Championnat d’Angleterre (Milner)

  • 2004

Championnat de Belgique(Pieter Tsjoen)

  • 2005

Championnat de Hollande(Wevers)

Toyota en Endurance

L’implication de Toyota dans l’Endurance commence dans les années 80. La première Toyota a s’engager dans le Groupe C est une Dome. Jusqu’en 1984, ces premièrs prototypes ne donnent aucun résultat. La 85C est mise en circuit en 1985 et 1986 mais elle ne peut rien face aux Porsche et autres Jaguar.

La meilleure reste la TS-010 lancée en 1992 et qui remporte une course à Monza. Mais le constructeur là encore est dominé par Peugeot.

Malgré de nombreuses participations, Toyota n’a jamais remporté les 24 heures du Mans. Trois deuxième places ont tout de même été obtenues :
1992 Toyota TS-010 (Pierre-Henri RaphanelMasanori SekiyaKenny Acheson)
1994 Toyota 94 CV (Eddie IrvineMauro MartiniJeff Krosnoff)
1999 Toyota Gt-One (Ukyo KatayamaKeiichi TsuchiyaToshio Suzuki)

C’est de l’autre côté de l’atlantique qu’il faut chercher des Toyota victorieuses. En 1984, Dan Gurney, le célèbre pilote américain constructeur des Eagle, est contacté par Toyota USA pour produire un prototype destiné à la catégorie IMSA GTP. Gurney fait déjà triompher des Supra et des Celica dans la classe GTO mais on veut monter d’un cran.
Le projet n’aboutit qu’en 1989 et en 1990 la Toyota HF89 gagne 4 courses avec Juan Manuel Fangio II.
C’est avec le modèle suivant que les choses changent: la MK3, apparue en 1991, gagne deux courses lors de sa première demi-saison. En 1992, la concurrence est rude avec Jaguar, Mazda et Nissan, LE rival de Toyota sur le marché américain. Il n’y aura pas de suspense : les saisons 1992 et 1993 sont littéralement écrasées par la MK3 et Juan Manuel Fangio II gagne deux titres pilotes successifs. 19 victoires sont réalisées en 25 courses, même si l’année 93 fut en fait un long cavalier seul,les autres marques s’étant retirées.

Il faut préciser les deux victoires aux 12 heures de Sebring en 1992-93 (Fangio II-Wallace) et une victoire aux 24 heures de Daytona en 1993 (Jones-Dismore-Moran). Fin 93, Toyota abandonne l’IMSA (de toute façon 1993 est la dernière année des GTP, remplacées par les WSC) et se tourne vers le CART.

Au Japon,c’est bien sûr la Supra qui participe au JGTC. Depuis son lancement en 1993, la Supra a remporté 4 championnats, le dernier en 2005 avec Tachikawa et Tora Takagi, l’ancien pilote Tyrrell et Arrows.

Toyota en Formule 1

C’est en 1999 que le département F1 de Toyota est créé. Logiquement, il est animé par les hommes du Toyota Team Europe du Suédois Ove Andersson, basé à Cologne. Le programme F1 est le prolongement direct de l’aventure en WRC et surtout de l’épopée mancelle qui s’est soldée par deux échecs consécutifs malgré la voiture la plus performante du plateau. Sous les ordres d’Ove Andersson, on retrouve donc les Français André de Cortanze et Ange Pasquali, respectivement à la direction technique et sportive de l’écurie.
A partir de 2001, la première monoplace de l’écurie (la TF101) va écumer les circuits du monde entier dans le cadre d’essais privés et s’étalonner ainsi avec les concurrents du championnat du monde. Même si officiellement, personne ne regarde les chronos, l’inquiétude est de mise quant au potentiel de la première création de l’écurie japonaise. Cela vaut à André de Cortanze d’être écarté au profit de l’ingénieur autrichien Gustav Brunner, en provenance de chez Minardi. Courant 2001, Brunner est donc chargé de concevoir la Toyota TF102 qui sera engagée dans le Championnat du Monde de Formule 1 2002.

Aux mains du débutant (en course du moins) Allan McNish et de l’expérimenté Mika Salo, déjà chargés du laborieux travail de développement tout au long de la saison 2001, la Toyota effectue des débuts prometteurs, ponctués d’arrivées dans les points en Australie et au Brésil. Des débuts en trompe l’oeil qui masquent provisoirement le faible potentiel de la monoplace nippone. Souffrant d’une fiabilité précaire et d’une aérodynamique peu soignée, la Toyota va poursuivre sa saison dans l’anonymat. Mis en cause pour leur manque de performances, les pilotes ne survivront pas à cette saison inaugurale, débarqués sans grand ménagement au profit d’Olivier Panis et du champion en titre de Champ Car, le Brésilien Cristiano da Matta

Malgré ce remaniement, les deux saisons suivantes ne marqueront aucun progrés notable pour les hommes en rouge et blanc, toujours confrontés à une monoplace en proie à d’importantes difficultés et dans laquelle seul l’excellent V10 conçu par l’Italien Luca Marmorini semble à sauver. Ces piteux résultats, conjugués à l’énorme pression en provenance de la direction du groupe au Japon ne vont pas sans entraîner une atmosphère de révolution permanente au sein de l’écurie. Fin 2003, l’ingénieur Gustav Brunner est à son tour pointé du doigt pour la faiblesse de ses réalisations et écarté au profit du Britannique Mike Gascoyne, débauché à prix d’or de chez Renault. Puis en 2004, c’est au tour de l’historique Ove Andersson d’être placardisé tandis qu’Ange Pasquali est lui purement et simplement viré. Du côté des pilotes, après une saison et demi insignifiante, Da Matta est lui aussi renvoyé (après le GP d’Allemagne et remplacé par Ricardo Zonta) tandis que l’on fait aimablement comprendre à Olivier Panis qu’il devra se contenter à l’avenir d’un poste de pilote essayeur.

En 2005, avec la première véritable réalisation de Gascoyne et les arrivées de pilotes aussi réputés que Ralf Schumacher et Jarno Trulli, l’écurie Toyota devait franchir un palier sous peine de voir son existence remise en cause.
Et cette, les Toyota seront effectivement en forme. Jarno Trulli et Ralf Schumacher réaliseront chacun de leur côté des classement plus qu’honorables, permettant à la firme nippone de venir se battre pour la 3ème place au championnat constructeurs avec Ferrari. Une place perdue, peut-être à cause de la course d’Indianapolis, où Schumacher fut victime d’une crevaison dangereuse. Les voitures équipées de Michelin se retirent alors après le tour de formation, alors que Trulli avait réalisé la première pole position de Toyota. Ralf Schumacher signait une superbe pôle à Suzuka dans le fief de l’ennemi Honda. Les 5 podiums et les 88 points marqués permettaient à Toyota de finir 4ème de la saison juste derrière la Scuderia Ferrari.

La saison 2006 s’annonce donc sous de bien meilleures auspices que les années précédentes, pour les pilotes Jarno Trulli et Ralf Schumacher.
Première voiture 2006 à prendre la piste la TF106 devrait permettre à l’écurie de Cologne de signer sa première victoire.

Toyota en Champ Car et Indycar

Toyota débarque dans le CART en 1996 avec l’écurie AAR Eagle mais les premières saisons sont assez catastrophiques, car les casses moteur se succèdent à un rythme effréné.
Il faut attendre la course de Milwaukee en 2000 pour voir un moteur Toyota enfin s’imposer, avec Juan-Pablo Montoya. Les choses s’améliorent avec plusieurs victoires en 2001 puis le titre pilote et motoriste en 2002, grace au doublé Cristiano da Matta – Bruno Junqueira. Après 21 succès, Toyota décide de passer à la série concurrente, l’IRL.

Entre 2003 et 2005, date de son retrait de la discipline, Toyota a gagné 17 courses IRL et remporté un titre pilote en 2003 avec Scott Dixon.

Toyota en Nascar

Toyota a commencé son offensive dans la très américaine Nascar par investir les Craftsman Truck Series à partir de 2004, avec son modèle Tundra Pick-Up. Mais on attend avec impatience le début des Toyota Camry dans la NEXTEL Nascar Cup à partir de 2007. Toyota est ainsi le deuxième constructeur non-américain seulement à participer à cette discipline 100% yankee, après Jaguar dans les années 50.

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